jeudi 4 janvier 2018

[Interviews] Mickaël Paitel

 
 
 
 
Bonjour à tous,
 
On se retrouve pour une nouvelle interview et c'est Mickaël Paitel que nous accueillons sur le blog.
 
 
 
 
 
*****
 
 
 
Bonjour Mickaël Paitel et bienvenue sur Amabooksaddict,






1 Pour commencer, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Bonjour et merci de recevoir sur ce blog des auteurs qui sont un peu dans l’ombre. J’ai 50 ans, je mesure 1m78 pour 92 kg ce qui est déjà un beau bébé comme l’on dit.  Je suis accroc à l’écriture, à l’actualité du rugby et à internet. Je dirige une PME mais mon parcours professionnel est pluriel et en aucun cas singulier.





2 Depuis quel âge écrivez-vous ? Quel a été votre premier roman terminé ?

L’école m’a fait aimer l’écriture et j’étais moins bon dans d’autres matières. Je me suis fâché avec les chiffres au profit des mots. J’ai commencé par écrire des poèmes, à imaginer des citations. Puis j’ai voulu retracer mon parcours dans une autobiographie privée et cela m’a donné, par la suite, l’envie d’écrire des fictions. L’écrivain Fabrice Pichon m’a conseillé à mes débuts pour l’écriture du premier polar « Le secret de la forêt des Blaches ». 





3 Pourquoi publier en autoédition ? (si vous êtes publiés en maison d'éditions la question est : Pouvez-vous nous parler de la publication de votre-vos roman(s) ?)

L’autoédition me permet d’écrire sans pression, donc libéré. L’enjeu peut rendre fébrile ! Je n’ai pas d’objectif fixé par un éditeur post premier roman par exemple. J’échappe aux obligations contractuelles de l’auteur qui a signé un contrat d’édition avec les contraintes d’aller dans des salons, les librairies ou les supermarchés pour y signer des dédicaces. Cela serait très compliqué professionnellement d’honorer ces engagements. Si j’avais été retraité, cela aurait changé la donne. L’acte d’écrire en autoédition est un engagement qui oblige à produire un contenu de qualité par respect pour le lecteur. Cette implication m’a permise d’obtenir deux articles dans la presse départementale justement parce que j’ai proposé un livre cohérent, bien qu’autoédité ! 





4 D'où viennent vos idées pour l'écriture ? 

C’est un long cheminement car un livre ne se créé pas en deux jours. J’ai besoin d’avoir une grande ligne directrice. Exemple : Un jeune homme qui a été abandonné par sa famille se retire comme ermite dans une maison qui héberge des squatteurs. Ensuite je cherche un titre en rapport avec ce résumé et dans lequel se dissimule souvent un jeu de mot. Quand je me réveille le matin, les idées qui me viennent sont notées sur un carnet, en fait très longtemps avant le début de l’écriture du récit. Ce peut être également les dialogues nés de mes rencontres car j’aime délier les langues. Cela me nourrit. Enfin je plante le décor, mets en scène les personnages qui sont souvent opposés socialement. 





5 En quelques mots, pouvez-vous présenter votre/vos roman(s) ?

J’ai eu une boulimie d’écriture en quelques années aussi je me cantonnerais à présenter le livre le plus récent (06/2017). Il s’appelle « La sagesse pour appât », l’histoire d’un veuf qui prend sa retraite et meurt d’ennui malgré le soutien de son meilleur ami. J’aime parler des gens ordinaires qui sont finalement le reflet de nos vies routinières ! L’idée de ce livre part
d’un constat sociétal : Lorsque vous êtes âgé, seul, parfois sans énergie ou sans motivation, plus tout jeune et physiquement abîmé, quels sont vos atouts pour séduire la femme que vous recherchez ? Pour l’appâter, il reste la sagesse, l’expérience de la vie mais cela suffit-il dans une société obsédée par l’apparence ? Cela est le côté sérieux, mais j’aime faire sourire le lecteur avec des boutades humoristiques. Pour y parvenir, je tente le mélange des genres. Je créé, par exemple, la rencontre entre une bourgeoise fortunée très maniérée et un ouvrier radin qui peine à boucler ses fins de mois. 





6 Avez-vous d'autres projets à venir ? 

Pour 2019 ou 2020, je compte publier le tome 2 de : « Une retraite sous de mauvais auspices », le récit d’une sorte de Tatie Danièle en guise de personnage principal. 





7 Avez-vous un rituel particulier avant - pendant - après l'écriture d'un roman ? 

Voir le chapitre « d’où viennent vos idées pour l’écriture ». J’écris et c’est impératif, isolé dans une pièce sans bruit ni musique. J’ai beaucoup de mal à écrire le soir. 





8 Une dernière chose à nous dire ? 

Oui, à propos d’un constat probablement lucide. Quand j’ai commencé en autoédition, je vendais beaucoup plus qu’aujourd’hui. Exemple 500 livres numériques de « Braquage en Bretagne-Sud » se sont écoulés en 1 an, ce qui restait correct pour un inconnu. Je ne cours pas après l’argent et on ne peut pas vivre de l’écriture, sauf quelques noms célèbres.

Aujourd’hui je remarque qu’il y a une surabondance de livres.

Le marché semble saturé. Il y a plus de bouquins que de lecteurs ! Pour la rentrée littéraire 2017 ce sont déjà 581 nouveaux ouvrages, étrangers compris qui ont inondé le marché ! Chaque mois et uniquement sur Amazon, sont publiés environ 100000 ebooks ! La question est comment puis-je être visible dans cet océan de livres ? C’est en cela que je voulais remercier des gens comme vous Amandine. Merci de votre saine curiosité et votre contribution à faire connaître des auteurs sans succès mais qui ont probablement du talent. En tout cas, le lecteur pourra en juger.



*****
 
L'interview touche à sa fin, merci Mickaël pour votre participation et à très vite.
 
Vous pouvez le retrouver sur Twitter et son blog ; ses romans sont disponibles sur Amazon.
 

 





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire