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lundi 26 mai 2025

[Chronique] À tes côtés - Élise Delaunay

  À tes côtés - Élise Delaunay




Titre: À tes côtés
Auteurice: Élise Delaunay
J.S Éditions
Genre: historique, romance FF, deuxième guerre mondiale, espionnage, LGBTQIA+



SERVICE PRESSE



Résumé:

Et si l’amour avait son propre code ?

1942,

Elizabeth intègre Bletchley Park pour y aider les Alliés à décoder les messages secrets des Allemands. Dans son équipe, elle rencontre Marie, jeune femme brillante dont elle tombe aussitôt sous le charme.

Mais en temps de guerre, un tel amour est-il seulement possible ?


Chronique d'Aurélie

Tout d’abord un immense merci à J.S Éditions pour ce beau service presse et sa gentillesse, mais aussi sa patience car j’ai mis « un peu » de temps à finir le roman.

Ne vous y trompez pas ! J’ai tout de suite été embraqué-e dans l’histoire. À chaque fois que je pouvais plonger dedans, c’était une véritable immersion. Si j’ai mis autant de temps (pas loin de deux mois !), c’est d’une part parce que j’avais justement peu de temps et que j’étais très fatigué-e, et d’autre part qu’il s’agit quand même d’un sacré pavé. Là aussi, que du bonheur, je n’ai pas eu un moment d’ennui, au contraire. Du début à la fin, j’ai pris un véritable plaisir à parcourir les pages de ce livre et à remonter le temps aux côtés de Lizzie, Mary et Anna.

Tout d’abord, l’écriture de ce roman est un peu particulière, mais très adaptée à l’époque. J’ai beaucoup aimé cet aspect du roman, je l’ai trouvé très immersif grâce à cette plume originale qui sait se plier au passé.

Je dois noter que j’ai trouvé quand même un certain nombre de coquilles et d’erreurs de concordances des temps, mais rien qui soit non plus trop grave. J’ai vu bien pire dans bien des livres édités par de plus grosses maisons d’édition.

[Edit! La maison d'édition m'a annoncé que la version numérique avait été recorrigée, et que la version papier le sera également à la prochaine impression. Merci à l'équipe d'être si consciencieuse!]

Ce roman est, donc, une romance historique qui prend place pendant la seconde guerre mondiale en Angleterre. Pour la petite anecdote, parce qu’elle a fait partie de ma lecture, quand j’ai commencé le livre, mon fils est rentré du lycée (terminale) et m’a raconté avoir regardé un documentaire sur le décryptage des codes allemands pendant la guerre… et c’est pile le sujet du livre ! Pour le coup, cela m’a permis d’encore plus m’immerger, puisque nous en avions parlé ensemble. Cela a rendu les choses plus réelles encore pour moi.

L’époque est très bien renseignée, non seulement sur la société, le côté historique, les mœurs, mais aussi dans les personnalités de nos héroïnes, leurs réactions, leurs façons de parler… C’est un gros point, pour moi, car il n’y a rien que je déteste plus qu’un roman historique avec des personnages qui pensent comme nous et sont trop « modernes » dans leur psyché. Ici, j’avais vraiment l’impression de rencontrer des femmes des années 40, d’autant plus que le récit est à la première personne (au passé), ce qui nous permet véritablement d’entrer dans la tête de Lizzie.

Lizzie est un personnage que j’ai beaucoup aimé, et que j’ai trouvé tout de suite accrocheur ! Nous suivons le récit entièrement de son point de vue, avec cette sensation à la fois d’y être, et qu’elle nous raconte son passé. C’est une jeune femme née dans une famille fortunée, mais qui est « différente » et n’a pas envie de se plier aux injonctions de la société, particulièrement à celle de se marier. Lesbienne, elle n’est évidemment pas « out », mais elle refuse pourtant de se conformer aux attentes qu’on pourrait avoir d’elle et de faire croire qu’elle aime les hommes. Elle assume ses préférences et le ferait haut et fort si elle le pouvait. Elle est décidée, affirmée mais attentionnée malgré tout, et très intelligente. Elle possède un esprit aiguisé et très réaliste, qui n’en sait pas moins rêver, particulièrement quand cela implique la jolie Marie…

J’ai moins accroché avec Marie. Le personnage est superbement mené, et totalement nécessaire à l’histoire. J’ai aimé son évolution sur la fin (mais chut, à vous de la découvrir !). Elle a un caractère qui colle parfaitement avec l’époque, une femme un peu effacée, qui essaie pour sa part de ne pas trop sortir du cadre et qui déteste se faire remarquer. Sa froideur est tout l’inverse du personnage haut en couleur qu’est Lizzie. Je l’ai trouvée un peu trop égoïste, même si j’ai souvent compris le pourquoi de ses choix et actions. J’ai apprécié le contraste entre sa personnalité publique, assez froide, donc, et son côté plus lumineux quand elle est avec Lizzie, sa manière, parfois, de lâcher la bride et de se libérer de ce que l’on attend d’elle. C’est un personnage solide en apparence, mais finalement assez fragile, qui a du mal à faire ses propres choix, et quand on connaît son histoire, on comprend bien pourquoi.

J’ai adoré Anna, par contre ! Troisième personnage incontournable, amie et presque sœur de Lizzie et Marie, elle loge avec les deux autres chez les Langley, qui hébergent les trois jeunes femmes non loin de leur lieu de travail. Anna est quelqu’un de gentil, très ouverte d’esprit, elle apporte une sacrée fraîcheur par sa jeunesse et son caractère solaire. Le roman ne serait clairement pas le même sans elle !

L’histoire se déroule sur plusieurs années, pendant la quasi-totalité de la guerre, en fait, pour se continuer après la libération dans les derniers chapitres. Comme je le disais, ce contexte est extrêmement intéressant, et très documenté. On a vraiment la sensation de faire une plongée dans l’Histoire, et j’ai appris beaucoup de choses sur la période, et particulièrement sur l’espionnage anglais contre les Allemands.

Malgré la guerre et le contexte social d’époque qui rend forcément la romance compliquée, j’ai trouvé dans ce livre beaucoup de douceur et de tranquillité. Il se passe beaucoup de choses, parfois légères, parfois difficiles, mais j’ai vraiment eu un sentiment de sérénité tout du long, qui m’a fait beaucoup de bien.

Un coup de cœur pour cette romance à la fois douce et agitée, mais profondément captivante, et ce roman très immersif.

 

Points positifs : une plume originale qui se marie très bien avec l’époque ; une grande recherche historique pour une immersion totale ; des personnages attachants et hauts en couleur ; une thématique vraiment intéressante et très bien menée.

Points négatifs : quelques fautes et erreurs dans les temps des verbes.




lundi 13 janvier 2025

[Chronique] Le soldat qui m'a rendu mes nuits - Yoh Matsumoto

 

Le soldat qui m'a rendu mes nuits - Yoh Matsumoto



Titre: Le soldat qui m'a rendu mes nuits
Auteurice: Yoh Matsumoto
Éditions Taifu comics
Genre: manga, yaoi, historique, romance
Âge: 16+
One-shot



SERVICE PRESSE



Résumé:

1950, Japon

Seishirou, ancien soldat traumatisé par la guerre, peine chaque soir à trouver le sommeil. Afin d’occuper ses nuits et de gagner sa croûte, il travaille comme serveur dans un cabaret près d’une base militaire américaine. Un soir, il est approché par Jim, un soldat américain qui parle couramment japonais. Seishirou est intrigué par la douceur du sourire de Jim, qui lui avoue être attiré par lui. Le Japonais aperçoit alors une chance d’améliorer son quotidien difficile…

L’histoire douce-amère d’un rayonnant soldat américain et d’un ex-soldat japonais insomniaque.


Chronique d'Aurélie

Tout d’abord un grand merci à Taifu comics pour ce beau partenariat !

La couverture m’a tout de suite embarqué·e dans l’univers de Sieshirou et Jim. Je la trouve magnifique, romantique et douce, et en même temps, on sent que l’histoire ne sera pas facile. Le dessin est splendide, tout comme les illustrations à l’intérieur du manga, qui sont de toute beauté.

Les scènes de sexe, assez rares, sont censurées, mais assez légèrement, et comme presque tout est fait pour qu’on ait droit à de l’érotisme sans trop en voir, ce n’est pas gênant outre-mesure.

Il s’agit d’un manga historique, et si vous me suivez depuis un moment, vous savez que l’historique est mon genre favori ! J’ai donc pris un immense plaisir à lire cette histoire qui se déroule dans le Japon d’après-guerre, dans les années 50, alors que les Américains s’attardaient sur le territoire japonais.

C’est une histoire d’amour entre deux soldats, qu’on pourrait dire de deux camps « ennemis », mais en vérité ce n’est pas tant un élément important dans l’histoire, surtout que Seishirou n’est plus soldat et que la guerre ayant été perdue, les Japonais cherchent avant tout à survivre et à utiliser les Américains, s’ils le peuvent, comme support pour s’en sortir, voire pour s’exiler aux États-Unis. C’est d’ailleurs le cas de Seishirou, qui va d’abord voir l’attirance et l’affection de Jim comme une chance de pouvoir recommencer sa vie ailleurs, protégé par un soldat américain qui rentrera sans doute au pays couvert de gloire.

L’ambiance de ce récit étant une ambiance d’après-guerre, elle est nostalgique. On y a droit à des soirées et des nuits endiablées, dans des bars, dans des lieux de plaisir ou de jeux, et pourtant on y ressent la condition difficile des japonais, peuple de vaincus qui fait tout pour arriver à survivre au jour le jour. On y sent les tensions Japonais/Américain, et en même temps cette cohabitation plutôt paisible laisse une sensation d’amertume mélancolique, d’autant plus que Sei ne peut plus dormir à cause des ravages de la guerre, au cours de laquelle il a perdu son frère, des amis… On y sent donc les dégâts occasionnés par la guerre terminée, les fantômes du passé qui resurgissent par bribes, laissant au récit ce goût un peu particulier d’une époque perdue entre passé, présent et un futur qui semblait encore bouché, ou faits d’espoirs fous.

Les deux personnages sont attachants, dans leur personnalité, leurs complémentarités, leurs différences. Jim est gay et s’assume en tant que tel, même si ce n’est pas facile à cette époque, même pour un soldat américain. Sei, lui, ne l’est pas. Il aime les femmes, mais perçoit dans l’intérêt de Jim une porte de sortie. Il rêve de gagner les USA et se dit qu’en séduisant Jim, il pourrait partir avec lui.

Évidemment, à force de côtoyer le lumineux, souriant et adorable Jim, toujours si attentionné, il va l’affectionner de plus en plus, jusqu’à en tomber amoureux. Il aime la douce sérénité de cet homme, sa positivité, son immense intérêt pour la culture japonaise. Le fait qu’il parle japonais est étonnant et touche Sei qui, pour sa part, ne parle guère que quelques mots d’anglais, et va apprendre cette langue sous la bienveillante tutelle de son ami et amant.

La romance est douce, lente, progressive, complexe. C’est une époque où l’homosexualité était mal vue, plus encore quand il s’agissait d’une relation entre un Japonais et un Américain. Même s’il y avait beaucoup d’histoires cachées entre des soldats américains et des hommes japonais, ce n’était pas dit, c’était gardé très secret. Jim admet que même aux USA, c’est compliqué pour lui d’être homosexuel, car c’était bien plus tabou encore aux États-Unis qu’au Japon, où ce genre de relations étaient encore tolérées à l’époque, quoiqu’elles pouvaient poser l’opprobre sur la famille des concernés. Malgré tout, Jim refuse d’être quelqu’un d’autre que lui-même, et s’il joue le jeu de la société en cachant son orientation sexuelle et en demandant à Sei d’être discret concernant leur relation, n’empêche qu’il ne cherche pas non plus à se caser avec une femme et à fonder une famille pour sauver les apparences.

Le sexe, entre les personnages, est complice, explorateur et assez réaliste. Sei n’est pas homosexuel et n’a jamais connu d’homme. Jim est doux, patient, maladroit, parfois, aussi, tout dans le contrôle. Il ne veut pas faire de mal à Sei, et veut aussi se protéger en prenant son temps. C’est beau et un peu magique, même si c’est aussi très « cru » et réel.

Cette histoire est donc une magnifique histoire un peu douce-amère, tragique, entre douceur et drame. La fin reste très positive, je ne vous en dirai rien mais je ne peux que vous conseiller de foncer, car ce manga est un gros coup de cœur, pour moi, que je suis content·e d’avoir découvert ! <3


Points positifs : des personnages attachants, très travaillés, doux et complices, mais aussi très différents l’un de l’autre ; une romance historique dans un monde d’après-guerre, avec une ambiance douce-amère magnifique et prenante ; une relation interdite, tragique mais magnifique, touchante et bouleversante.

Points négatifs : pas trouvés







mardi 22 décembre 2020

[Chronique] Nici garde ses moutons - Jean Gill

 


Saga : Les Troubadours

Titre : Nici garde ses moutons

Nouvelle indépendante dans l'univers de la saga

Auteur : Jean Gill

Traduction : Laure Valentin

Autoédition

Genres : Historique, Nouvelle

Pages : 75

Sortie : 6 Novembre 2020

Prix : Numérique - Papier




SERVICE PRESSE




Résumé : Du même auteur que Chant de l’aube, Lauréat du Global Ebooks Award dans la catégorie Meilleure Fiction Historique


1157 : Aquitaine. Les loups arrivent ! À minuit, la veille de Noël, alors que les bourrasques de neige s'infiltrent dans chaque fissure des murs du château, Nici le chien de berger monte la garde dans la bergerie. À ses côtés, comme toujours, sa meute est rassemblée auprès du troupeau qu'elle protège. Pourtant, cette nuit est différente des autres. Banni des appartements de ses parents, au château, un petit garçon brave la tempête pour venir se réfugier auprès de son ami protecteur. Nici se montre à la hauteur. Pendant qu'il réconforte le fils de sa maîtresse, le grand chien raconte à ses chiots l'histoire de sa vie.




Avis : Pour commencer, un grand merci à Laure Valentin et Jean Gill pour la proposition et l'envoi de cette nouvelle numérique dans l'univers des Troubadours dont j'ai chroniqué le premier tome il y a deux jours.


Ici, le personnage principal de cette nouvelle c'est Nici, un chien de berger qui, avec l'aide de sa meute, protège le troupeau de moutons à la veille de Noël, un soir où la maîtresse de maison met au monde son enfant. C'était amusant et vraiment bien de suivre un chien, sa meute et les chiots présents. Alors qu'il protège les siens, quelqu'un vient dans la grange et il s'agit du fils de la maîtresse de maison, Musca, un petit garçon de six ans qui souhaite la compagnie de ses amis. Les chiots, souhaitant une histoire de leur père, sont bien content quand Nici vient se coucher près d'eux, avec Musca, pour leur raconter son histoire à lui. 


C'était une excellente lecture, surtout que nous retrouvons Dragonetz et Estela. Nici étant le protecteur d'Estela, c'était une nouvelle très plaisante, surtout si, comme moi, vous êtes des amoureux d'animaux et notamment de chiens. 


Une nouvelle très rapide et plutôt simple dans son contenu. Pourtant c'était très mignon et j'ai adoré suivre le point de vue de Nici durant cette courte histoire qui, j'en suis certaine, saura plaire à beaucoup. L'histoire est fluide et le tout se lit très vite, l'autrice nous embarque tout de suite dans ses histoires et c'est pour cela - entre autres - que j'aime autant lire ses romans.


Ce fut encore une belle lecture et je ne regrette pas du tout ma découverte.




dimanche 20 décembre 2020

[Chronique] Chant de l'Aube - Jean Gill

 



Saga : Troubadours

Titre : Chant de l'Aube

Tome : 1

Auteur : Jean Gill

Traduction : Marine Sander / Valentin Translation

Autoédition

Genre : Historique

Pages : 378

Sortie : 28 Septembre 2020

Prix : Numérique - Papier




SERVICE PRESSE




Résumé : Fuyant sa famille et les mauvais traitements, Estela se réveille dans un fossé sans rien d’autre que son luth, sa voix magnifique et une dague cachée sous son jupon. Ses talents lui attirent un mécène en la personne d’Aliénor d’Aquitaine, et c’est auprès du meilleur troubadour de la reine et commandant de la garde, Dragonetz los Pros, bien plus qu’un maître de musique, que la jeune femme approfondira son art.

Las de la guerre, Dragonetz emploie l’argent des Juifs et l’expertise des Maures à la construction d’une invention des plus modernes, un moulin à papier, réveillant les foudres de l’Église. Leurs ennemis se rassemblent, prêts à mettre le feu aux poudres politiques et religieuses de la Narbonne médiévale.




Avis : Pour commencer, un grand merci à Laure Valentin et à Jean Gill pour la proposition et l'envoi de ce roman numérique.


Après avoir lu Toujours à tes côtés et Qu'elle est bleue ma vallée, j'avais très envie de découvrir d'autres romans de l'autrice. J'ai donc été très heureuse d'accepter la proposition et Laure Valentin et Jen Gill quand cette dernière est arrivée dans mes mails. 

C'est ici un roman historique et, comme vous le savez déjà, je ne suis pas très callée en histoire mais de temps en temps, c'est toujours agréable de lire un roman qui se déroule des siècles plus tôt. 


Nous faisons ici la rencontre d'Estela qui se réveille dans un fossé et est en grand danger. Plutôt surprenant comme début de roman mais je dois bien avouer que cela m'a intrigué et j'ai vite enchainé les pages pour en apprendre plus sur l'histoire de notre personnage principale. Surtout qu'elle se réveille avec un grand chien blanc. Non vraiment, cette histoire est intrigante dès les premiers mots de l'histoire. Très vite, elle rencontre la Reine de France, Aliénor, et Dragonetz ainsi que d'autres personnes en compagnie de la Reine. Quand Aliénor entend la jeune femme chanter, elle lui propose de venir avec eux et Estela va donc perfectionner son art en compagnie de Dragonetz. 


L'histoire se déroule au XIIe siècle et le lecteur ressent parfaitement les nombreuses recherches de Jean Gill au sujet de son roman. Beaucoup d'informations historiques sont glissées au fur et à mesure de l'histoire et cela rend celle-ci plus réelle encore. C'est une fiction, bien entendu, mais la présence d'autant de faits historiques aident totalement l'immersion du lecteur. 


Il y a de nombreux personnages au fil du récit mais je ne me suis pas sentie perdue pour autant. J'ai beaucoup aimé Estela, cette jeune femme est courageuse et apprend bien vite. Elle joue et chante merveilleusement bien et elle devient un sacré atout. Sa relation avec Dragonetz voit le jour petit à petit mais c'est loin d'être le centre de l'histoire. Nous suivons bien plus les histoires de la Cour et les amitiés et nombreuses trahisons des uns et des autres plutôt que la romance en elle-même.  C'est à mon sens une bonne chose car cela change des romances historiques dans lesquelles la romance est le plus important. Aliénor m'intrigue beaucoup ; elle a cette capacité de juger rapidement une personne et c'est un peu comme cela qu'elle accueille Estela. Même si nous apprenons pas mal de choses sur elle, je suis convaincue qu'elle cache encore bon nombre de secrets et je suis très curieuse de découvrir tout cela.


Nous avons là un premier tome d'une saga historique qui me semble très prometteuse. Ce roman ne se termine pas en grand cliffhanger mais je suis cependant très intriguée par la suite des aventures d'Estela, Dragonetz, Aliénor et les autres. Je pense que l'autrice nous révèlera encore bien des surprises dans les prochains tomes de cette saga et je compte bien découvrir tout cela le moment venu.


En résumé, je ne regrette pas du tout ma lecture. Ce fut un premier tome immersif et très intriguant, je suis d'ailleurs impatiente d'en apprendre plus concernant les personnages et secrets de chacun.




jeudi 17 décembre 2020

[Chronique] Le Seigneur de Lochraven - Shannon Drake

 


Titre : Le Seigneur de Lochraven

Auteur : Shannon Drake

Edition : Harlequin

Collection : Victoria

Genre : Romance historique

Pages : 448

Sortie : 1er Octobre 2020

Prix : Numérique - Papier




SERVICE PRESSE




Résumé : Écosse et Angleterre, 1561  

En rencontrant pour la première fois l'homme qu'on lui a assigné comme compagnon de voyage, lady Gwenyth MacLeod pressent que les jours à venir seront tumultueux... Favorite de la reine d'Écosse Mary Stuart, elle est chargée par cette dernière d'une délicate mission : se rendre au palais de la reine Elisabeth d'Angleterre et convaincre la souveraine de ratifier son testament afin que Mary hérite de la Couronne anglaise. C'est pour l'aider à mener à bien les négociations que la reine lui impose la présence de l'un de ses fidèles chevaliers : lord Rowan Graham, seigneur de Lochraven, Un homme aussi mystérieux et indomptable que les Highlands sauvages dont il est natif. Un homme marié dont, d'emblée, le charisme envoûte et menace Gwenyth... 




Avis : Pour commencer, un grand merci aux édition Harlequin et à Netgalley pour ce service presse numérique.


Nous faisons ici la rencontre de Lady Gwenyth et de Lord Rowan en mission. La jeune femme est envoyée par la reine d'Ecosse, Marie Stuart, afin de convaincre la reine Elisabeth d'Angleterre de ratifier son testament pour que la reine d'Ecosse puisse hériter de la Couronne. Autant vous dire que cette mission est très importante et c'est pourquoi Marie Stuart envoie sa favorite, Lady Gwenyth, en compagnie de Lord Rowan Graham pour assurer sa protection. 


Vous le savez surement mais je ne suis pas une grande adepte des romances historiques. Quand je trouve un roman qui pourrait me plaire, je tente mais je ne saute pas automatiquement sur tous les romans historiques que je peux trouver car ce n'est pas ce que je préfère. Cependant, je tombe souvent sur de jolies découvertes et je me suis dis qu'une petite romance historique pour conclure l'année serait une bonne chose. 


Nous sommes directement plongé dans l'univers et ce, dès le prologue dans lequel nous suivons une scène qui arrivera plus loin dans le récit. Le chapitre 1 commence donc par le tout début, là où nous apprenons à découvrir Lady Gwenyth, la Reine Marie Stuart, mais aussi Lord Rowan. Nous comprenons bien vite que ce roman sera rempli de complots et de trahisons et que le couple principal, Gwenyth et Rowan, auront leurs lots de péripéties au cours du récit.


Je ne suis pas forcément bien callée en histoire - soyons honnête, je ne le suis même quasiment pas - mais j'ai parfaitement sentie les nombreuses recherches de l'autrice et c'était agréable. D'un côté, j'ai donc passé un bon moment de lecture et de l'autre, j'ai appris pas mal de choses sur cette période historique. Je dois également vous dire que si j'avais autant envie de lire ce roman-ci c'est pour me rappeler la série TV Reign que j'ai beaucoup aimé. Alors, bien entendu, c'est très différent mais vu qu'il est aussi question des Reines Elisabeth et Marie, j'avais très envie d'en apprendre plus. 


Les personnages sont attachants et le lecteur ressent parfaitement les émotions qu'ils éprouvent les uns pour les autres. A vrai dire, le seul point un peu négatif que j'aurais à faire sur ce roman c'est au niveau de la fin que j'ai trouvé un peu bâclée ou, du moins, pas au même niveau que le reste du livre. C'est dommage car la fin est le dernier souvenir que laisse un roman mais je n'ai pas non plus était déçue. C'est une bonne découverte, que ce soit grâce aux recherches historiques comme grâce aux personnages et à l'intrigue. 


En résumé, Le Seigneur de Lochraven est une romance historique que j'ai apprécié découvrir et qui m'a permis de passer un moment bien agréable en compagnie des deux Reines, de Lady Gwenyth et de Lord Rowan.




dimanche 22 novembre 2020

[Chronique] Le Destin des Coeurs Perdues, Tome 4 - JC Staignier


 

Saga : Le Destin des Coeurs perdues

Titre : La soeur maudite

Tome : 4

Auteur : JC Staignier

Editions : Something Else

Genre : Romance Historique

Pages : 268

Sortie : 17 Juin 2020

Prix : Numérique




SERVICE PRESSE




Résumé : De la France à l’Angleterre, découvrez le destin entremêlé des familles Kane et Percival. Dans cette épopée médiévale, trois sœurs que tout oppose en apparence prouveront que l’amour filial peut vaincre toutes les épreuves.

« Quel est l’idiot qui lui avait raconté que seuls l’argent et le pouvoir dominaient le monde ? L’amour dominait le monde. »




Avis : Pour commencer, un grand merci à JC Staignier pour la proposition et l'envoi de son tome 4 de cette saga historique que j'aime beaucoup.

Chroniques : Tome 1 - Tome 2 - Tome 3


Ce que j'aime particulièrement dans cette saga c'est le fait que nous suivons les personnages au fil du temps. Ces derniers grandissent et fondent une famille. De ce fait, nous suivons plusieurs générations de personnages au fil des tomes et c'est comme retrouver des amis ou des membres d'une famille. Nous nous y sentons réellement très bien. Les protagonistes sont tous très différents les uns des autres et même ceux que nous aimons de base, parfois certaines actions ou révélations nous font les détester pendant quelques chapitres. 

Un autre point que j'apprécie dans cette saga c'est le fait que JC Staignier arrive à partager autant d'émotions différentes au fil du récit. Je suis donc passée du rire aux larmes, ou des larmes à la colère en un temps records. 


Nous avons là un tome dans lequel je ne me suis absolument pas ennuyée. C'était prenant, fluide et très addictif. Je n'avais pas du tout prévu de le lire aussi rapidement. Pourtant, à peine commencé qu'il était déjà fini. Je n'ai même pas compris ce qui se passait que le roman était déjà terminé. Etrange, très étrange. Je pense qu'il doit manquer quelques pages à ce titre. :p

L'autrice met la barre encore plus haute avec ce tome 4 puisque c'est celui de la saga que j'ai le plus aimé. L'univers est riche et c'est pour moi un véritable plaisir de retrouver les personnages et la plume addictive de JC Staignier. 


Sincèrement, je trouve cet avis inutile - voire "nul" - tant je n'arrive pas à poser les mots sur ce que je ressens pour cette saga. J'aime tellement les personnages, l'ambiance, l'intrigue et la plume de l'autrice. Je ne peux que vous recommander chaudement de découvrir le premier tome de cette romance historique qui, j'en suis certaine, pourra plaire à tout le monde. 






jeudi 24 septembre 2020

[Chronique] Le Destin des cœurs perdus, Tome 3 : Les héritiers de Castel Dark - JC Staignier

 


Saga : Le Destin des coeurs perdus

Titre : Les héritiers de Castel Dark

Tome : 3

Auteur : JC Staignier

Editions : Something Else

Genre : Romance historique

Pages : 264

Sortie : 24 Décembre 2019

Prix : Numérique






SERVICE PRESSE






Résumé : Quatre enfants, trois destinées.

Colin, William, Clayton et Eulalie, unis par les liens du sang et du cœur, mènent une existence paisible auprès de leurs parents d’adoption.

Dans l’ombre, la reine de France n’hésite pas à compromettre leur bonheur au profit de ses propres ambitions.

Entre trahisons, tragédies et amours contrariés, parviendront-ils à réécrire leur histoire ?






Avis : Pour commencer, un grand merci à JC Staignier pour la proposition et l'envoi de son roman numérique. J'ai déjà reçu/lu les deux premiers tomes et c'est une saga de romance histoire que j'apprécie fortement. J'étais donc très heureuse à l'idée de retrouver tous les personnages dans ce troisième opus.


Ce qui est top avec cette saga c'est que les en-têtes nous situent totalement nous permettant d'entrer rapidement dans l'histoire, du moins ce fut mon cas. 

Contrairement aux tomes précédents, Aelis n'est plus autant mise en avant ici. Nous suivons dorénavant Colin, William, Clayton et Eulalie que nous avions commencé à apercevoir précédemment. Pour ne pas spoiler l'intrigue, je dirai simplement que des couples se forment et se brisent. Disons qu'il est impossible pour le lecteur de s'ennuyer pendant cette lecture puisqu'il se passe toujours quelques choses : de nouvelles tensions, des trahisons et j'en passe. 

J'ai beaucoup aimé les personnages qui sont très différents les uns des autres. Je me suis simplement plus attachée à Eulalie que j'ai trouvé au final plus touchante.


J'ai lu les deux premiers tomes l'année dernière et je trouve sincèrement que l'histoire a évolué au fil des tomes. Les années passent, les protagonistes grandissent, changent, évoluent parce que c'est cela la vie. Notre passé peut nous faire changer, en bien ou en mal, et c'est intéressant de voir jusqu'où le changement peut aller. 

De plus l'intrigue n'est jamais la même au fil des tomes et l'attachement du lecteur envers les personnages entraine une subite envie de découvrir le tome suivant, encore et encore. Je ne suis pas une grande adepte des romances histoires - du moins je n'en lis quasiment pas - pourtant celle-ci me happe à chaque fois. Quand un nouveau tome sort, j'ai ce besoin de le découvrir. Alors pas forcément tout de suite après ma lecture du précédent mais j'ai toujours envie d'en connaître plus. Ce fut le cas avec ce tome 3, je me suis mise à le lire "sur un coup de tête", entre deux épisodes de Lucifer, et je me suis tout de suite replongée dans l'univers de l'autrice. J'ai été happé par l'histoire et les personnages. Quand j'ai eu terminé ma lecture, j'avais cette impression de n'avoir lu que quelques minutes alors que ça faisait environ 3h que je lisais sous mon plaid.


L'autrice nous embarque dans un univers au côté de protagonistes que nous apprenons à aimer - ou non - au fil des pages. C'est toujours prenant, fluide et addictif. 

Dans ma chronique précédente, je disais avoir préféré le premier tome, que le tome 2 était un peu en dessous selon moi. J'ai donc été très heureuse de voir que le tome 3 était aussi bon que le premier et que j'avais passé un aussi bon moment avec les personnages.


En bref, si vous aimez les romances historiques, je pense sincèrement que celle-ci pourrait vous plaire. Elle est différente du peu de romans que j'ai eu l'occasion de lire sur le genre et c'est une excellente chose.




jeudi 17 septembre 2020

[Chronique] Northern Revenge - Flor Abril

 



Titre : Northern Revenge

Auteur : Flor Abril

Editions : MxM Bookmark

Genres : Historique, Romance MM

Pages : 226

Sortie : 19 Août 2020

Prix : Numérique - Papier





SERVICE PRESSE





Résumé : Le capitaine Nightingale, un pirate connu pour ses nombreuses batailles sur les mers et craint de tous, recherche des hommes pour garnir son équipage. Il prépare sa vengeance contre son grand ennemi, l’amiral Lucio Valdès, prince de Castille. Nightingale compte bien débarrasser les océans de cet amiral espagnol aussi dangereux que puissant.

Mais une nouvelle recrue sème le doute à bord de sa frégate, le Northern Revenge. Le nouveau venu est un jeune Espagnol qui assure nourrir une rancœur aussi grande que celle du capitaine pirate à l’encontre de l’amiral.

En ces temps de guerre et de méfiance, le capitaine Nightingale prend tout de même le risque d’avoir à son bord un jeune homme aux précieux talents d’hydrographe, même s’il semble cacher bon nombre de secrets.

Sur les mers des Caraïbes en l’année 1706, une guerre se prépare. Teintée de vengeances personnelles, elle opposera des hommes libres au courroux de l’Armada.






Avis : Pour commencer, un grand merci aux éditions MxM  Bookmark pour ce service presse numérique. 


Amoureux de piraterie, ce roman est fait pour vous. 

Nous faisons ici la rencontre du capitaine Nightingale, un pirate connu de tous, une légende. On raconte ses aventures aux enfants, il est craint et respecté de tous. Ayant besoin d'agrandir son équipage, il fait la rencontre d'un jeune Espagnol qui, comme lui, voue une haine énorme envers l'amiral Lucio Valdès - le prince de Castille. Le capitaine Nightingale se rend bien compte que le jeune espagnol, Ernesto, cache quelque chose mais il décide de l'accueillir sur son bateau et ainsi pouvoir découvrir les secrets du jeune homme. 


Pour le coup, j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire durant les premiers chapitres. J'avais cette impression que l'univers était trop dense et qu'il manquait un petit quelque chose sans pouvoir mettre le doigt dessus. Au final, c'est un sentiment qui est parti au fur et à mesure de ma lecture et je ne garde de ce roman qu'un très bon moment. 


Pour le coup, l'histoire est centrée sur le côté piraterie ainsi que sur la vengeance du capitaine Nightingale envers Lucio Valdès. Je n'ai pas eu ce sentiment de lire un roman historique malgré les évènements et c'est un point assez étrange au final. 

La romance entre le capitaine et son pilote est, je trouve, très rapide. J'ai même eu cette impression, durant un certain temps, que les sentiments amoureux du pilote n'était pas partager. C'était très étrange. Pourtant nous ressentons bien les émotions des personnages, notamment cette peur d'être découverts, ou le désir qu'ils éprouvent l'un envers l'autre. Le capitaine n'est pas un protagoniste que je porte particulièrement dans mon coeur à cause de son arrogance que j'ai trouvé parfois mal placé. Cependant, j'ai tout de même pris plaisir à suivre ce duo ainsi que l'équipage dans cette quête de vengeance. Nous n'en connaissons pas toutes les raisons d'un coup et cela nous tient en haleine tout au long du récit.


En attendant, il faut absolument prendre en compte la beauté des descriptions nous permettant ainsi de voyager au côté du capitaine. J'avais vraiment cette impression d'y être dans ce bateau, à me battre quand il le fallait. C'est réellement une belle aventure que nous avons là et je ne m'attendais vraiment pas à autant apprécier l'ambiance. 

C'est très rare d'avoir un roman avec des pirates - alors que personnellement j'adore cela - donc quand j'ai vu que c'était le thème du roman, je n'ai pas hésité une seule seconde. D'ailleurs, même si le début de mon avis est un peu mitigé, je peux vous assurer que je ne regrette pas du tout ma lecture. J'ai passé un excellent moment de lecture avec les personnages. Principaux comme secondaires, ce ne sont pas des coups de coeur, pourtant, j'ai appris à les apprécier au fil des pages. 

Ce fut vraiment difficile de quitter l'équipage, de quitter ces pirates qui - sans le vouloir - m'ont marqué d'une manière ou d'une autre. Je ne m'y attendais pas du tout. 


Je n'ai jamais lu l'autrice avant ce roman et je dois dire que la découverte fut très bonne. La plume de Flor Abril est fluide et très immersive. L'autrice nous embarque directement dans son univers, sur le Northern Revenge et j'ai beaucoup aimé.


En bref, si vous êtes adeptes de piraterie, je ne peux que vous recommander cette histoire.




dimanche 28 juin 2020

[Chronique] Les Mystères Fantastiques de Paris, Tome 1 - Thomas Andrew & Sébastian Bernadotte


Saga : Les Mystères Fantastiques de Paris
Titre : Le mystère du mangeur d'âmes
Tome : 1
Auteurs : Thomas Andrew et Sébastian Bernadotte
Editions : Juno Publishing
Genres : Fantastique, Historique
Pages : 228
Sortie : 16 Avril 2020
Prix : Numérique





SERVICE PRESSE





Résumé : 
1889. Paris, la Ville Lumière et ses avenues arborées, ses boutiques raffinées, ses mondanités somptueuses, son effervescence urbaine, mais aussi sa criminalité surnaturelle sur laquelle l’I.S.F veille, avec, à son commandement, Louise de Stalles et Paul Deschanelles. L’une est un succube aristocrate, au caractère bien trempé qui dévore la vie à pleines dents. Le second est un nécromancien dandy qui tourne de l’œil dès qu’il croise un cadavre. Leurs points communs ? Le danger, le mystère et leur amour pour la gent masculine.

Lorsqu’une série d’homicides s’abat sur la Capitale à quelques jours de l’inauguration de l’Exposition Universelle, les deux enquêteurs se démènent et remuent ciel et terre pour dénicher ce maudit mangeur d’âme, quitte à se frotter, d’un peu trop près, à leurs ennemis et à réveiller, bien malgré eux, de vieux démons enfouis.





Avis : Pour commencer, un grand merci aux éditions Juno Publishing pour ce service presse numérique.

Nous faisons ici la rencontre de Louise de Stalles et de Paul Deschanelles, deux enquêteurs de l'ISF menant l'enquête sur des meurtres surnaturels. Louise est une succube aristocrate et Paul un nécromancien qui n'aime que très peu les cadavres. Le duo se voit donc confier une nouvelle enquête : un mangeur d'âmes et croyez moi, le temps presse.

Pour le coup, j'étais très heureuse de découvrir une histoire fantastique se déroulant en France et notamment à Paris en 1889. Ce mélange historico-fantastique me tentait bien et je suis contente d'avoir pu découvrir ce premier tome.

Je dois dire que j'ai parfois eu beaucoup de mal avec Louise, notre aristocrate, qui avait tendance à prendre de haut tout le monde et surtout son ami Paul. Si, au début, j'étais amusée de sa répartie, cette dernière a fini par me lasser au fil des pages. Heureusement que Paul était présent car j'ai préféré son caractère et sa manière d'être. Je trouve simplement qu'il n'est que peu mit en avant, contrairement à la jeune femme. J'ai vraiment eu cette impression, par moment, que Paul ne servait qu'à occuper le temps avant que Louise ne débarque. De ce fait, j'ai souvent eu du mal avec les protagonistes et je trouve ça dommage car ils avaient tout pour me plaire, mis à part ce que j'ai pu dire précédemment.

L'intrigue n'est pas forcément originale - j'ai deviné le dénouement rapidement - mais j'ai tout de même passé un excellent moment avec cette enquête. Le fait de suivre des créatures différentes travaillant ensemble pour une même cause est intéressant. De plus, le roman se termine par un épilogue très intriguant qui pousse le lecteur à se poser pas mal de questions sur cette organisation spécifique. 

J'ai été heureuse de retrouver la plume des auteurs dans une nouvelle saga qui, je l'espère, saura davantage me plaire dans ses prochains tomes car oui, je souhaite lire la suite. Il est vrai que les protagonistes m'ont fait levé les yeux au ciel un nombre incalculable de fois mais j'ai tout de même envie d'en apprendre plus sur la fameuse organisation. J'espère simplement que Paul sera plus souvent mit en avant durant les prochains tomes.

En bref, un premier tome intéressant malgré des protagonistes qui ne m'ont pas forcément convaincue pour le moment. 




jeudi 2 avril 2020

[Chronique] Combat d'Amour, Tome 3 et 4 - Loraline Bradern


Saga : Combat d'amour
Titres : De la passion à l'amour / Preuves d'amour
Tomes : 3 et 4
Auteur : Loraline Bradern
Editions : AdA
Genre : Romance historique
Pages : 362 / 511
Sortie : 21 Juin 2019
Prix : Tome 3Tome 4





SERVICE PRESSE





Résumé T3 : Même si Gautier apaise son épouse saxonne au fil de leurs retrouvailles entre deux missions, de nouveaux obstacles ne cessent de se dresser entre eux. Alinor doit faire face aux manigances de la famille de Fougères, qui vient semer le trouble à Thurston et dans son coeur…

Malgré les épreuves et la distance, les liens entre les deux époux se renforcent. Mais c’est sans compter la vindicte d’Odeline de Verneuil, riche héritière normande et pupille de la reine Mathilde, prête à tout pour séparer le couple.






Résumé T4 : Même si Gautier et Alinor reconnaissent enfin leurs sentiments, le futur du couple est plus que jamais incertain. Tandis qu’Odeline de Verneuil exerce un chantage sur Gautier, ce dernier doit également faire face au danger et démasquer le traître qui se cache dans les rangs de Guillaume de Normandie.

Danger qui pourrait bien séparer le couple à tout jamais…

Après le départ de Gautier, Alinor, seule et brisée, refuse son sort. Elle s’accroche à une illusion pour ne pas sombrer. Lorsqu’un message lui redonne espoir, elle échappe à la vigilance de sa famille pour mener le combat le plus important de sa vie.

Prête à tous les sacrifices — y compris celui de sa vie — pour sauver son amour, elle n’hésite pas à affronter leur ennemi juré.





Avis : Pour commencer, un grand merci à Loraline Bradern pour la proposition et l'envoi de ces deux derniers tomes en service presses numérique. En effet, et depuis le début de l'année, je fais partie des partenaires officiels de l'autrice et j'en suis extrêmement heureuse car je suis fan de son travail (c'est d'ailleurs pour ça que je me fais une joie d'acheter ses titres en version papier quand ça m'est possible ; je compte bien me prendre la saga Combat d'Amour dès que possible).

Dans ce tome 3, nous retrouvons notre couple fraichement marié et on pourrait croire qu'ils vivent enfin le parfait amour mais absolument pas. L'autrice est légèrement sadique et nous suivons nos protagonistes dans un emmêlement d'émotions plus fort encore qu'avant. Alors oui, ils s'aiment, tout le monde le sait mais ils sont incapables de se le dire. Est-ce que j'ai encore voulu distribuer des claques à l'un comme à l'autre ? Absolument !!!
Du coup, durant tout le long de ma lecture, j'ai eu envie de les embrasser et de les secouer, autant vous dire que mes émotions ont été pas mal chamboulées. 

Comme je le disais plus haut, on pourrait croire qu'Alinor et Gautier vivent enfin le parfait amour mais pas du tout : après la famille d'Alinor c'est celle de Gautier qui vient s'en mêler et notre héroïne n'est pas au bout de ses peines, malheureusement. 

A vrai dire, je "râle" mais vous n'imaginez même pas à quel point j'adore ces personnages. Il n'y a pas - souvent - un chapitre ou je ne lève pas les yeux au ciel mais au final, ils ont su conquérir mon coeur dès le premier tome. 
Je suis fan d'Alinor, c'est vraiment le genre d'héroïne que j'aime dans les romans, elle a son caractère bien à elle et ferait tout pour ceux qu'elle aime. Oh, elle est aussi très têtue et est capable de te jurer que l'herbe est rouge mais c'est une héroïne que j'aime vraiment beaucoup. 
En ce qui concerne Gautier, il est fort et indépendant, il ne connait pas l'amour et n'est pas capable de le reconaitre, du mois, c'est ce qu'il pense. Il est, lui aussi, très têtu et je peux vous dire que l'un comme l'autre ils se sont bien trouvés. Il ferait tout pour elle et si c'est quelque chose qu'on voyait dans les tomes précédents, c'est encore plus présent ici. 
Oh, bien sûr, ces deux là se cachent encore des choses alors qu'ils savent que ça n'est pas la bonne solution (vous comprenez pourquoi j'ai eu envie de les secouer ?) mais ils commencent - enfin - à se rendre compte qu'ils s'aiment donc j'espère sincèrement que le tome 4 ne sera que bonheur et guimauve. (Oui, parce qu'au moment ou j'écris cet avis, je n'ai pas encore commencé le dernier tome, je compte me le faire juste après justement.) Enfin, j'espère, j'espère, mais connaissant l'autrice, je sens que nos tourteraux vont encore pas mal souffrir dans le prochain tome. 

*****

En ce qui concerne le tome 4 qu'effectivement, j'ai commencé à la seconde ou cette première partie était écrite, je peux vous dire que j'en ai fais qu'une bouchée et que je n'ai pas été me coucher avant d'avoir le fin mot de l'histoire. 

Je m'en doutais mais ce dernier tome est encore fort en émotions. Il se passe beaucoup de choses et c'est d'ailleurs pour ça que je ne pouvais pas m'arrêter de lire ; il fallait que je sache comment la saga se terminait. En plus, à chaque fois que j'aurais pu faire une pause et reprendre ma lecture le lendemain, les protagonsites étaient en danger ou il se passait quelque chose de grave et je voulais absolument en savoir plus. 

Je n'en ai pas parlé dans la première partie de mon avis mais j'aime énormément les personnages de Thibaud et Aileen. Ils sont bien têtus aussi et ça pourrait faire un bon petit spin-off que d'avoir leur histoire - puis voir si Gautier a raison à leur sujet, haha. J'ai beaucoup aimé le début de relation entre Thibaud et Edwin également. A vrai dire, si j'ai un coup de coeur pour le couple principal, je dois dire que j'aime beaucoup de personnages secondaires. Ils ont tous un rôle à jouer et ils ne servent pas de simples décorations, au contraire, ils apportent beaucoup à l'histoire et je ne les aime que plus encore.

Cette saga est, pour moi, un coup de coeur tant j'ai aimé l'ambiance, les personnages, les intrigues des tomes et la plume de l'autrice. A la fois fluide, prenante et addictive, je prends toujours beaucoup de plaisir à découvrir ses romans et je suis réellement très heureuse de m'être laisser convaincre par cette histoire. 

A travers l'histoire de Gautier et d'Alinor, j'ai pleuré, souri et eu envie de les secouer comme des pruniers, mais maintenant que leur histoire est terminée, j'ai un petit pincement au coeur. Je suis même un peu déçue d'avoir fini aussi vite.

Je ne sais comment conclure cette chronique mis à part en disant : lisez cette saga. Elle vous fera ressentir beaucoup d'émotions, c'est certain, et j'espère sincèrement que vous l'aimerez comme moi je l'aime. 

Je vous laisse mes chroniques des tomes 1 et 2 juste ici et j'espère sincèrement que vous prendrez le temps de découvrir cette belle histoire. 

Loraline Bradern, je te remercie du fond du cœur d'avoir écrit et partagé cette histoire qui m'a marqué bien plus que je n'arrive à le dire dans mes articles. 1 000 fois mercis. 


mardi 25 février 2020

[Chronique] New York, 1954 - Séverine Mikan

Fragments d'éternité, tome 2: New York, 1954 - Séverine Mikan





Titre: New York, 1954
Autrice: Séverine Mikan
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Genre: romance M/M, historique, art
Série de romans à travers différentes époques historique, il s'agit donc d'un one-shot malgré tout



Résumé:


New York, 1954.


Une époque de liberté et de contrainte, d'art et de censure, de passion et de tabou. C'est l'Amérique violemment belle à l'aube de sa toute puissance. Nathan vit ici, au cœur de Manhattan, d'images en noir et blanc et de l'éclat des flashs. Nathan est photographe. Sur son chemin, un matin enneigé, surgit Neal. Le modèle idéal, un éclair de vie ouvert au monde, curieux des autres, alors que Nathan se cache, faussement sûr de lui, derrière les murs d'un passé en camaïeux de gris. Neal va le surprendre, le perdre et le rattraper. Neal va faire naître en lui une lumière, fragile et précieuse, pour laquelle Nathan devra se battre. Cette lumière c'est l'inspiration. Cette lumière c'est ... tellement plus que ça.
La saga Fragments d'éternité est un voyage par étapes dans l’Histoire. D’une époque à une autre, d’un pays à un autre, partez à la découverte de ces amours passionnés que la Morale et les lois ont réprouvé avec acharnement mais qu’aucune force n’est jamais parvenue à étouffer complétement.



Chronique d'Aurélie


Ayant adoré le tome 1 de la saga des « Fragments d’éternité » (et c’est peu dire, « Paris, 1899 » avait été un magnifique coup de cœur), j’ai acheté ce volume-ci, ayant hâte de le découvrir à son tour. Le sujet, de plus, m’attirait particulièrement. Je suis particulièrement sensible au monde artistique et aux interactions d’un artiste et de sa muse. Je savais, de toutes les manières qui soient, que ce roman-ci serait encore un coup de cœur.
Ce qui m’a frappée, dès l’entrée dans ce roman, c’est le style d’écriture. Nous retrouvons ici la plume de Séverine, bien sûr. Mais la manière dont elle manie les mots est fort différente de l’ambiance posée dans « Paris, 1899 ». Ici, nous sommes en plein dans une autre époque, un autre lieu. Le New York bourdonnant des années 50, la ville qui jamais ne se repose et jamais ne se tait. L’effervescence de ce temps après-guerre, de la construction d’un monde plus moderne, né des cendres de l’ancien.
Une terre et une époque où rêves et espoirs sont permis.
Où la lumière accroche les ombres du passé et ouvre à certains les portes de la réussite.
Après tout, c’est le thème, ici ; Nathan est un simple photographe d’une revue people en vogue, mais il souhaiterait être tellement plus. Ce qu’il recherche, c’est la renommée artistique, percer dans ce milieu qui lui semble presque à portée de main… Presque. Il lui manque encore quelque chose, un souffle d’inspiration qu’il cherche sans le trouver.
Jusqu’à cette rencontre, ce choc, cet inconnu qui va bouleverser sa vie. Un visage tellement expressif, des yeux qui sont comme les miroirs d’une âme pure, enthousiaste, entière, une étincelle, et l’existence de Nathan bascule soudain.
Il l’a trouvée, sa muse !
Ce « petit quelque chose » qui fait vibrer son cœur d’artiste et lui donne envie de créer, encore et encore ! Qui le sort définitivement des sentiers battus, le projette dans la vie trépidante de son époque à corps perdu, lui qui toujours s’est retenu…
Il faut le dire, l’époque est peu propice à savourer complètement lorsqu’on est gay. Temps dangereux, peuplé d’ombres pour ces hommes et ces femmes, particulièrement ces hommes, d’ailleurs, qui vivent et aiment différemment. Le climat est à la peur, peut-être même à la paranoïa. Partout, des homosexuels sont tabassés, emprisonnés, tués, même.
Et le passé de Nathan lui a appris à rester toujours sur sa réserve.
Mais comment ne pas avoir envie de foncer, de vivre, d’aimer, face à quelqu’un d’aussi extraordinaire que Neal ? Une lumière dans ce monde d’ombres dangereuses. Un espoir qui dépasse l’entendement. Nathan lutte entre son « bon sens » et l’inspiration qui bouillonne en lui. Mêlée à quelque chose d’autre, quelque chose de grand… quelque chose qui l’effraie un peu. Pas seulement parce qu’il craint le regard du monde et ses conséquences, non. Aussi parce que l’attirance qu’il éprouve pour son jeune modèle dépasse de loin le simple besoin artistique. Neal n’est pas qu’une source d’inspiration fascinante et inépuisable. Il est aussi l’ami, et le Désir. Ce désir qui le tenaille, qu’il recherche tout en le fuyant.
Peut-on aimer sa muse ?
Accomplir ces quelques derniers pas qui le séparent de Neal ne va-t-il pas briser la magie de son inspiration presque « divine » ? Ce souffle créatif qui embrase sa vie résistera-t-il à l’amour qu’il éprouve pour ce jeune homme incroyable, dont il s’éprend pas à pas, incapable de résister, subjugué par ce mélange de passion et d’intérêt artistique qui se mêlent en lui, le transcendent, le pousse à se dépasser ?
Que se passera-t-il s’il cède au Désir ?
Que se passera-t-il si son amour devient si fort qu’il est prêt à jouer l’engagé, à affronter le monde et ses regards réprobateurs face à ce qui s’apparente encore à une perversion ? Comment concilier art, amour, homosexualité et vie sociale ?
Ce roman est une romance, mais il est aussi bien plus. Une plongée dans le New York des années 50, avec ses déambulations dans les rues et les différents quartiers de la ville, sa musique, ses références, son ambiance si unique. Le style de l’autrice se plie à cette époque avec brio, nous donnant plus encore l’impression de nous y fondre. D’ailleurs, la fin se déroule six ans plus tard (je ne vous en parlerai pas, de cette fin, je ne souhaite bien sûr pas spoiler ^^), en 1960, donc, et l’atmosphère posée par la plume de Séverine y est tout à fait différente. On sent les années beatnik débarquer, les couleurs peupler la photo, nous emportant dans un autre rythme, une autre période, si proche et pourtant si différente.
Autre élément important et central du récit, la photographie, bien sûr. Et l’art en général. La photo y prend une place première, évidemment, puisqu’il s’agit là du métier de Nathan, de sa passion, de ce qui réunit, en premier lieu, nos deux héros, à travers la thématique du portrait, de la muse, de cette inspiration artistique qui grandit et se décline de mille manières à travers le récit. Chaque chapitre porte un nom en lien avec la photographie, et ce mot nous est expliqué en quelques lignes, à chaque fois. C’est instructif tout en restant léger.
Nous y plongeons dans un univers encore en noir et blanc, qui est d’ailleurs peu souvent dépeint en couleurs par la plume de Séverine. À part la lumière rouge de la chambre noire dans laquelle on développe encore, à l’époque, les photos, les lèvres rouges de Neal, les couleurs sont peu présentes, et pourtant elles ne manquent pas. D’abord parce que le noir et blanc est magnifique, en photographie, il donne du relief aux choses, accentue les contrastes, les ombres et les lumières, et que cet écho à travers les portraits dressés par l’autrice est tout simplement magnifiquement mené. Ensuite, parce que cela crée naturellement le contraste avec la fin de l’histoire dans laquelle, je vous l’ai dit, on change de période (et de lieu).
Le récit est rythmé par les photos de Nathan. Les scènes sont parfois décrites à la manière de clichés. Le « clic » est audible, car posé en mots. On le lit, on l’entend. Entre chaque clic, une pose, un instant capturé, rendu par les mots de manière si visuelle que l’on perçoit chacun de ces portraits, chacune de ces scènes qui se figent et pourtant restent vivantes à travers l’œuvre du photographe. C’est assez magique.
Évidemment, si le récit est ponctué de ces « photos », ce n’est pas toujours le cas, et la plume de Séverine s’envole par moment, créant une ambiance, un instant, une scène vivante, vibrante, peuplée d’émotion. Il y a un vrai contraste entre l’arrêt sur image et la vie trépidante de New York et ses atmosphères si particulières et si diversifiées. Les scènes amoureuses entre Nathan et Neal, notamment, sont magnifiques. Entre création artistique et fusion des sens et des cœurs, ce sont des moments débridés, mais pas seulement (bon, petit détail pas très grave car il s’agit de fiction, mais j’ai eu un peu mal au cul pour Neal sous la douche sans lubrifiant ;) J’y ai pensé sur l’instant, mais ça ne gâche pas la magie de la scène, ceci dit ^^). C’est peuplé d’émotions, de ressentis, d’impressions, de tendresse et de passion.
D’autres arts sont présents dans le récit, à mon grand plaisir. D’abord, la littérature et le théâtre, les deux arts qui caractérise Neal, jeune étudiant en littérature et comédien talentueux mais inconnu. Une scène, notamment, au cours de laquelle Neal déclame un poème français de Verlaine, est particulièrement superbe et m’a beaucoup touchée. C’est aussi un peu le point d’orgue de la romance.
À travers les innombrables références dont est ponctué le récit, nous voguons également à travers les univers du cinéma, de la musique, de grands noms connus ou qui évoquent à nos oreilles une autre époque, de bien des manières. Le contexte socio-culturel des années 50 y est extrêmement bien rendu, les arts facilitant cette immersion totale.
Autre petit bonheur de l’histoire, on y retrouve un personnage secondaire mais important de « Paris, 1899 », et on y parle des deux héros de cette histoire. Ces « Fragments d’éternité » sont reliés, et cela m’a fait énormément plaisir d’avoir des nouvelles de ceux qui rêvaient, souffraient et aimaient avant Nathan et Neal… <3
Seul petit bémol, j’ai trouvé pas mal de coquilles dans le texte. C’est très loin d’être « bourré de fautes » au point de gêner vraiment la lecture, mais ça m’a régulièrement fait buter sur un mot. Cela n’a malgré tout pas suffi à me sortir de ma bulle, dans laquelle j’ai plongé entièrement avec Nathan et Neal, dans cette époque clair-obscur parfaitement retracée <3
Un très beau coup de cœur pour ce second opus, qui est à l’image que je m’en étais faite, et qui m’a beaucoup touchée. C’est avec des romans de ce calibre, de cette beauté, que j’affirme et réaffirme sans mal que l’historique reste, pour moi, parmi mes lectures favorites. Merci Séverine pour ce beau bijou <3 Je t’attends avec impatience pour le troisième volet de la saga des « Fragments d’éternité » ! <3

Points positifs : une plume magnifique, imagée, littéraire ; une ambiance qui nous plonge dans l’ambiance si particulière des années 50 ; un travail immense sur l’époque, qui permet d’investir le New York de 1954 en ayant l’impression d’y être ; deux héros merveilleux, touchants, justes et bouleversants ; une thématique autour de l’art, magnifiquement menée à travers la relation artiste/muse et les descriptions très imagées qui font penser à des photographies prises sur le vif.

Points négatifs : des coquilles qui reviennent très régulièrement et m’ont souvent fait buter sur des mots (mais ne gênent malgré tout en rien l’immersion dans l’œuvre et l’époque).


Note : 4,8/5