mardi 24 novembre 2020

[Chronique] Dark Protectors, Tome 2 - Rebecca Zanetti

 



Saga : Dark Protectors

Titre : Dage

Tome : 2

Auteur : Rebecca Zanetti

Editions : Milady

Genre : Bit-lit

Pages : 325

Sortie : 21 Octobre 2020

Prix : Numérique - Papier

Pack des 2 premiers tomes.




SERVICE PRESSE




Résumé : Chaque guerrier a son âme sœur.

Emma est généticienne et croit avant tout à la science. Mais elle est aussi dotée de pouvoirs psychiques, et quand un vampire l'arrache aux griffes des cruels Kurjans, elle comprend qu'il est l'homme qui hante ses rêves depuis longtemps. Dage a attendu plus de trois cents ans pour rencontrer son âme sœur, aussi il n'est pas près de la laisser lui échapper. Lorsqu'une nouvelle maladie menace de frapper les compagnes des vampires, il fera tout pour la protéger, même s'il lui faut pour cela tourner le dos aux siens.




Avis : Une fois encore, un grand merci aux éditions Milady qui ont eu la gentillesse de m'envoyer, le mois dernier, le pack des deux premiers tomes de cette saga. J'ai publié ma chronique du premier temps il y a quelques jours et je vous parle donc aujourd'hui du tome 2 que j'ai lu juste après ma chronique du premier tome. Pour une fois, oui, j'ai enchainé deux tomes d'une même saga pour ainsi pouvoir vous proposer les chroniques assez rapidement - et rattraper mon retard dans mes SP, je l'avoue.


Nous (re)découvrons ici Emma, la sœur de Cara, qui est l'âme sœur du frère ainé de Talen, Dage, le Roi. Comme dans le premier tome, l'héroïne a des pouvoirs psychiques et est l'âme sœur d'un vampire. Ce dernier la sauve et doit composer avec son mauvais caractère car, pour le coup, Emma en a bien plus que Cara. 


Une guerre se prépare et Dage est prêt à tout pour protéger sa compagne. Or, contrairement à son frère Talen il refuse de marquer Emma sans son accord absolu - ce que j'ai préféré, soyons bien honnête. En temps que Roi il est plus réfléchi que ses frères et c'est en cela que j'ai aimé son personnage. Comme je le disais, Emma est encore plus têtue que Cara, elle rendrait dingue n'importe qui et j'ai aimé voir à quel point elle souhaitait protéger sa sœur et sa nièce. 

Comme pour le premier tome, je n'ai pas eu de grandes surprises en découvrant cette suite. J'ai cependant passé un très bon moment avec les personnages - que j'ai préféré ici - et dont je suis curieuse de retrouver dans les tomes suivants. J'ai vraiment hâte de connaître davantage les autres frères de Dage et Talen. Je pense qu'ils cachent pas mal de choses intéressantes et je suis curieuse de voir jusqu'où iront les Kurjans (les méchants vampires). 

Je suis très intriguée par Janie et par son pouvoir, notamment par sa capacité d'être auprès d'un certain Zane dans ses rêves. Je pense que l'un des tomes porteras sur leur histoire, quand la petite sera plus grande, et je suis de plus en plus curieuse. 


En bref, j'ai un peu plus aimé ce tome-ci (merci aux protagonistes) et je me laisserai donc tenter par la suite quand celle-ci sera disponible.





lundi 23 novembre 2020

[Chronique] Goodbye Irony Dress - Ayato Miyoshi

Goodbye Irony Dress - Ayato Miyoshi














Titre: Goodbye Irony Dress
Autrice: Ayato Miyoshi
Éditions Taifu comics
Genre: manga, yaoi, tranche de vie, coming-out
Âge: tout public
One-shot



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Résumé:


Suite au décès soudain de sa mère avec qui il n’avait presque plus de contact, Meguru revient vivre dans l’appartement qu’ils partageaient ensemble fut un temps. Il y fait la rencontre de Keiichi, un garçon habillé en lycéenne. Mais loin d’être un choix, ce travestissement semble avoir été imposé au jeune homme par sa mère après son coming out. Face à cette situation familiale encore plus complexe que la sienne, Meguru ne reste pas impassible.




Chronique d'Aurélie


Tout d’abord un grand merci à Taifu comics pour ce beau partenariat et pour la gentillesse de leur accueil. C’est toujours un grand plaisir de travailler avec vous !

J’attendais avec impatience ce manga. Je n’en avais pas lu le résumé, mais la couverture annonçait une histoire et un titre qui m’ont tout de suite donné envie de découvrir cette histoire. Et je n’ai pas été déçue, loin de là !

La couverture est très douce. Pas de fond, un dessin des deux héros rempli de tendresse et très pétillant, un titre qui prend toute la place. Le style graphique de la mangaka, en plus, m’a tout de suite attirée. Je le trouve très beau, très pur.

À l’intérieur, les dessins sont eux aussi magnifiques. Toujours cette douceur, dans les traits des personnages, dans les expressions, aussi. Les émotions se lisent sur les visages des deux personnages, ce qui les rend très vite attachants.

Pas d’érotisme ici, à part dans le bonus, et c’est extrêmement soft, on ne voit que de la tendresse et de la douceur.

Pour moi, c’est un manga tout public, que je trouve d’ailleurs très pertinent à lire pour les adolescents, car il pose de nombreuses questions autour de l’homosexualité, du coming-out, de la perception que l’on a d’une personne selon qu’elle est outée ou non. C’est très doux, et en même temps très violent dans ce que le regard des autres peut nous faire porter lorsque l’on est un jeune (ou moins jeune) homosexuel.

Nous rencontrons donc, ici, Meguru, qui revient vivre dans l’appartement de sa mère, suite au décès de cette dernière. Celui-ci fait la connaissance de son voisin, Keiichi, que sa mère nommait Megumi (il était très proche d’elle). Quand il le rencontre, il le voit habillé de son uniforme scolaire… qui est celui d’une fille. Il se demande immédiatement quel est cet étrange personnage.

De fil en aiguille, les deux hommes vont se retrouver à se fréquenter de plus en plus, et à se confier l’un à l’autre.

Meguru n’a jamais trouvé le courage de faire son coming-out auprès de sa mère avant que celle-ci ne décède, et il le regrette, d’autant qu’il sait qu’elle était ouverte d’esprit.

Megumi, lui, s’assume en tant que gay, malheureusement, derrière son « acceptation », sa mère à lui cache une réelle incompréhension de ce qu’est l’homosexualité, et une homophobie latente, qui va s’exprimer de bien des manières à travers ce manga : d’abord parce qu’elle « force » son fils à porter un uniforme de fille, confondant homosexualité et transidentité (il semble évident que pour elle, si son fils est gay c’est parce qu’il aurait voulu être une femme), ensuite parce qu’elle réagit très mal en apprenant que leur nouveau voisin (Meguru, donc), chez qui Megumi passe beaucoup de temps, est gay lui aussi.

Une histoire qui est donc très douce, au moins dans la relation qui naît et qui grandit entre Meguru et Megumi, mais aussi très dure dans les problématiques abordées. C’est fait avec une grande délicatesse, ce qui fait de ce manga un vrai feel-good, et c’est une bonne chose, parce que cela permet de passer des messages forts tout en douceur.

J’ai vraiment adoré l’histoire de ces deux-là. Leur rencontre et les liens qui se forgent entre eux, leurs rapprochements, balbutiements, sentiments troubles, mais aussi leurs difficultés, tout était bien mené, touchant. Meguru et Megumi sont extrêmement attachants. Le seul petit bémol est que le manga passe un peu du coq à l’âne, régulièrement, il aurait gagné à être plus approfondi, avec des transitions plus travaillées. Malgré cet écueil, ce fut un très beau moment de lecture, qui m’a fait du bien au cœur <3

 

Points positifs : des graphismes magnifiques et tout doux ; une relation touchante entre deux personnages hyper attachants ; des sujets abordés très actuels, très profonds, mais traités avec une grande délicatesse ; de l’humour et de la légèreté ; un vrai feel-good qui nous permet malgré tout de nous questionner sur le regard que l’on porte à la « différence ».

Points négatifs : manque de transitions, les scènes passent trop du coq à l’âne.





[Film] Sonic, The Hedgehog


 

Quand j'ai vu qu'un film SONIC allait sortir au cinéma, il fallait absolument que je le regarde. N'ayant pas pu me faire ma petite séance, j'ai attendu la sortie de ce dernier en DVD pour le regarder la veille de l'annonce du confinement "saison 2".


L'histoire du hérisson bleu le plus rapide du monde qui arrive sur Terre, sa nouvelle maison. Sonic et son nouveau meilleur ami Tom font équipe pour sauver la planète du diabolique Dr. Robotnikbien déterminé à régner sur le monde entier.


Pour le coup, je ne peux pas dire que c'est le film de l'année. La représentation de Robotnik m'a achevé mais j'étais tant sentimentale que j'avais vraiment très envie de découvrir ce film. Voir un live action sur Sonic, voir Sonic "pour de vrai", c'était absolument génial. Maintenant c'est certain, ce n'est pas le film de l'année ou celui à voir absolument mais pour les fans du personnage et des jeux vidéo en eux-mêmes, c'est une manière de passer l'heure et demie en bonne compagnie.

dimanche 22 novembre 2020

[Chronique] Le Destin des Coeurs Perdues, Tome 4 - JC Staignier


 

Saga : Le Destin des Coeurs perdues

Titre : La soeur maudite

Tome : 4

Auteur : JC Staignier

Editions : Something Else

Genre : Romance Historique

Pages : 268

Sortie : 17 Juin 2020

Prix : Numérique




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Résumé : De la France à l’Angleterre, découvrez le destin entremêlé des familles Kane et Percival. Dans cette épopée médiévale, trois sœurs que tout oppose en apparence prouveront que l’amour filial peut vaincre toutes les épreuves.

« Quel est l’idiot qui lui avait raconté que seuls l’argent et le pouvoir dominaient le monde ? L’amour dominait le monde. »




Avis : Pour commencer, un grand merci à JC Staignier pour la proposition et l'envoi de son tome 4 de cette saga historique que j'aime beaucoup.

Chroniques : Tome 1 - Tome 2 - Tome 3


Ce que j'aime particulièrement dans cette saga c'est le fait que nous suivons les personnages au fil du temps. Ces derniers grandissent et fondent une famille. De ce fait, nous suivons plusieurs générations de personnages au fil des tomes et c'est comme retrouver des amis ou des membres d'une famille. Nous nous y sentons réellement très bien. Les protagonistes sont tous très différents les uns des autres et même ceux que nous aimons de base, parfois certaines actions ou révélations nous font les détester pendant quelques chapitres. 

Un autre point que j'apprécie dans cette saga c'est le fait que JC Staignier arrive à partager autant d'émotions différentes au fil du récit. Je suis donc passée du rire aux larmes, ou des larmes à la colère en un temps records. 


Nous avons là un tome dans lequel je ne me suis absolument pas ennuyée. C'était prenant, fluide et très addictif. Je n'avais pas du tout prévu de le lire aussi rapidement. Pourtant, à peine commencé qu'il était déjà fini. Je n'ai même pas compris ce qui se passait que le roman était déjà terminé. Etrange, très étrange. Je pense qu'il doit manquer quelques pages à ce titre. :p

L'autrice met la barre encore plus haute avec ce tome 4 puisque c'est celui de la saga que j'ai le plus aimé. L'univers est riche et c'est pour moi un véritable plaisir de retrouver les personnages et la plume addictive de JC Staignier. 


Sincèrement, je trouve cet avis inutile - voire "nul" - tant je n'arrive pas à poser les mots sur ce que je ressens pour cette saga. J'aime tellement les personnages, l'ambiance, l'intrigue et la plume de l'autrice. Je ne peux que vous recommander chaudement de découvrir le premier tome de cette romance historique qui, j'en suis certaine, pourra plaire à tout le monde. 






vendredi 20 novembre 2020

[Chronique] Acid Town - Kyugo

 

 Acid Town, tomes 1 à 6 - Kyugo
















Titre: Acid Town
Autrice: Kyugo
Éditions Taifu comics
Genre: manga, yaoi, yakuza, mafia
Âge: 16+
Série en cours, 6 tomes parus



SERVICE PRESSE



Résumé:


Yuki et son petit frère Jun tentent de survivre comme ils peuvent dans une ville où règnent des trafics en tout genre organisés par la mafia. Jun, qui n'est encore qu'un enfant, qui plus est malade, est obligé de se faire hospitaliser s'il veut survivre. Étant tout ce qui compte pour son frère, Yuki va infiltrer, grâce à l'aide de son meilleur ami Tetsushi, les locaux d'une des grosses têtes de la mafia de la ville pour y voler le plus d'argent possible afin de sauver Jun. Malheureusement pour eux, ils se font repérer et sont sur le point d'être tués. Pourtant, Kazutaka Hyôdô, le chef de la mafia, s'intéressera au jeune Yuki, qui a eu le courage de tenter de le voler et de réussir à tromper ses gardes pour sauver son jeune frère. Hyôdô décidera alors de payer les frais d'hospitalisation de Jun, en échange de quoi, Yuki devra lui rendre personnellement visite toutes les semaines, sans faute.




Chronique d'Aurélie


Tout d’abord un grand merci à Taifu comics pour ce beau partenariat et la gentillesse dont vous faites toujours preuve. J’ai eu en service-presse le tome 6, qui vient de sortir, mais j’avais découvert la série l’année dernière. J’étais très impatiente d’en découvrir la suite, et je suis frustrée, à la fin de ce tome 6… parce que je veux le tome 7 ! Et le 8 ! Bref, toute la série !

Même si c’est le tome 6 que j’ai reçu en service-presse, je vous fais ici une chronique globale sur la série pour vous permettre de la découvrir à l’occasion de ce sixième opus.

Les couvertures de cette série sont assez sombres, du moins dans les ambiances. Les couleurs sont relativement lumineuses, mais l’atmosphère dénote un contexte assez tendu. Cela fait assez post-apocalyptique, à vrai dire, et l’univers est assez proche de ce climat, avec une ville envahie par les mafias qui règnent en maître et maintiennent l’ordre tout en faisant leur loi, et des habitants pauvres et assez démunis.

Les dessins sont très beaux, j’ai tout de suite accroché. Les personnages sont magnifiques, les décors plutôt complexes collaborent à poser une ambiance citadine un peu menaçante. Visuellement, j’ai un gros faible pour les personnages de Reiji, de Jun (le petit frère de Yuki) et de Tetsu (le meilleur ami de Yuki).

Les scènes érotiques sont peu présentes, et absolument pas détaillées, ce qui fait que le manga, côté « sexe », est accessible à un public relativement large. La violence, par contre, y est omniprésente. Ceci dit, ce manga reste soft dans ce qu’il montre, même si les thématiques abordées sont parfois très dures.

J’ai complètement flashé sur cette histoire. Le scénario est hyper complexe, mais extrêmement bien mené. Chose à la fois originale et utile, la mangaka n’hésite pas à revenir en arrière et à remettre une scène déjà passée pour nous permettre de suivre quand une nouvelle lumière se fait chez un des nombreux personnages. Cela permet de se souvenir de ce qui s’est passé et de mieux appréhender une scène déjà vue, mais que nous ne pouvions pas comprendre pareil qu’avec ces nouveaux éclairages.

Il y a beaucoup de protagonistes, dans ce manga, monde de la mafia oblige. Mais l’une des originalités de cette histoire, c’est qu’il n’y a pas juste deux ou trois héros, et que les tomes ne sont pas consacrés à « un couple ». Les choses se posent peu à peu et s’imbriquent les unes aux autres sans même qu’on s’en aperçoive. C’est la seconde fois que je lis ce manga, et je me rends compte que même si j’avais très bien suivi l’histoire, j’avais manqué plein d’éléments, tellement c’est dense et complexe. Complexe mais, donc, à la portée des lecteurices.

Au début, on suit Yuki et Tetsu, qui se débrouillent pour survivre dans une ville où tout est compliqué, où tout est dominé par la mafia, et où il y a beaucoup de laissés pour compte, dont eux, justement. Yuki a un petit frère qui est hospitalisé, et en plus de devoir se nourrir, il doit chercher les moyens de payer l’hôpital pour que Jun ait accès aux soins. Il est donc toujours un peu désespéré, toujours un peu en train de se battre pour cette survie si compliquée. Il n’est pas seul, ça le pousse vers l’avant mais, en même temps, ça l’entrave énormément, pourtant il fera toujours passer Jun avant lui-même.

Tetsu, de son côté, est fou amoureux de Yuki, mais il ne le lui a jamais dit. Il ne saurait même pas comment le lui dire, il ne veut pas perdre son amitié, mais pour lui aussi, Yuki passe avant sa propre survie.

C’est d’ailleurs une histoire qui a pour ligne directrice le fait qu’avoir quelqu’un que l’on aime au point qu’il devienne notre priorité est quelque chose de beau, qui nous permet de nous dépasser et, surtout, de lutter pour devenir plus fort. Parce que, comme le dit Reiji, si l’on n’est pas fort, on ne pourra jamais protéger ceux que l’on aime, et on sera toujours un poids pour eux.

Au départ, donc, nous abordons l’histoire et l’ambiance du manga à travers le regard de nos deux adolescents, puis intervient rapidement Hyôdô, un puissant yakuza qui s’intéresse à Yuki pour des raisons au départ très mystérieuses. Alors qu’il aurait dû le punir pour avoir commis un vol sur son territoire, il semble bien décidé à le protéger et à s’occuper des soins de son petit frère…

Peu à peu, on découvre par le biais des interactions avec notre trois héros et leurs proches d’autres personnages, qui vont avoir une importance grandissante dans l’histoire. Reiji, ce mystérieux méchant, va prendre une place de plus en plus imposante, jusqu’à ce que l’on revienne sur son passé (et c’est le personnage que je préfère, pour l’instant ! <3 ). Masatsugu, futur chef de la Seidokai, semble avoir son propre agenda, et nous allons lui aussi le découvrir petit à petit, lui et ses buts secrets. On réalise au fur et à mesure que les méchants ne sont peut-être pas tous méchants, que les gentils ont aussi parfois des intentions troubles, liées à leur passé, et que rien n’est ce qu’il paraît. Quant à ceux qui croient tirer les ficelles… il est fort possible qu’ils soient des pantins manipulés dans l’ombre sans même qu’ils le réalisent…

Une histoire complexe, mouvementée, violente, remplie d’émotion, avec des personnages attachants et forts, mais aussi terriblement humains. Une série coup de cœur, dont le seul reproche que j’ai à faire est : pourquoi la suite n’est-elle pas encore là ??? <3

 

Points positifs : de très beaux dessins ; une intrigue très creusée et très riche ; un rythme d’action et d’évènements haletant ; un scénario hyper complexe mais très bien mené et très accessible ; des personnages très attachants, qui grandissent dans notre cœur au fur et à mesure que l’on découvre le pourquoi de leurs motivations ; un mélange de présent et de passé qui nous permet à la fois de cerner la personnalité des « héros », mais aussi de se sentir très proche d’eux, même quand ils font des choix cruels et violents.

Points négatifs : la suite n’est pas encore sortie, c’est horrible :’( 






[Chronique] Malgré nos différences - Fanny André

 



Titre : Malgré nos différences

Auteur : Fanny André

Editions : City

Collection : Eden

Genre : Romance

Pages : 352

Sortie : 28 Octobre 2020

Prix : Numérique - Papier




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Résumé : Secrète et mystérieuse, Elzbieta est une jeune étudiante solitaire qui fuit les autres et préserve jalousement son intimité. Séduit au premier regard par cette jeune femme qui dissimule de profondes cicatrices sous ses longs cheveux, Silas est bien décidé à l’apprivoiser.


Il réussit alors à louer une chambre en colocation dans la même maison qu'elle. Mais on est bien loin du coup de foudre réciproque  :  Elzbieta veut obliger Silas et T-Rex, son gros chien dont elle a une peur panique, à partir. Elle se lance dans une véritable guerre où tous les coups sont permis.

Mais de la haine à l'amour il n'y a qu'un pas et Silas est bien décidé à ne pas se laisser faire, la guerre est déclarée !




Avis : Pour commencer, un grand merci à Fanny André et aux édition City pour ce service presse que j'ai reçu au début de ce confinement.


Nous faisons ici la rencontre d'Elzbieta, une jeune étudiante en psycho qui fuit absolument la compagnie des autres. Elle est secrète, mystérieuse et éloigne la moindre personne qui chercher à la connaître. Elle fait tout pour passer inaperçu, pour cacher son visage car elle a de nombreuses cicatrices qu'elle ne souhaite pas montrer. Malheureusement, quand ces dernières sont sur le visage, c'est très compliqué de tout cacher. A côté, nous découvrons Silas, 24 ans, en réorientation puisqu'il est infirmier et intègre la promo d'Elzbieta. Son but ? Faire une formation pour devenir médiateur animal et il souhaite à côté faire des études de psycho pour mieux comprendre l'être humain en règle générale. Il est persuadé que cela l'aidera beaucoup pour ses études. 

Silas débarque donc dans la vie d'Elzbieta et surtout dans son domicile. En effet, la jeune femme loue une chambre au vieux Jo et a toujours été la seule colocataire. Silas emménage avec T-Rex pour la plus grande horreur de notre héroïne. En effet, la jeune femme a très peur des chiens - notamment des gros chiens - et est prête à tout pour faire partir le maitre, comme le chien, le plus rapidement possible.


Soyons honnête, pourquoi j'ai voulu lire ce roman ? Le chien et le monde de la médiation animale qui m'intéresse beaucoup. Alors si, en plus, il est question d'une romance sous fond de ennemies to lovers, c'est un grand plus, je ne le cache pas.


Elzbieta est une jeune femme courageuse et pleine de vie. Bien sûr, ça ne se voit pas automatiquement car elle se cache énormément sous sa carapace mais en apprenant à la connaître c'est quelqu'un d'exceptionnel. Elle est têtue, touchante et terriblement attachante. Vers la fin du récit, elle prend une décision plutôt dangereuse et ... je ne l'ai trouvé que plus forte encore. Vraiment, c'est une héroïne qui m'a tout de suite marqué par ses réflexions et tout ce qu'elle pense. 

Silas est adorable. Il aime énormément son chien et s'intéresse de plus en plus à Elzbieta. Il est prêt à tout pour l'aider dans sa peur de cet animal que lui adore. J'ai vraiment aimé ses réflexions, l'importance qu'il consacre à sa famille. Son petit-frère, non voyant, qu'il adore, sa mère qui gère un maximum ; il fait tout pour les aider, en plus de ses études et de ses patients en temps qu'infirmier. Il a le look d'un bad boy coureur de jupons - selon les dires d'Elzbieta - mais c'est loin d'être ce qu'il est réellement.

Leur relation débute par des coups tombés à droite et à gauche, qui fera la pire crasse à l'autre, et c'était très amusant car j'ai de suite trouvé cela mignon en fait. C'est pas des crasses impardonnables, juste des choses bien embêtantes pour l'un comme pour l'autre. Cela évolue et j'ai vraiment beaucoup aimé. C'est une relation très touchante basée et l'histoire aborde de beaux messages : la confiance, l'acceptation de soi, le bien-être animal / la médiation animale, le fait de ne pas se fier aux apparences, etc. C'est vraiment une très belle histoire et un coup de coeur pour moi. Bon, je l'avoue, j'ai été conquise dès le chien sur la couverture mais l'histoire reste plus profonde que cela, avec la psychologie des personnages très détaillées.


Une très très belle surprise pour moi, en tout cas. La plume de l'autrice est toujours aussi fluide et addictive. Je me suis plongée dans ce roman dans l'optique de lire quelques pages. J'ai pourtant relevé les yeux de mon exemplaire à la fin de celui-ci. C'était vraiment une très belle découverte, quelque chose de très émouvant qui m'a bien touché vu certains sujets. Vraiment, j'ai adoré!




jeudi 19 novembre 2020

[Chronique] La Captive de Dunkelstadt - Magali Lefebvre


 

Titre : La captive de Dunkelstadt

Auteur : Magali Lefebvre

Editions : Noir d'Absinthe

Collection : Fleur d'Absinthe

Genres : Romance - Fantastique

Pages : 148

Sortie : 4 Septembre 2020

Prix : Numérique - Papier




SERVICE PRESSE




Résumé : Émile Dupontel compte terminer son tour de l’Europe en beauté avant de devenir notaire, comme on l’attend de lui. Friand de frissons comme de bonnes histoires, il jette son dévolu sur le château de Dunkelstadt, dont l’architecture, digne d’un conte de fée macabre, a enfanté moult superstitions.


Dans ces terres reculées, Émile était préparé à tout, sauf à tomber sous le charme de la belle Katarina, beauté sibylline, recluse entre les murs d’un édifice qui a tant à conter.

Secrets chuchotés et échos sinistres ont beau hanter les couloirs, Émile est déterminé à faire la lumière sur le mystère de Dunkelstadt, quitte à s’y égarer lui-même… et à perdre Katarina.




Avis : Pour commencer, un grand merci à Noir d'Absinthe pour la proposition et l'envoi de ce roman numérique.


Nous faisons ici la rencontre d'Emile Dupontel, un français faisant le tour de l'Europe avant de rentrer dans son pays. Son voyage touche à sa fin et il décide de finir en beauté en s'arrêtant au château de Dunkelstadt. Un château que tout le monde connait suite aux nombreuses histoires que nous racontons à son sujet. Histoires vraies, histoires exagérées ou histoires fausses ? Emile est bien décidé à mener sa petite enquête de son côté.


Ce qui m'a particulièrement marqué dans cette histoire c'est les descriptions. Elles sont nombreuses sans pour autant être indigestes, la plume de l'autrice aide beaucoup car nous avons cette impression de poésie dans les mots. A travers chaque descriptions, j'avais cette impression d'entrer dans un conte comme ceux que nous lisions en étant enfant. C'était réellement très beau. Au début, j'ai même eu du mal à réellement entrer dans l'histoire d'Emile tant je m'intéressais plus aux descriptions qu'au contenu de l'intrigue. J'ai fini par m'y plonger en début du mois et j'ai passé un excellent moment de lecture. 


Nous suivons principalement l'histoire du côté d'Emile mais de temps en temps, nous avons une petite partie accès sur les deux femmes du château et c'est très intéressant de suivre ces différents points de vues. Une malédiction pèse sur les épaules des deux femmes, Emile sera-t-il assez fort pour surmonter tout ce qui l'attend ? Je ne préfère pas trop en révéler mais sachez que j'ai adoré. 

J'ai beaucoup aimé cette ambiance mystérieuse, assez magique au final, que nous découvrons au côté d'Emile. Le pauvre, il ne s'attendait vraiment pas à ce que son voyage se termine ainsi. 

La plume est poétique, fluide et très addictive. L'autrice nous embarque en quelques mots dans son univers et c'est tout simplement magnifique à découvrir.


En résumé, une très belle découverte que je recommande à tous.