samedi 11 mai 2019

[Interviews] Association : Les Auteurs Indépendants du Grand Ouest #2

Hello, 

"On se retrouve aujourd'hui pour une interview particulière puisqu'elle regroupera les réponses de plusieurs auteurs de l'association l'AIGO. 
En effet, après discussion avec Shealynn Royan, je trouvais cette idée très différente de ce que je peux faire d'habitude tout en étant très fun donc j'espère que ça vous plaira également. 


Je pense que vous l'avez vu sur le blog mais je soutiens cette association depuis le début. Je n'ai pas encore lu tous les romans mais ça viendra bien un jour. 
Pour ceux que j'ai déjà pu lire, je peux vous dire que ce sont de sacrées petites merveilles qui m'ont énormément plu.

Et c'est reparti pour un tour, voici l'interview suivante qui regroupe à nouveau 4 questions. Voici le lien vers l'interview précédente





5. Depuis combien de temps existe l'AIGO ? Combien d'auteurs et d'illustrateurs font parti du projet ? 

Aidan Fox : 2017 si ma mémoire est bonne ? et je crois qu'il y a une trentaine de membres (mais tous ne sont pas actifs) 

Shealynn Royan : L'association a vue le jour en mars 2017. Le nombre de membre fluctue selon les années, mais nous comptons aujourd'hui 20 membres actifs réellement désireux de faire perdurer l'association.

Lynda Gld : Il y a pour l'instant plus d'auteurs que d'illustrateurs mais je ne saurais dire la proportion exacte, d'autant que certains font les deux ! 

Audrey Pleynet : Nous existons depuis la nuit des temps, nous sommes une société secrète :)






6. Depuis quel âge écrivez-vous ? Quel a été votre premier roman terminé ? Publié ? 

Aidan Fox : 20 ans. Les Murmures du Shar, 1er écrit, 1er publié. 

Céline Poullain : J'ai appris à écrire au CP, je crois ! :) :) :)
Sérieusement, l'écrit a toujours été présent. J'ai tenu un journal intime pendant toute la période du collège. J'ai griffonné des poèmes au collège et au lycée. J'adorais écrire des petites anecdotes au
lycée. J'ai créé un journal dans un collège où j'ai travaillé lorsque j'étais toute jeune. J'ai écrit pleins de petites choses (même un début de roman polar - mais je n'avais pas ait de plan et je ne sais plus qui est le meurtrier !!!) . Je n'ai décidé de faire un roman pour être publiée qu'à 40 ans. Les aléas de la vie ont fait qu'il m'a fallu 10 ans pour le boucler !

Ronan Cognet : depuis l'adolescence, premier roman "L'explorateur invisible", écrit à partir de 1999, pour bien rentrer dans le nouveau siècle, édité longtemps après.

Shealynn Royan : Céline Poullain ne peut pas s'en empêcher... lol. Pour ma part, dès que j'ai su écrire, j'ai commencé à tenir un journal, puis écrire des poèmes, comme beaucoup. J'ai écris mon premier roman à l'âge de 26 ans. Il s'agissait de Féerines. Premier écrit, et premier publié également.

Frédérique Bonizec :  Comme les autres, il me semble que l'écriture fait partie de moi depuis que je tiens un stylo. Et oui, les jeunes... Avant les tablettes et les ordinateurs, il y avait le papier et le crayon. 😂 Mon premier ouvrage a été édité en 2015 puis depuis je sors (enfin j'essaie) un ouvrage par an. J' ai des romans en cours de finalisation.

Lynda Gld : J'ai commencé à l'adolescence aussi. Mon premier roman est le second que j'ai publié (Oraison pour une île). Le premier publié (Le Vent des Lumières) a été commencé quand j'étais au lycée, je l'ai terminé 27 ans après...! Je l'ai terminé grâce au Mooc Draftquest, car, avec mon manuscrit inachevé, j'avais gagné le 1er prix du concours organisé avec Librinova qui consistait en l'auto-édition du manuscrit... J'avais pas le choix, fallait que je le termine !


Myriam Cln : J'ai commencé à écrire des histoires vers 13 ans, sur un cahier. J'ai continué toute mon adolescence. Ensuite, j'ai eu des périodes plus ou moins intense d'écriture pour mon seul profit.
En 2014, j'ai repris une histoire commencée et elle est devenue Yggdrasil.

Aidan Fox : Ah mais oui mais d'accord, moi j'étais en mode "depuis quand écriture professionnelle", sinon moi aussi j'ai commencé à 12 ans haha dans les petits carnets papier ;)


Soph Dudeuneuf : Depuis que je sais tenir un stylo ; je racontais l'histoire de mes animaux en les enjolivant :D Le premier livre publié, c'est Le Dernier Brûleur d'Étoiles ; écrit et bouclé en 2006, publié en... 2015 :D

Huth Claire Auteur : J'écris depuis toute petite mais sans aboutir quoi que ce soit. Mon premier roman terminé est Gardienne de la forêt et je crois que la publication est de 2015 donc commencé en 2014.


Audrey Pleynet : pareil, j'écris depuis toute petite. Mais je ne pouvais pas toujours prendre le temps de le faire, alors, je parlais. je parlais tout le temps et je me racontais des histoires et je racontais des histoires à mes peluches et mes amis imaginaires. Je me définis plus comme autrice que comme écrivaine, car écrire n'est qu'une des façons de faire vivre mes histoires

Jeanne Sélène : J'ai commencé à 6-7 ans en écrivant de faux articles de journaux dans un grand cahier vert. Et puis c'est mon enseignant de CM2 qui m'a vraiment mise à l'écriture : il proposait des ateliers vraiment chouettes avec une grosse part d'imaginaire, j'ai adoré. En 3ème, j'ai gagné un concours de nouvelles et dans la foulée, je me suis lancée dans mon premier roman "Balade avec les Astres", la vieillerie toujours d'actualité.


Mélanie De Coster :  je ne vais pas être originale : j'ai commencé à raconter des histoires avant même de savoir écrire. J'ai terminé mon premier "roman" (100 pages d'un magma que je ne vous infligerai pas) à 20 ans. Une espèce de romance qui se déroulait uniquement sur une nuit. À l'époque où on enregistrait encore ses textes sur des disquettes. Elle a disparu depuis (ouf). Mon premier roman publié en indé c'était De l'autre côté des mondes, la première version date de 2005 !

Shealynn Royan : Melanie De Coster Je propose un WEE spécial casseroles ! On sort tous un vieux texte bien moisi et on se marre 😂

Jérémie Babin :  L'adolescence fût une partie assez productive dans ma vie. De petites histoires, des pensées posées sur papier. C'était plus des brouillons qu'autre chose. Et puis j'ai grandi, j'ai mis de l'ordre dans ma tête et j'ai publié avec fierté ma première nouvelle "Sexe, drogues, rock'n'roll, et lumière blanche.".





7. L'auto-édition, est-ce un choix ? Pourquoi ? 

Aidan Fox : Oui. Pour ma part, les échanges que j'ai eus avec des éditeurs m'ont révélé des interlocuteurs qui ne connaissaient pas leur marché, qui avaient une vision stratégique très court-termiste, et une culture des genre de l'imaginaire pauvre. Le seul intérêt pour moi est donc le réseau de diffusion, mais je ne suis pas prêt à sacrifier mes droits pour ça. Bien sûr, ce choix m'oblige à gérer toute la chaîne éditoriale de mes livres, mais je préfère ainsi. Au fond je pense que je taperais vite sur mon éditeur parce que j'aurai toujours une idée de mieux faire son boulot que lui, donc c'est mieux comme ça ;)

Céline Poullain : Pour mon premier roman, je voulais être libre de faire exactement ce que je voulais. Je n'étais pas vraiment prête à laisser une ME changer le titre ou ne pas avoir mon mot à dire sur la couverture. En fait, j'ai envie d'être hybride. De choisir si l'un de mes textes est pour l'auto-édition ou tel autre pour une ME. Bref, liberté avant tout !

Shealynn Royan : L'auto-édition est plus qu'un choix, c'est une évidence. Après plusieurs années à travailler avec différents éditeurs pour mes publication jeunesse, j'ai failli tout arrêter. La collaboration avec une maison d'édition est très contraignante pour moi. J'aime m'occuper de mes livres de A à Z, et en étant éditée, ce n'est, bien sûr, pas possible. Plus que de ne pas pouvoir proposer mes idées, c'est me voir imposé les leurs (du titre, au nom des personnages, en passant par la couverture et la longueur des phrases...) qui m'ont convaincue que ce n'était pas pour moi. En 2016, je me suis intéressée à ces auteurs qui faisaient tout eux-mêmes et là, ça a été la révélation. J'ai publié mon premier roman dans la foulée sur Amazon et cette liberté de créer est idéale pour moi.

Frédérique Bonizec : Je suis dans la même logique que mes camarades. Mon éditrice n'acceptant mes choix et m'imposant ses idées, j'ai trouvé la liberté avec l'auto édition.


Lynda Gld : Je me suis tournée vers l'auto-édition par hasard (grâce au concours de Librinova), sinon je ne sais pas si je me serais lancée un jour. J'ai démarché des éditeurs il y a quelques années, mais sans succès. Aujourd'hui j'aimerais quand même avoir quelques romans publiés chez des éditeurs, pour moi c'est une question de reconnaissance professionnelle (même si celle des lecteurs est la plus importante).

Myriam Cln : Oui, ce fut un choix né de mon impatience .Je ne voulais pas attendre une hypothétique réponse...
Depuis, j'avoue que j'adore pouvoir gérer toutes les étapes de mon livre, faire mes propres choix.
Malgré tout, j'ai voulu tenter l'expérience de l'éditio
n lorsque City Editions m'a proposé d'éditer ABRI 19 (mon roman post-apo). La collection Dreamland qui devait l'accueillir s'est arrêté en janvier. ABRI 19 ne sera pas édité. Ce n'est pas grave du tout. 😘


Aidan Fox :  Amandine, il faut aussi garder en tête que pour plusieurs d'entre nous, l'édition peut être un choix futur lié à la durée de vie d'un ouvrage. Editer un livre est par exemple un bon moyen de le relancer quand il commence à s’essouffler :) il s'agit de céder des droits sur un produit pour lequel on a déjà tiré un bon bénéfice à la hauteur de ce qu'on estime avoir été notre investissement

Myriam Cln : Aidan Fox, exactement … Je dois ajouter que j'ai également signé un contrat d'édition Audio pour tous mes livre avec Audible.

Soph Dudeuneuf : J'avais auto-édité, de façon pas du tout professionnelle et très très amateur, mon premier livre en 2012 ; j'avais aimé la possibilité de tout faire de A à Z (j'allais vendre les livres sur les marchés). Après, il a été repéré par un éditeur ; l'expérience était intéressante, mais je préfère pour l'instant la liberté de l'auto-édition. Comme le dit mon groupe de musique préféré, "l'indépendance, ça, c'est la classe" ! :D

Huth Claire Auteur : J'aime le côté libre de l'autoédition et pratique. Et puis j'ai adoré touché à tout même si le côté commercial est vraiment pas mon truc …

Audrey Pleynet : Nope, je suis un monstre mercantile : l'auto-édition est par défaut parce que j'ai reçu des réponses négatives des maisons d'édition et que je voulais que mon livre soit lu. Au final je regrette pas du tout, c'est presque mieux d'avoir connu ce système avant d'être en ME pour bien connaitre le marché et la chaîne du livre


Jeanne Sélène : Quand j'ai écrit mon premier roman, je ne connaissais pas l'autoédition et j'ai tenté l'envoi vers une maison d'édition dont le retour avait été très positif malgré le refus. Quand je me suis remise le nez dans mon histoire des années après, j'ai d'abord publié chapitre par chapitre sur un blog et ce sont mes lecteurs qui m'ont poussée à chercher une ME. Sauf qu'en lisant les témoignages d'auteurs, ça ne m'a pas du tout plu... Finalement, j'ai choisi l'autoédition pour pouvoir tout maîtriser de A à Z et par impatience aussi.
Je ne regrette pas du tout. Sans être fermée à l'édition à compte d'éditeur, il faudrait vraiment me proposer un très bon contrat pour que je l'accepte…

Mélanie De Coster : En 2005, lorsque j'ai tenté pour la première fois l'auto-édition, c'était un peu par défaut. Ce n'était pas encore très répandu, pas facile non plus à l'époque de se faire connaître. Aujourd'hui, oui, c'est un choix. Je sais que je tente certains titres encore via des maisons d'édition, quand je sens qu'ils pourraient être mieux défendus par d'autres. Mais plus le temps avance, plus je suis contente de faire les choses moi-même, d'être décisionnaire. Et je deviens de plus en plus difficile avec les éditeurs avec lesquels j'aurais éventuellement envie de travailler.


Jérémie Babin : J'écris et je produis mes propres trucs. Que demander de plus ? Je trouve que ça a un côté un peu underground.
Shealynn Royan : Jérémie Babin espèce de rebelle, va !





8. D'où viennent vos idées pour l'écriture ? 

Aidan Fox : De la vie qui m'entoure. Une ville que je visite, une personne qui me marque, un film que je regarde... L'inspiration jaillit toute seule ;)


Céline Poullain : De partout, tout le temps. Un mot, une odeur, une sensation. Une photo, une rencontre, une phrase, un sourire. Tout est prétexte à me donner de l'inspiration. :)

Soph Dudeuneuf : La réponse de Céline correspond parfaitement ! :)


Frédérique Bonizec : Le quotidien est une source inépuisable d'inspiration.

Shealynn Royan : Voilà, comme les autres :) 


Lynda Gld : Je m'inspire beaucoup des lieux, souvent ce sont eux qui guident les histoires que je raconte. Après viennent les personnages. :)

Myriam Cln :  De vraiment beaucoup de sources. Cela peut être une phrase, une scène de film, une situation...
Ou, parfois, je me concentre sur un thème que j'aimerai aborder et les idées affluent.



Huth Claire Auteur : De ce que je lis, je regarde (animés, films, séries), de mon imagination, de mes rêves. Parfois de la vie réelle mais pas souvent.

Audrey Pleynet : Je crois que mes inspirations viennent des petites voix dans ma tête. Souvent je privilégie celle qui crie le plus fort, qui me fait marrer ou qui me déculpabilise quand je mange du chocolat... Oui celle-là elle est sympa 😏


Jeanne Sélène :  Mon inspiration vient de partout, tout le temps, sans arrêt, avec une capacité épuisante à vouloir tout traiter tout de suite, là, maintenant…

Mélanie De Coster : Mes idées peuvent surgir à tout moment. Une phrase entendue, un événement, quelque chose que je vois... J'ai juste à ouvrir les yeux et les oreilles pour les laisser me trouver !


Jérémie Babin : Du rock'n'roll. L'écoute d'une musique peut déclencher l'écriture. C'est dans le rock que se trouve la vérité.



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Moi :  Aujourd'hui, notre prof nous parle de personnes pauvres qui vendent leurs organes aux riches pour sauver des vies... devinez qui se retrouve avec une nouvelle idée de roman qu'elle veut écrire TOUT DE SUITE parce que le rapport de stage ce n'est clairement pas important ? 😴
Vous arrivez à mettre vos cerveaux en pause ? Non parce que je n'arrive plus à suivre le mien x)

Myriam Cln : Amandine Parfois, la nuit seulement … et encore ! ;) 

Moi : La nuit c'est encore pire … la dernière fois j'ai quand même rêvé que j'organisais un énorme salon de l'autoédition x) 

Shealynn Royan : Y'a plus qu'à ! T'as déjà l'expérience, c'est bon, fonce ! ^^ 

Moi : Shealynn, tu sais comment on achète du temps ? J'en manque actuellement x) 

Shealynn Royan : Amandine, ah non, désolée ! Y'a mon fournisseur officiel qui vient de décéder … :') 

Myriam Cln : Personne n'a un retourneur de temps à me fournir ? 
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Eh voilà ! Ce second article est déjà terminé. Rendez-vous samedi prochain pour la suite de l'interview groupée ! 
Et encore un très grand merci à tous les auteurs ! ❤







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