Le fils du Père Noël - Sascha Lahaie
Âge: tout public
One-shot
SERVICE PRESSE
Résumé:
Une romance de Noël ? Non merci,
c’est trop cliché ! Une mission professionnelle pile pour Noël ? Bah, c'est au
moins une bonne excuse pour ne pas le fêter... C'était sans compter sur une
tempête de neige, un rouquin un peu trop séduisant et une poignée d'elfes du
Père Noël bien décidés à générer une romance tout comme dans les films ! Une
chose est sûre, Jonathan n'a pas fini de grincer des dents.
Chronique d'Aurélie
Tout
d’abord un immense merci à Jeanne (JS Éditions) pour sa gentillesse et ce
service-presse que j’ai eu la chance d’avoir en papier (avec des chouettes
goodies en prime ! <3 ).
On
ne va pas y aller par quatre chemins.
De
1, je déteste autant Noël que Jonathan, le personnage principal râleur,
désagréable et adorable malgré lui de cette histoire.
De
2, je ne lis pas de romances à l’eau de rose et je déteste les clichés.
Et…
j’ai a-do-ré cette histoire ! C’est un coup de cœur douceur, humour et
bulle d’amour que j’ai dévoré en même pas trois jours.
Alors
pourquoi ai-je demandé ce service-presse, à la base, me direz-vous, puisque c’est
une romance de Noël et qu’en plus, tout est basé sur les clichés autour des
romances de Noël ?
D’abord
parce que je connais JS Éditions et que je ne doutais pas que nous aurions là
une pépite queer qui vaudrait le détour. Ensuite parce que quand j’ai vu l’annonce,
j’étais justement en train de lire en avant-première une novella de l’auteurice
(Niell et le phare du chaos) et que je kiffais tellement que je ne doutais pas
que ce roman me plairait.
Ensuite,
parce que le résumé a su me séduire, et le concept aussi. Une romance de Noël
avec un personnage qui déteste Noël ? Des chapitres qui s’appellent « cliché
n° 1, N°2 », etc… au lieu de « chapitre 1, 2… » ? Des
clichés assumés pour une ambiance humoristique qui s’annonçait excellente ?
J’ai
craqué. Pas certain·e de mon coup à 100%, mais la couverture, le résumé, le
concept, tout me donnait envie de tenter. Parce que je me suis dit que je n’étais
pas borné·e et que c’était cool aussi de se réconcilier un peu avec la fête que
je déteste le plus au monde à l’aide d’un livre à la fois queer, drôle et
contentant (sans doute) une belle histoire d’amour derrière ses allures
comiques et « too much ».
Alors,
diagnostic ?
Pari
réussi !
J’ai
été embarqué·e dès les premières lignes par la plume de Sascha, et j’ai eu du
mal à lâcher le livre. Heureusement que je ne lis vraiment pas vite, sinon je l’aurais
sifflé en quelques heures, le bouquin. Je l’ai lu avec un immense sourire, quelques
éclats de rire et une totale non-envie de faire autre chose de ma journée (et
de ma nuit, même si dormir semble aussi vital qu’inévitable).
On
démarre l’histoire avec Jonathan, notre râleur de compétition, qui… eh bien,
râle. C’est Noël dans une semaine, il déteste cette période de l’année, il
déteste ses collègues, il déteste aussi son patron. Et son boulot. Enfin, non,
il aime ce qu’il fait, après tout, c’est ce qu’il voulait faire dans la vie, n’est-ce
pas ? Mais peut-être qu’il est dans le déni pour une chose ou deux. Ça, il
va le découvrir à son propre détriment, en grinçant des dents… d’abord, parce
que ses aventures et rencontres vont l’agacer. Puis parce que sourire… Non !
Mais non ! Il ne va quand même pas se décrisper et PROFITER, quand même !
Bref,
j’ai adoré le caractère bien tranché de Jonathan. Derrière sa manière de râler
pour tout se cache un homme qui… eh bien, se cache de lui-même. Parce qu’il a
laissé tomber, vous voyez. Ses rêves, ses espoirs, tout ça, quoi. C’est un
adulte, non ? Un adulte, c’est sérieux, et c’est heureux dans sa vie de m…
pardon, dans sa vie merveilleuse qui ne lui plaît pas mais pourquoi
souhaiterait-il autre chose ?
C’est
dans ce contexte que notre Jonathan, qui n’aspire qu’à ce qu’on lui foute la
paix et qu’on évite de lui adresser la parole (manquerait plus qu’on lui
demande d’engager la conversation !) se voit assigner une mission à l’autre
bout du pays : se rendre à un rendez-vous urgent avec un client. Son
patron, un sale con (disons les choses comme elles sont et comme Jonathan les
pense), ne lui laisse aucun choix, et comme il faudrait voir à ce que l’entreprise
ne perde pas trop d’argent, quand même, il l’y envoie en bus.
Et
évidemment, il se met à neiger sur la route. Genre, vraiment neiger. Tempête,
route barrée, toussa toussa. Quand l’étrange chauffeur de bus propose à tout le
monde de descendre dans la dernière ville du coin pour essayer de choper un
train, un avion ou un hôtel, Jonathan, lui, décide de continuer avec lui,
puisque notre bonhomme jovial et particulièrement suspect va, pour sa part,
reprendre la route. Mais avec la neige toujours plus forte, voilà que le bus
est obligé de s’arrêter dans un petit village local nommé… Christmas Town.
Mais
on n’était pas en France, au fait ?
D’où
il sort, ce bled étrange dans lequel il y a une soi-disant maison d’hôtes
peuplée de…
Attendez,
pourquoi ils ont des oreilles pointues, les gars, ici ?
Et
pourquoi l’hôte, un type bien trop souriant et expansif (et séduisant mais plutôt
mourir que de le reconnaître) aux cheveux roux et au sourire de renard, nommé
Ambroise, les appelle… « les elfes » ?
De
toute façon, à ce moment-là du récit, ça devient n’importe quoi. Parce que le
type en question dit être le fils du Père Noël et que tout ça est vraiment trop
bizarre.
Et
si c’était une secte ?
Il
y a anguille sous roche, mais vous pensez que Jonathan a envie d’enquêter ?
Oh, non ! Il préfère se casser dès le lendemain sous la neige, quitte à
risquer de mourir de froid…
Bon,
le voilà coincé dans un village des plus étranges, forcé à côtoyer des « elfes »
joyeux et un peu stressés, qui prennent mal que Jonathan affirme « détester
Noël » (évite de dire ça devant eux, s’il te plaît, ils vont avoir une
crise cardiaque et il y aura des morts), un « patron » nommé « Père
Noël » aussi mystérieux que louche et un jeune homme… aussi séduisant que
chiant.
Mais
vraiment.
Pourquoi
ce satané Ambroise veut-il absolument sympathiser avec lui ? Et pourquoi
essaie-t-il sans cesse de le manipuler pour le faire travailler alors qu’il est
censé être un client de la maison d’hôtes ?
Dans
tout cela, des elfes complotent pour créer une romance, en se basant sur les
romances de Noël télévisées, la neige refuse de partir, il y a des rennes,
PUTAIN DES FUCKING RENNES !!! dans ce bled, et Jonathan est persuadé qu’il
est tombé chez des fous, ou dans une étrange secte obsédée par Noël.
Ah,
et le fameux « fils du Père Noël » affirme être lassé par Noël…
Tout
ça n’a vraiment aucun sens.
Jonathan
rêve de s’enfuir de là au plus vite.
Mais
d’un autre côté…
Eh
bien, il est quand même charmant, Ambroise.
Attirant.
Attachant,
même.
Bon,
je ne vais pas en dire plus. Il faut lire ce roman déjanté, magique, drôle,
touchant…
Et
j’ai dit drôle ?
Il
fait du bien, ce livre ! Du bien au cœur, du bien au moral. Il donne un
smile, mais un smile…
Ah,
et les nombreuses références cachées (ou pas) que l’on peut trouver entre les
lignes, on en parle ? J’ai éclaté de rire au « titre » que lâche
Ambroise (les vrais comprendront) et ne parlons pas de la censure des gros mots
des elfes.
J’ai
aimé aussi les petites réflexions. Sur l’écologie. Sur le consentement. Sur le
respect, les limites, la viande, aussi. C’est léger. C’est discret. Mais c’est
présent. C’est tout en douceur, et pourtant c’est bel et bien là, et ça fait du
bien aussi…
Bref,
un coup de cœur, j’vous dis. Qu’est-ce que vous faites encore là ? Non
parce que la collecte est encore en cours, et il faut foncer l’acheter, surtout
que l’objet papier est incroyable, avec ses étoiles transparentes en relief,
son joli jaspage et sa mise en page dynamique et immersive… J’avoue que je suis
content·e d’avoir eu la chance de lire ce format, car ça a contribué à me
plonger dans l’ambiance !
Points positifs : une écriture douce, dynamique, envolée ; beaucoup d’humour ; une jolie romance queer ; des sujets plus profonds traités avec finesse et douceur, presque sans qu’on s’en aperçoive ; de l’énergie à en revendre ; des tas de références cachées, certaines à mourir de rire ; des répliques inoubliables ; des personnages attachants et vrais malgré leur côté « too much ».
Points négatifs : pas trouvés

