Jonah's words - Marie HJ
Titre: Jonah's words
Autrice: Marie HJ
Auto-Édition
Genre: romance MM, contemporain, tranche de vie, maladie, handicap
SERVICE PRESSE
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Résumé:
« Jonah
n’a jamais su simplement me dire oui. Toujours dans la retenue. Tellement sûr
de lui en apparence et tellement apeuré sous l’armure. J’ai découvert tant de
choses entre ses pages. Tout ce que je brûlais d’entendre, je l’ai finalement
lu.
Trop tard.
Il m’a affirmé que
tout n’était que mensonge. Je sais que c’est faux. Peut-être qu’aujourd’hui il
ne pense plus un traître mot de tout ça. Possible qu’il soit passé à autre
chose.
Jonah que je
croyais si fort… tellement fragile en réalité.
Le retrouver malgré
lui. Affronter la passion. Essuyer son mépris. Perdre la raison. Voilà ce qui
m’attend. »
Trop tard.
Il m’a affirmé que tout n’était que mensonge. Je sais que c’est faux. Peut-être qu’aujourd’hui il ne pense plus un traître mot de tout ça. Possible qu’il soit passé à autre chose.
Jonah que je croyais si fort… tellement fragile en réalité.
Le retrouver malgré lui. Affronter la passion. Essuyer son mépris. Perdre la raison. Voilà ce qui m’attend. »
Chronique d'Aurélie
Tout
d’abord, un grand merci à Marie pour ce service-presse et sa gentillesse, elle
est adorable ! <3 C’est toujours un plaisir d’échanger avec elle et de
découvrir ses bébés et univers si variés <3
J’avais
hâte de lire ce roman, qui m’intriguait. Ayant adoré (plus qu’adoré, même !)
Pray for me, j’avais très envie de découvrir un autre axe du travail de Marie,
avec cette histoire qui n’avait pas l’air tellement feel-good non plus (et vous
savez que je préfère les histoires pas feel-good, souvent ;) ).
J’ai
donc plongé dans l’univers de Jonah et Scott avec plaisir.
J’ai
eu un peu de mal à accrocher au début. Ce n’est pas du tout dû au style ou aux
décisions scénaristiques de Marie, qui sont très pertinents. En plus, j’aime
beaucoup sa plume, dynamique et fluide, aiguisée et direct, à ce niveau-là je
savais déjà que cela me plairait énormément.
Ce
qui m’a donné un peu de peine à entrer dans l’histoire, c’est qu’au tout
départ, je n’ai pas accroché avec la rencontre de Jonah et Scott. Celle du
présent (je vous explique le découpage après), qui est très directe. On est tout
de suite dans l’émotion, et Marie envoie tout de suite du lourd avec ces
retrouvailles, inattendues pour Jonah, espérées et craintes pour Scott. N’ayant
pas encore eu le temps de faire la connaissance de nos deux héros, je n’ai pas
été entraînée par leurs émotions du moment, mais cela va vite changer, avec un
premier retour en arrière douze ans plus tôt.
Le
récit, justement, alterne entre le présent, et ce passé vieux de douze ans.
Deux périodes de la vie de Jonah et Scott, deux rencontres, et beaucoup d’émotions.
J’ai adoré le découpage : d’une part ce contraste entre le présent et le
passé, qui fait qu’on découvre peu à peu toute la vérité sur ce qui s’est passé
entre Jonah et Scott, pourquoi Jonah hait Scott à ce point, pourquoi ils sont tous
les deux bouleversés de se retrouver, etc. Mais au-delà de cette alternance,
une chose que j’ai adorée, c’est la présence des écrits de Jonah. Pendant
longtemps, Jonah écrivait sur un journal intime, ses réflexions, ses émotions,
racontant sa vie, les évènements joyeux, tragiques, difficiles qu’il
traversait, la maladie de sa mère, son découragement, sa colère, sa fatigue,
etc. Tous ces sentiments qu’il retranscrit pas à pas, avec humour, philosophie,
poésie et paillettes, et qui peuplent le récit de son point de vue à la fois
lucide et un peu rêveur, drôle et touchant.
Ces
passages, pour moi, sont vraiment un énorme plus à l’histoire.
J’ai
adoré le récit du passé de Jonah et Scott. La légèreté qui en découle, le
premier amour, leurs pas balbutiants, leurs chamailleries, l’humour et l’obstination
de Scott, la mauvaise humeur chronique de Jonah. Les suivre, chapitre après
chapitre, dans leur rapprochement, leurs cœurs qui s’ouvrent, les découvertes
de leur relation, etc., m’a énormément plu. Ce sont mes passages préférés du
récit, d’ailleurs. J’aime la fraicheur de cette partie de l’histoire, mais
aussi l’anxiété qui règne, la manière dont Jonah tente de jongler entre sa
mère, dont la maladie ne lui permet pas de changer leur quotidien, et son
désir, son besoin, même, d’être avec Scott, de se rapprocher de lui, de le
revendiquer, en fait, simplement. C’est doux, lumineux et tragique à la fois.
Au
départ, donc, et ce durant quelques chapitres, je n’avais pas envie de retourner
dans le présent, tellement j’étais bien avec les jeunes Jonah et Scott. J’ai
moins accroché avec leurs retrouvailles et ce qui se produit entre eux, mais
peu à peu, au fur et à mesure que j’entrais dans leur tête et que je découvrais
ce qui s’était passé entre eux, j’apprivoisais aussi les Jonah et Scott
adultes, et je me suis mis à râler à chaque fois qu’on revenait au présent… et
à chaque fois qu’on retournait dans le passé. Positivement, j’entends, j’étais prise
dans ces deux récits, et il m’était devenu difficile de les quitter l’un comme
l’autre, même si d’un autre côté, je voulais avancer, en savoir davantage, les
voir évoluer.
Donc
cette alternance met les nerfs à rude épreuve, par moment, mais c’est vraiment
un énorme plus de ce roman, que j’ai énormément apprécié.
Revenons
un peu sur Jonah et Scott. D’abord, je dois dire que le prénom de Scott n’a pas
joué en sa faveur au départ. C’est pourtant lui, des deux, qui est devenu mon
personnage préféré, mais j’ai eu un truc avec son prénom, au début. C’est très
bête, et je me marre toute seule de ma propre idiotie, pour dire vrai. Je n’ai
absolument rien contre ce prénom, c’est juste qu’à chaque fois que je le lisais
je pensais à « Scotland » (l’Écosse) et du coup je l’imaginais avec
un kilt et une masse d’arme à la main, ce qui ne correspond absolument pas au
personnage ;) Au contraire, j’ai même vite réalisé que le barbare
agressif, des deux, était clairement Jonah.
Quelle
tête de bûche, celui-là, alors, je vous jure. Il y a eu des moments où j’ai eu
envie de le frapper avec une pioche. Pourtant, quand on lit son histoire, et qu’on
suit sa vie, l’évolution de la maladie de sa mère, les drames qu’il a
traversés, évidemment, on le comprend. Mais quand même, plus borné, tu meurs. Sa
manière d’être est logique, mais merde, Jonah, tu as le droit d’être heureux !
Arrête de faire toujours passer les autres devant toi, et d’imaginer un futur
lointain, la vie c’est maintenant ! Pardon, je m’emporte toute seule, je
vous jure que parfois j’aurais voulu le secouer et l’obliger à coller sa langue
dans la glotte de Scott (avec option « ne pas s’enfuir après »).
Malgré
son acharnement à rester malheureux, seul et en difficulté, Jonah reste une
personne remplie de bons sentiments, qui se préoccupe avant tout de sa mère,
dont il gère la maladie et le quotidien seul depuis ses treize ans. Ses poids
sont énormes, on ne lui en veut pas de faire des choix parfois douteux, même si
on aimerait qu’il en fasse d’autres. Il réagit trop fort à tout, mais comment
agirions-nous à sa place, dans sa situation ? Il s’est senti abandonné à
plusieurs reprises, il n’a plus confiance en l’humain. Il est seul, et épuisé.
Et on le comprend.
Scott,
a contrario, est aussi solaire que Jonah est sombre. J’adore Scott. Il a
beaucoup d’humour, et il est complètement désintéressé. Il ne fait pas non plus
toujours les bons choix, mais le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est
persévérant, et qu’il a tout donné pour réparer ses erreurs passées (erreurs d’adolescence
qui n’auraient pas dû avoir de telles conséquences si Jonah n’avait pas été
dans la situation dans laquelle il était… chose que Scott ignorait) et pour soutenir
cet homme qu’il aime comme un fou. Il s’est cru « guéri » de cet
amour, mais chacun de ses choix l’a amené à l’épauler de loin, à lui consacrer
sa vie. À lui et, bien sûr, à la maladie de Marissa, la mère de Jonah. C’est un
homme profondément bon, même s’il va être amené à faire des erreurs de parcours…
mais c’est humain, ça, non ?
La
maladie de Marissa, venons-y. J’ai beaucoup aimé cet aspect de l’histoire. C’est
lourd, c’est difficile, et c’est intéressant. Marissa est un personnage
forcément délicat à cerner, avec cette maladie de personnalités multiples. Elle
change d’humeur et de discours d’une seconde à l’autre, c’est parfois très
désarmant, et on comprend le poids que porte Jonah au quotidien, son
inquiétude, le fait qu’il est obligé de lui consacrer toute son attention,
toute sa vie. Jonah adore sa mère, mais il est seul face à cette maladie, et la
peur que ce soit héréditaire, en plus… Et nous, on aime Marissa, mais parfois,
on la maudit aussi, parce que malgré elle, elle fait vivre l’enfer à son fils,
même si personne n’a le choix et que, dans ses moments de lucidité, elle s’en
veut de sa maladie, d’être cette mère qui n’a pas su vraiment être une mère
pour son propre enfant, à cause de ce handicap…
Autre
« détail » important de l’histoire, mais aussi, je crois,
globalement, des univers de Marie : la musique. Elle peuple le récit, le
rythme, nous fait passer des messages. Et U2, quoi <3 J’adore les goûts musicaux
de Jonah, clairement ! Les lecteurices non bilingues apprécieront les
traductions des extraits de chansons choisis. Pour ma part la traduction me
gêne un peu, mais je me suis contentée de faire en sorte de l’ignorer. Ce n’est
pas une critique, parce que clairement, tout le monde n’est pas bilingue, donc
la traduction sera généralement bienvenue ^^
Jonah
et Scott ont su m’emporter avec eux dans leur bulle de violence, de passion, de
tendresse, de désir, de haine et d’amour, au fil des pages. Autour d’eux,
gravitent des personnages secondaires attachants et adorables (big up à
Romuald). Ilona, par contre, m’a beaucoup déçue et choquée (même si vous
verrez, on peut comprendre sa colère, j’ai trouvé ses mots horriblement
homophobes et durs et du coup, moi qui l’avais appréciée tout du long, je me
suis mise à la détester). En tous les cas, j’ai passé un très bon moment à
travers les mots de Jonah ou, parfois, son absence de mots. La conclusion,
drôle et touchante, m’a beaucoup fait sourire. Scott, je t’aime !
Points positifs : une plume aiguisée et directe, qui nous force à faire
défiler les pages sans s’arrêter ; des personnages aux caractères creusés,
à l’opposé l’un de l’autre, qui pourtant semblent faits l’un pour l’autre ; un
récit qui alterne présent, passé et journaux intimes, addictif et très bien
découpé ; le thème de la maladie est intéressant et touchant.
Points négatifs : Jonah est une tête de bûche finie !!!!! ;)
Note : 4,4/5

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