mardi 31 décembre 2019

[Série] Juillet-Décembre 2019 : point sur les séries que j'ai visionnées

Petit point sur les séries que j'ai visionnées au cours du second semestre 2019




Voici 2019 qui se clôt, et c’est sous la tempête que je termine mon article concernant les séries que j’ai visionnées au cours de ce second semestre 2019. Six mois riches en découvertes, certaines séries achevées, d’autres en cours, mais en tous les cas, beaucoup de très belles choses, et de coups de cœur magiques !

Focus sur une demi-année de séries en tous genres.


(l’article pour le premier semestre est ici : 

Petite précision: je mets les titres en VO car je regarde les séries en VO mais avec la traduction française, quand il y en a une, entre parenthèse ^^

Tales of the city (Les chroniques de San Francisco)


Synopsis : Mary Ann est de retour à San Francisco où elle retrouve sa fille Shawna et son ex-mari Brian, 20 ans après les avoir quittés pour poursuivre sa carrière. Fuyant la crise de la quarantaine provoquée par sa vie bien rangée dans le Connecticut, Mary Ann retourne auprès de la famille qu’elle s’est choisie constituée d’Anna Madrigal et des résidents du 28 Barbara Lane.




Mon avis : une saison seulement, 10 épisodes. Une série qu’on m’a conseillée, et que j’ai littéralement dévorée. Très courte, trop courte, elle m’a passionnée et fait partie de mes plus gros coups de cœur de l’année. Un peu difficile de rentrer dedans, car elle est issue d’une autre série, tournée dans les années 90 (et à la base d’une série de livres), elle en reprend les protagonistes, qui sont nombreux, ce qui fait qu’il n’est pas évident, dans le premier épisode, de s’y retrouver, mais on rentre vite dedans malgré tout, dans l’ambiance de ce quartier queer de San Francisco, et c’est fabuleux. Mention spéciale pour l’un des épisodes, qui est en flash-back dans les années 60, à l’époque où être une femme trans était socialement plus que difficile. Une série qui aborde beaucoup de thématiques LGBTQ+ avec une grande justesse. 


Las chicas del cable (les demoiselles du téléphone)



Synopsis : Être une femme en 1928 n'était pas simple. Grâce à leur travail de standardiste, quatre jeunes femmes en quête d'indépendance créent une relation qui va changer leur vie.



Mon avis : une série historique ET LGBT+, que demander de mieux ? Une ambiance géniale, une époque où être femme était très difficile et où les injustices qu’on perçoit encore aujourd’hui étaient plus que flagrantes. Cette série est une belle leçon d’humanité, elle nous transporte dans un autre temps, nous fait vibrer, pleurer, rire et trembler avec 4 femmes fortes, qui se débattent face à une société profondément injuste. Si la cause féministe y est de suite abordée, de diverses manières (femme maltraitée, fille souhaitant travailler et s’émanciper de ses parents, femme libre refusant de s’attacher et manipuler par un système injuste, et jeune femme de la campagne découvrant la liberté de la ville), elle ne va cesser de s’approfondir, avec l’arrivée des suffragettes, des personnages hauts en couleur, bons ou mauvais, souvent troubles, mais aussi des problématiques LGBT+ fortes, délicates, surtout dans un tel monde. Une très belle série espagnole, qui est pour moi un vrai coup de cœur.

Trinkets


Synopsis : Trois lycéennes que tout oppose : Elodie, la marginale, Moe, la délinquante et Tabitha, la populaire se rencontrent lors d'une séance des "Voleurs à l'étalage Anonymes". Contre toute attente, elles se lient d'amitié.



Mon avis : une première saison haute en couleur, où l’on suit trois adolescentes que tout semble opposer… mais qui ont un secret commun qui va vite les lier. Une série très « teenagers », un peu trop légère pour moi, mais avec de belles problématiques abordées, et notamment une des héroïnes qui est lesbienne assumée. Ça se laisse vraiment bien regarder, et j’attends la suite ! :-)

3Bellow (le trio venu d'ailleurs)



Synopsis : Après s'être écrasés sur Arcadia, deux extraterrestres tentent de faire profil bas pour échapper à des chasseurs de primes.


Mon avis : une série parallèle de « Chasseurs de trolls », précédemment sortie sur Netflix. Même univers, mais ici, on se retrouve aux côtés d’extraterrestres qui, après une attaque sur leur planète, se retrouvent à se cacher sur terre. Des personnages géniaux, de l’humour, des situations parfois délirantes, un big up pour le chien qui m’aura parfois fait mourir de rire, et pour « papi » (plus décalé, tu meurs). Une très bonne série bien animée et intéressante, que j’ai préférée à « Chasseurs de trolls », et devant laquelle j’ai passé de très bons moments familiaux.

Bonding


Synopsis : Deux amis inséparables au lycée se retrouvent à New York après s'être perdus de vue, mais leur nouveau terrain de jeu est radicalement différent.



Mon avis : une série drôle, qui nous parle de sexualité, de la manière dont on perçoit sa relation à l’autre, à travers des réflexions sur le BDSM, mais aussi sur la vie et la relation humaine en général. Drôle, légère, mais finalement plutôt creusée, c’est une série courte à épisodes courts qui vous transportera dans un univers un poil délirant, mais non moins cohérent et actuel.

Transparent


Synopsis : Morton réunit ses trois enfants maintenant adultes pour leur parler d'avenir, seulement il ne s'agit pas d'héritage mais de son identité de genre. Professeur à la retraite, il devient Maura.



Mon avis : série en cours, 4 saisons sorties. Quand j’ai vu le titre, je n’avais pas compris de quoi il s’agissait. Cette série nous mène sur les pas de la famille Pfefferman, au moment où le père, à presque 70 ans, fait son coming out en tant que femme (trans). Nous suivrons donc sa transition, avec ses questionnements, ses joies et ses déceptions, mais aussi les interrogations de sa famille, leur surprise, leur acceptation. Également, nous nous attacherons au quotidien de cette famille juive un peu décalée. Maura et sa transition ; Shelly, la mère, et ses soucis d’adaptation au monde ; Sarah, femme bi aux forts besoins sexuels et affectifs ; Josh, le musicien qui cherche l’amour et enchaine les relations (et les déceptions) ; Ali, la petite dernière, qui ne se sent pas bien dans son corps et étudie le féminisme et les questions de transidentité. Et plusieurs autres personnages gravitant autour de cette famille déjantée et un poil cassée.
Point noir de la série : autant entrer dans la communauté juive qui entoure cette famille a beaucoup d’intérêt (suivre leur quotidien, leurs fêtes, leurs croyances, leurs réflexions), autant beaucoup de mots sont utilisés sans traduction, comme si on avait tous un doctorat en judaïsme (ce qui n’est pas mon cas), rendant certains termes ou passages obscurs ou difficiles à comprendre.
Aussi, j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, et je n’ai toujours pas beaucoup d’affection pour certains d’entre eux (à commencer par Maura). Cependant, malgré ça, j’ai tout de suite accroché avec la série en elle-même, qui est drôle, déjantée (parfois un poil too much dans les visions des personnages, mais ça rejoint assez bien le côté « spiritualité juive » et c’est plutôt marrant dans l’ensemble), et surtout une très bonne étude sociétale.
On y aborde de nombreuses problématiques sociétales, et ce avec un réel réalisme : transidentité, homosexualité, bisexualité, non-binarité, féminisme, relation sexuelle avec un mineur (abus ou amour ?), question de la légitimité d’Israël et de ce qu’elle fait subir à la Palestine, etc. C’est vraiment une très bonne série, d’un réalisme bluffant, qui met parfois mal à l’aise tellement c’est « réel », souvent très « wtf », mais complètement ancrée dans notre monde, notre société, notre vie au quotidien. Bref, une série que je conseille vraiment, malgré certains écueils et défauts, c’est une véritable réflexion sociétale qui m’a amenée à pas mal réfléchir ou simplement à adhérer !

Le Prince des Dragons



Synopsis : Deux princes forment une alliance improbable avec l'elfe assassin envoyé pour les tuer et se lancent dans une quête destinée à pacifier leurs territoires.



Mon avis : Une série animée coup de cœur, pour moi, qui ne démérite pas avec cette troisième saison ! Tout est parfait : les dessins, pour commencer, sont de toute beauté. La magie y est très présente, on a des héros humains, d’autres provenant d’autres peuples (elfes, dragons, crapaud magique), ils sont tous splendides.
Les personnages sont attachants, ils évoluent au fil de leur voyage et on les apprécie de plus en plus, ou au contraire on se met à les détester (à part Aaravos qui est super « méchant » mais que je kiffe de ouf ;) <3 ). Certains sont troubles, vont devoir faire bifurquer leurs destinées, en bien ou en mal, alors que l’avenir s’assombrit.
Les héros sont courageux mais pas téméraires, parfois perdus face à l’adversité et à de terribles choix qu’ils vont devoir accomplir. Ils se battent pour sauver le monde, et pour que deux peuples ennemis puissent enfin s’apaiser et vivre en paix l’un près de l’autre. Callum est un humain qui pratique une magie habituellement pas accessible à son peuple, Rayla une elfe de lune, Ezran un autre humain qui a le pouvoir de parler aux animaux. Chacun est différent, chacun s’accepte avec ces différences, justement. L’amitié des uns grandit, tandis que d’autres sentiments émergent pour d’autres, rassemblant des membres de peuples que tout oppose… mais qui ont pourtant appris à se faire confiance et à s’apprécier avec ces différences.
Une série dans laquelle la différence est cultivée et mise en avant à travers plusieurs thématiques : un personnage est sourd, il y avait dans la saison 2 un couple de femmes, et dans la 3, on découvre qu’un des personnages a deux pères. Des amitiés ou plus naissent entre des personnes de peuples complètement opposés, nous incitant à la tolérance et à l’ouverture d’esprit. Une saison 3 magnifique et définitivement trop courte, mais qui confirme mon coup de cœur. Une des meilleures séries animées que j’ai vues, avec le Dernier Maitre de l’Air et La Légende de Korra (créée d’ailleurs par le même réalisateur, au passage ^^)

Given


Synopsis : Basé sur le manga Given de Kizu Natsuki.
L'histoire se centre sur Ritsuka Uenoyama, un jeune lycéen jouant de la guitare mais qui a perdu tout intérêt pour cet instrument.
Un jour, il fait la rencontre de Mafuyu Sato possédant une guitare dont les cordes sont usées. Pour pouvoir récupérer son endroit où faire la sieste, Ritsuka lui propose de réparer sa guitare. Toutefois, lorsque Ritsuka se met à tester sa guitare, Mafuyu est émerveillé et souhaite qu'il lui apprenne à jouer.
Ainsi, il va présenter, sans grande conviction, Mafuyu à son groupe de musique. Cependant, lorsqu'il entend Mafuyu chanter pour la première fois, Ritsuka souhaite qu'il rejoigne son groupe.



Mon avis : un gros condensé d’émotions, et une vraie réussite que cet animé musical ! Tiré de la série de mangas « Given », je craignais qu’il ne soit pas à la hauteur d’un manga exceptionnel, qui fait partie de mes plus gros coups de cœur. Mais en fait, c’est un beau bijou. L’ambiance musicale est de qualité, vraiment magique. La tension est présente, les personnages sont bien amenés et attachants. L’histoire de Mafuyu est toujours aussi bouleversante, avoir su la mettre en musique à travers sa chanson lors du concert a su m’émouvoir aux larmes. Un animé qui parle de musique, mais pas seulement. D’un drame d’adolescence terrible qui aura eu des conséquences très difficiles sur la vie d’un jeune homme à l’aube de sa vie. Mais tous les personnages sont touchants dans leurs émotions, leurs sentiments, leurs difficultés. Leurs interactions sont géniales. Entre amitié, amour et sentiments flous, une pointe d’humour et de l’adorabilité aussi. Un très beau coup de cœur <3 

Downton Abbey


Synopsis : Les héritiers de Downton Abbey ayant péri lors du naufrage du Titanic, la famille Crawley se retrouve dans une position délicate, les trois descendantes ne pouvant prétendre au titre de Lord Grantham. Or, le titre, le domaine et la fortune de la famille sont indissociables. Matthew Crawley, nouveau successeur et lointain cousin, arrive à Downton Abbey. Il y découvre un style de vie nouveau, avec des règles très strictes qui régissent la vie entre aristocrates et serviteurs.




Mon avis : 
j’avais regardé les trois premières saisons il y a des années, et je ne sais pas pourquoi, je m’étais lassée. À l’annonce du film qui a dû sortir en septembre, j’ai eu l’envie de replonger dedans, et ai recommencé la série à zéro. Une superbe plongée historique des années 10 à 30, où l’on suit la vie d’une grande demeure noble en Angleterre. Nous y suivons non seulement la famille Grantham, mais aussi toute la vie de la maisonnée, avec les histoires de nombreux domestiques, certains juste de passage, d’autres qui restent, ou reviennent, et que nous voyons évoluer avec plaisir. Sur un fond historique parfait, qui nous voit assister à l’époque pré-première guerre mondiale, puis à la grande guerre et à ses ravages, et enfin, aux grands changements qui, naturellement, ont eu lieu après la guerre. Des personnages forts, ayant tous des caractères différents mais bien trempés, et auxquels nous nous attachons malgré leur grande humanité, qui fait d’eux des hommes et des femmes bourrés de qualités, certes, mais aussi de défauts. Une magnifique saga historique et familiale au sens large du terme, qui est un vrai coup de cœur pour moi.



Orange is the new black



Synopsis : Piper Chapman est incarcérée à Litchfield, une prison de sécurité minimale pour quinze mois car elle a transporté une valise d'argent issue du trafic de drogue, dix ans plus tôt, pour son amante d'alors, Alex Vause. Elle tente de se faire à la vie en prison, entre le clanisme, les réseaux et les fortes personnalités des autres détenues.



Mon avis : série que j’ai regardée ces derniers mois, j’ai eu des hauts et des bas lors du visionnage, mais au final, c’est un coup de cœur. J’ai eu énormément de mal à accrocher au début, l’ambiance et le personnage de Piper (le seul personnage principal au tout début) ne me plaisaient pas des masses, mais au final, plus on avance, plus on apprend à connaitre une foule de protagonistes différent.e.s qui vont tou.te.s devenir important.e.s, et je me suis mis à attendre la suite avec toujours plus d’enthousiasme et d’impatience (je ne suis pas une boulimique de séries, donc je me contente d’un ou deux épisodes par soir, ce qui fait que sept saison, ça met longtemps à visionner ;) ).
On va suivre dans cette série le quotidien des prisonnières du pénitencier de Litchfield, ainsi que de certains des gardiens. C’est intéressant, on y voit de tout, du pire comme du meilleur. Les conditions de vie dans les pénitenciers américains sont juste horribles (particulièrement dans les deux dernières saisons qui se passent dans la zone maximum sécurité (max)), cette série dénonce ce système (entre autres) et c’est très bien fait. Ça fait parfois très mal au cœur, particulièrement quand la prison devient privatisée et gérée par une entreprise qui veut absolument économiser un maximum d’argent. Les prisons aux États-Unis sont majoritairement privatisées, et une grande source de revenus pour ces entreprises qui s’enrichissent sur le dos des prisonniers, parce qu’ils touchent des sous de l’état qu’ils ne reversent pas dans l’entretien des prisons et la qualité de vie des pensionnaires, mais aussi parce qu’ils font travailler lesdits pensionnaires gratuitement, ou pour presque rien.
On y voit aussi l’injustice d’un système tout entier. Les femmes enfermées là pour des crimes mineurs, voire pour rien du tout. Les injustices pour les personnages racisées. Les sorties de prison qui sont tellement compliquées dans tout ce qu’on demande aux personnes libérées (elles doivent même payer des frais tant qu’elles sont en « garde-à-vue » !!), et sans la moindre « formation » pour trouver un travail à la sortie de prison (sans compter le dossier qui fait que c’est presque impossible de trouver un boulot, un appart, etc), qui font que le risque de récidive est plus qu’élevé. Les gardiens qui les traitent parfois comme des animaux, les tabassent, les insultent, les punissent injustement. Le « SHU » (cellules d’isolement) qui rend fou et fait ressortir les isolé.e.s plus violent.e.s encore, ou complètement détruit.e.s. La corruption du système. La manière dont ceux qui veulent le faire changer en mieux sont muselés et cassés. C’est une grosse claque dans la tronche que cette série, vraiment.
Particulièrement sur les deux dernières saisons, entre le transfert des prisonnières à « max » alors qu’on espérait qu’elles aient enfin réussi à montrer au monde les horribles conditions dans lesquelles elles vivent, d’autre part parce que certaines sont transférées dans un camp d’immigrées, traitées encore pire que les prisonnières, et souvent renvoyées mourir chez elles, dans ce pays qu’elles ont pourtant fui pour de bonnes raisons. Il y a même eu une scène qui m’a presque fait hurler, où l’on voit le « procès » d’enfants immigrés seuls, n’ayant droit à aucune défense, et que la juge veut condamner pour être « en situation illégale aux États-Unis »…
Rien que pour dénoncer ce système américain pourri jusqu’à la racine, cette série est un bijou qui prend le risque de montrer vraiment ce qui se passe, et de ne pas avoir travaillé forcément sur un axe « happy ending » pour toutes les prisonnières. Souvent, on espère que les choses vont changer pour elles, que la justice va être faite, mais ça ne serait pas réaliste, n’est-ce pas ? Et cette série se veut pour beaucoup de choses douloureusement réaliste. Il y a celles qui arrivent à saisir une nouvelle chance, celles qui ne peuvent pas, celles qui rêvent d’un monde meilleur, celles qui perdent tout… C’est dur, touchant, parfois très émouvant.
On va aussi y suivre les passés de beaucoup de protagonistes, majoritairement les prisonnières, mais parfois aussi d’autres personnages importants. Cela permet de s’attacher davantage à eux, ou de les haïr plus encore. Peu à peu, on va se fondre dans la vie de cette prison et apprendre à mieux connaitre toutes ces femmes qui, parfois sous des allures dangereuses, cruelles, revêches ou folles, se révèlent finalement attachantes et pleines de surprises…
Une magnifique série, avec quelques passages « longs » ou déstabilisants qui ont failli à plusieurs reprises me faire décrocher, mais si c’est votre cas, surtout continuez ! Vous ne regretterez pas la fin, qui est juste magnifique, même si les deux derniers épisodes m’ont fait énormément pleurer… et trouver que l’humanité avait décidément beaucoup de mauvais et horribles côtés :’( 


Black Buttler



Synopsis : L'histoire suit le duo formé par Ciel Phantomhive, un jeune héritier de la noblesse britannique âgé de 13 ans, et son majordome Sebastian Michaelis. Deux ans après le tragique assassinat de ses parents, Ciel reprend l'entreprise Phantomhive de son père ainsi que son rôle de « limier de la Reine », enquêteur privé de la Reine Victoria chargé de résoudre les affaires sombres qui touchent le pays et évoquant le surnaturel.


Mon avis : un peu mitigée par cette adaptation animée. J’ai beaucoup accroché au début, mais la version française est un peu déplorable dans le choix des voix, j’aurais voulu la regarder en VO (mais avec mes enfants… compliqué ;-) ). J’ai tout de même adoré découvrir Sebastian, Ciel et les autres personnages de cette histoire, ils sont passionnants, troubles, attachants, tantôt désagréables, tantôt magnifiques. La conclusion de l’histoire (de la saison 1 de l’anime) m’a beaucoup émue et même fait verser quelques larmes. L’anime m’a donné envie de lire les mangas. Mention spéciale pour mon personnage préféré, pour lequel je ne regrette absolument pas d’avoir vu l’anime parce qu’il est juste énorme, dedans, j’ai cité Grell Sutcliff bien sûr, le plus drôle, mais aussi celui qui donne une dynamique un peu shonen-ai à l’histoire ;-) Un shinigami comme on n’en trouve que peu, et qui m’a fait rire tout du long, particulièrement quand il est en présence de Sebastiaaaaan, son amour ultime ;-) J’ai aussi adoré les épisodes aux pays des merveilles, qui m’ont fait littéralement pleurer de rire. Complètement dément. Une belle découverte, je vais lire les mangas, maintenant !

No. 6


Synopsis : L'histoire se déroule dans un futur lointain où après un grand conflit toute la planète fut dévastée, à la suite de cela l'armement militaire a été proscrit et le commandement donné à une autorité indépendante dans les 6 régions restantes. L'histoire prend place dans l'une de ces régions, la cité No. 6. Shion, un jeune garçon, a été jugé à l'âge de deux ans comme étant un être ayant une intelligence extrêmement élevée lui permettant de vivre dans une zone luxueuse baptisée Chronos, cadre jugulé à favoriser le bon développement de ses capacités.
Le jour de son douzième anniversaire, il rencontre un garçon en cavale du nom de Nezumi. Celui-ci vient en réalité de s'échapper de la maison correctionnelle où sont placés tous ceux jugés comme rebuts de la société par la ville et ses autorités. Shion le soigne et l'héberge, mais ce dernier disparait le lendemain sans laisser de traces. Shion se voit alors privé d'une grande partie de ses privilèges pour complicité de fuite et se retrouve déporté à "Lost town".
Quatre ans plus tard, il est témoin d'un incident dans lequel il se fait piquer par une abeille parasite et contracte une maladie incurable qui accélère son vieillissement. Cet incident le mènera au secret de No. 6.


Mon avis : un très bel anime, qui aurait sans doute été un coup de cœur si je n’avais pas lu le manga. Ayant lu le manga, j’ai regretté certains choix qui diffèrent beaucoup de l’œuvre originale, évidemment. Cependant, dans l’ensemble c’est cohérent dans ces changements, faits pour donner lieu à une adaptation courte (11 épisodes pour 9 tomes de manga, c’est peu), et bien menée. Un anime qui prend aux tripes, entre l’intrigue tendue et des personnages attachants, entiers, troubles et vibrants, auxquels on s’attache énormément. Un très bon scénario distopique, une histoire sombre et plutôt dure, mais Nezumi et Shion, franchement… Je n’ai pas de mots pour décrire leur relation, leurs aventures. Un anime plus explicite que le manga pour le côté shonen-ai, même si c’était déjà très clair dans le manga que Nezumi et Shion s’aimaient de cette manière-là. Une belle découverte que je vous conseille chaudement <3 

Fairy Tail



Synopsis : L’histoire se focalise principalement sur les missions effectuées par l’une des équipes de Fairy Tail, composée de Natsu Dragnir (chasseur de dragon de feu), Lucy Heartfilia (constellationniste) et Happy (un chat bleu Exceed pouvant se faire pousser des ailes, voler et parler), qui seront très vite rejoints par Erza Scarlett (mage chevalier) et Grey Fullbuster (Mage de glaces puis plus tard Chasseur de démons de Glace), deux autres membres de la fameuse guilde. Ils sont rejoints au cours de l'aventure par Carla (une chatte blanche Exceed, comme Happy), Wendy (chasseuse de dragon céleste) et par bien d'autres.


Mon avis : série en cours, je n’en suis encore qu’à la première saison (je regarde avec les enfants), mais j’aime beaucoup l’ambiance et les personnages sont très attachants. C’est une série somme toute très « commune », rien d’extraordinaire, mais les différents protagonistes ont énormément de charme, les graphismes sont magnifiques, l’humour est très présent, et les pentacles magiques sont sublimes ! Pour l’instant, j’accroche beaucoup ! On est tous fans de Natsu, et bien sûr d’Happy, le petit chat bleu volant trop trop cute ^^ De Grey aussi, et de sa magie des glaces. Mais beaucoup de personnages plus secondaires sont vraiment chouettes, personnellement j’adore la famille d’Elfman avec leurs beaux cheveux blancs et leur histoire très difficile…

[Bilan] Mes 15 plus gros coups de cœur manga de 2019

Retour sur l'année 2019, mes 15 plus gros coups de cœur manga!




Une nouvelle année s’achève, il est temps de faire un petit point des mangas qui m’ont le plus marquée en 2019. Certains ne sont pas des mangas récents (pas spécialement sortis cette année), d’autres sont des séries que j’ai continuées cette année, mais dans tous les cas, ce sont des mangas découverts et lus cette année. Cap sur mes lectures favorites au cours de cette année 2019 ! ^^ Encore une année riche en coups de cœur divers et variés, je vous laisse découvrir ceux qui m’ont le plus marquée dans ce top 15… et un peu plus. ;-)

Petite dernière précision avant de commencer : les mangas ne sont pas classés par ordre de préférence, pour la simple et très bonne raison que je ne saurais pas choisir, sauf pour le premier qui est sans doute le numéro 1 de mon classement.


Si ça vous intéresse, vous pouvez retrouver ici l’article de mes plus gros coups de cœur 2018 : http://amabooksaddict.blogspot.com/2019/01/bilan-mes-15-plus-gros-coups-de-cur.html


-Le Requiem du roi des roses, 11 tomes parus (série en cours) 





Genre : Shojo

Résumé : Dès sa naissance, Richard, héritier de la prestigieuse famille d'York, est un enfant maudit. Né hermaphrodite, il est rejeté et haï par une mère qui considère sa venue au monde comme une punition du ciel. Seule lueur d'espoir dans cette enfance tourmentée, la présence d'un père qui lui voue un amour inconditionnel.


Mais la vie du jeune Richard bascule quand son père s'engage dans un conflit avec les Lancaster pour faire valoir ses droits au trône. De cette guerre des Deux-Roses va émerger un monstre politique, un tyran sanguinaire qui marquera de son empreinte l'histoire de l'Angleterre…

Mon avis : Un manga qui m’avait été conseillé par une amie, et que j’avais dans ma wishlist depuis un bon long moment. Je me suis décidée à l’acheter cette année, et il n’y a qu’une seule chose que je regrette là-dedans : le fait que la série est en cours, et qu’elle est tellement addictive que c’est absolument horrible de devoir attendre les tomes suivants !
Une série incontournable, pour moi, à tous niveaux. D’abord, elle met en scène des personnages LGBT+ assez incroyables, notamment avec Richard, qui est hermaphrodite (intersexe). Une grosse partie de l’intrigue et de l’histoire repose sur ce fait, il s’assume tout en cachant la vérité, sachant très bien qu’à cette époque-là (XVe siècle), il est considéré comme un monstre, et même un démon portant la marque du diable.
Une histoire tragique, violente, torturée et bouleversante, avec des personnages troubles, où rien n’est tout blanc ou tout noir. Chaque protagoniste possède ses secrets, ses failles, ses faiblesses et ses défauts, mais tous ont leurs raisons, et la plupart sont attachants, même si parfois, au départ, on les déteste.
Une ambiance shakespearienne qui ne laisse pas indifférent, entre poésie, drame, intrigues de cour, champs de bataille, romance et situations douloureuses ou « malsaines ». J’insiste sur la poésie, très présente dans cette série, et très appréciable, que ce soit dans les mots, les métaphores ou même les dessins, qui sont tout simplement magnifiques.
Plusieurs romances LGBT+, et notamment, plusieurs hommes qui tombent sous le charme du beau, ténébreux et troublant Richard, mais aussi des femmes. Richard étant intersexe, chacune de ses relations ou ébauches de romance est particulière et soulève des questionnements, des peurs, et beaucoup d’émotions parfois douloureuses.
J’adore le personnage de Richard, torturé et secret, sensible et brutal, qui cherche à prendre les bonnes décisions, celles qui honoreraient son père, mais se laisse peu à peu glisser dans la haine face à tout ce qu’il subit, et la soif de plus de pouvoir.
J’adore aussi Henri, le roi pur et bon, qui refuse de régner, veut s’échapper et devenir berger, et fuit la guerre comme la peste. Il est amoureux de Richard (qui l’aime profondément, tous les deux se considèrent comme leur lumière réciproque), mais est très religieux, et la différence de Richard, son double sexe, vont évidemment le troubler et le pousser à de terribles extrémités.
Enfin, entre autres, les personnages d’Édouard (fils d’Henri) et de Catesby (le « page » de Richard), m’ont beaucoup touchée, chacun à sa manière. Deux âmes vibrantes, à la fois troubles et pures, qui aiment profondément Richard et voudraient pouvoir tout faire pour lui, pour obtenir son amour et son approbation en retour…
Violente et mortelle, il faut s’accrocher pour lire la série, certains personnages « disparaissent » dans de terribles conditions et m’ont arraché des larmes.

Un tableau historique à la Shakespeare, version manga, pour moi une très, très belle réussite et sans conteste mon plus gros coup de cœur de l’année <3 


-Celle que je suis, série en 2 tomes.



Genre : Shojo

Résumé : Tokyo, années quatre-vingt. Yûji Manase est étudiant. Il vit avec deux secrets dont il n’a jamais parlé à personne : d’une part, les sentiments qu’il éprouve pour son ami de longue date Masaki Matsunaga, et de l’autre, le malaise qu’il ressent vis-à-vis de son corps. Mais un jour, quand sa sœur laisse une robe dans son appartement, Yûji pose la main dessus et… Il ne se doute pas alors que ce simple geste bouleversera à jamais sa vie.

Mon avis : Manga que j’ai chroniqué au cours de l’année, il a été un de mes plus beaux coups de cœur 2019.
C’est un manga LGBT+ qui aborde le thème de la transidentité avec justesse et beaucoup d’émotions. Ce n’est pas un récit joyeux, pas du tout, il est bouleversant, prend aux tripes et m’a fait pleurer. Ce n’est pas non plus réellement tragique, mais c’est une histoire très poignante, qui nous parle d’un sujet somme toute difficile.
Le personnage de Yûji est aussi attachant que touchant. On va suivre ses premiers pas dans sa transformation, ses découvertes, tantôt belles, tantôt tristes, son amour à sens unique pour un ami qui lui est cher, aussi. Ce n’est pas une romance, il y a de l’amour, mais pas de réalisation de ce qui devra rester une amitié. Même si c’était une partie triste du récit, j’ai trouvé cela très bien mené et intéressant. On reste centré sur Yûji, sur lui, puis sur elle, au fur et à mesure qu’iel sort de sa chrysalide et devient femme.
Malgré son désir d’être vraiment femme, va se poser aussi la question du regard de la société. Yûji peut-il s’autoriser à subir une transformation physique aussi bien que psychique ? Pourra-t-il faire le choix d’assumer sa féminité au regard du monde ? À travers ses yeux, son ressenti, mais aussi l’histoire d’un autre personnage, on réalise qu’il peut être terriblement difficile et douloureux de ne pas se sentir dans le « bon corps » et de ne pas toujours pouvoir réaliser ses rêves.
Un manga à la fois doux et dur, très poétique, et profondément émouvant. Une très, très belle leçon de vie, d’amour, d’acceptation et de tolérance <3




-Le théâtre des fleurs, 4 tomes parus (série en cours) 























Genre : Shonen-ai/yaoi

Résumé : Sôgorô et Gensuke sont tous les deux les héritiers de deux des familles les plus prestigieuses du monde du Kabuki. Considérés comme de véritables prodiges de la scène, ces lycéens se vouent une véritable admiration mutuelle. Toutefois, si Sôgorô considère Gensuke comme son seul et unique rival, ce dernier ne souhaite qu’une chose : se retrouver sur les planches avec lui. Un rêve qui est en passe de se réaliser étant donné que les deux acteurs sont appelés à jouer dans la même pièce. Ce coup du sort les rapprochera-t-il ? Leur permettra-t-il de se sublimer ? Désormais, leur destin est entre leurs mains !

Mon avis : Ce manga faisait déjà partie de mes plus gros coups de cœur 2018. Il reste dans mon top, avec de nouveaux opus cette année. Il s’agit d’un shonen-ai plus qu’un yaoi, pas de scène "explicite", (même si elles sont esquissées à partir du tome 4 où les deux héros se découvrent sexuellement parlant, ça reste très soft), et beaucoup de douceur.
Ici, on évolue dans le monde du kabuki (théâtre dramatique au Japon, uniquement joué par des hommes) aux côtés de Sôgorô et Gensuke, deux jeunes acteurs talentueux. Ce manga aborde le thème du travestissement de manière tout à fait naturelle et normale, Sôgorô provenant d’une famille d’acteurs jouant des rôles féminins.
En plus de dessins magnifiques, le monde du kabuki est extrêmement bien amené, les décors et costumes sont somptueux, et l’histoire d’amour entre nos deux héros est d’une douceur, d’une justesse touchantes. Les nouveaux opus approfondissent cette relation adorable et magique, sans jamais laisser de côté l’univers du kabuki, les répétitions, représentations et autres obligations auxquelles doivent faire face nos deux héros.
Une très belle série tout public (malgré la présence de scènes d’amour esquissées dans le tome 4, je dirais donc à partir de 14 ans), touchante, magnifique et d’une douceur qui fait tellement de bien. Avec une pointe d’humour en prime, elle est juste parfaite !




-Orange, série en 6 tomes. 





Genre : Shojo

Résumé : Un jour de printemps, Naho Takamiya, âgée de 16 ans, reçoit une étrange lettre signée de son propre nom, datant de dix ans dans le futur. Elle croit d'abord bien sûr à une plaisanterie. Cependant, en commençant à lire la lettre et les détails qui y sont écrits, elle se rend compte au fur et à mesure que des événements relatés se sont réalisés, tels que l'arrivée du nouvel étudiant, Kakeru Naruse, qui est assis à côté d'elle en classe.
Dans la lettre, la Naho du futur parle de ses nombreux regrets, sous-entendant à la Naho du présent de prendre de meilleures décisions, en particulier concernant Kakeru. En effet, le jeune garçon n'est plus de ce monde dans le futur. La Naho du futur lui demande donc de veiller sur lui...

Mon avis : encore un manga que j’ai chroniqué cette année. J’ai tellement flashé sur cette histoire que j’ai tenu à écrire mon avis après lecture même si ce n’était pas un service-presse (chose que je ne fais pas tout le temps, n’ayant pas toujours le temps et l’énergie de chroniquer mes lectures « personnelles »).
Une histoire qui m’a absolument bouleversée.
Le principe me plaisait, l’idée de quelqu’un qui reçoit une lettre de la « elle » du futur la suppliant de changer les évènements pour sauver la vie de l’homme qu’elle a aimé. Un récit qui se joue majoritairement dans ce « passé » qui se produit à nouveau, mais avec aussi des incursions dans ce futur où de bien tragiques évènements se sont déjà produits. Sur la balance, pèse la tristesse d’un ami, d’un amour perdu, mort dans un terrible drame, et l’inquiétude que cela se reproduise. Pas à pas, Naho va tout tenter pour changer son destin, et celui de Kakeru.
Naho se croit seule face à ce secret qui la dépasse et la hante, pourtant elle va petit à petit réaliser que son entourage pourrait peut-être l’aider… d’une manière bien surprenante.
Un gros coup de cœur pour le personnage de Suwa. Suwa qui aime profondément Naho et qui pourtant va choisir de se sacrifier pour que son ami, Kakeru, puisse vivre et donner une chance à l’amour qu’il partage avec Naho d’éclore et d’avoir un avenir.
Les passages sur le passé sont à la fois un baume au cœur et très triste, notamment parce qu’on découvre peu à peu tout ce que Suwa a à perdre, et la déchirure que ses décisions vont causer dans son cœur… Un personnage tel qu’on n’en voit que peu, et qui m’a profondément touchée.
Une histoire douce-amère, à la fois heureuse et un peu triste, un récit magnifique et bouleversant, tantôt drôle ou émouvant, tantôt plus difficile.





-Hidamari ga kikoeru, 4 tomes parus (2 +2, série en cours)
























Genre : Shonen-ai/yaoi

Résumé : Kôhei, étudiant atteint de surdité, est souvent incompris par les autres, ce qui l'a amené à prendre ses distances petit à petit avec son entourage. Mais un beau jour, il va faire la rencontre de Taichi, étudiant dans la même université que lui. De nature joviale et qui n'hésite pas à dire franchement tout ce qu'il pense, cet étrange garçon va toucher Kôhei au plus profond de son cœur avec ces quelques mots : «ce n'est pas de ta faute si tu es malentendant !». Il est loin de s'imaginer à quel point Kôhei va peu à peu changer grâce à lui.

Mon avis : Encore un shonen-ai plus qu’un yaoi, ce manga est une véritable perle rare. Il faisait d’ailleurs déjà partie de mes coups de cœur 2018, lui aussi. Mais il est tellement magnifique, et la suite est sortie cette année, je ne pouvais pas ne pas le remettre parmi mes plus gros coups de cœur 2019.
Une série qui comporte actuellement 4 tomes (deux tomes sur le premier arc, terminé, et deux tomes sur le second, en cours), et qui ne démérite pas.
Sa douceur est merveilleuse et fait du bien au cœur, le lien entre Kôhei et Taichi est magique et attendrissant, mais ce qui rend ce manga si unique, c’est la manière dont il traite du handicap.
En effet, Kôhei est malentendant, et sa vie est décrite à travers son combat pour être comme les autres autant que les difficultés auxquelles il fait face. Les réponses de Taichi face à ces défis, à cette différence, sont tout simplement touchantes de justesse, de spontanéité et de compréhension.
On va aborder le monde du handicap auditif par différents biais, bien sûr avec le personnage de Kôhei, mais également avec celui de Taichi et ses choix de vie, de profession, etc. C'est très intéressant, cela apprend beaucoup de chose, et c'est une vraie leçon de respect du handicap. Une très belle manière de percer un peu un monde qui nous est inaccessible, et que nous n'appréhendons souvent pas du tout.

Deux personnages tout doux pour une histoire qui prend le temps et s’affine au fil des tomes, reliés autour d’une thématique extrêmement bien menée, qui fait réellement réfléchir.


-Love stories, 2 tomes parus (série en cours) 



Genre : Shonen-ai/yaoi

Résumé : Quand Yuiji Hasegawa apprend accidentellement que son camarade de classe, Yamato Yoshinaga, est gay, il comprend rapidement que le regard de ce dernier est tourné vers un amour impossible. Faisant partie du même groupe de travail, les deux garçons apprennent à se connaître et à s’apprécier.
De son côté, Yoshinaga est terriblement sérieux dans sa réflexion sur ses sentiments et sa manière de se comporter, le bonheur semble bien loin, néanmoins, Hasegawa fait ce qu’il peut pour le soutenir.

Mon avis : Un shonen-ai tout doux, tout public, dont le premier opus est sorti en France en 2017, mais dont nous avons pu enfin avoir le second tome cette année ! Un manga qui, dès le premier tome, était déjà un coup de cœur, et ce second tome a confirmé cette idée.
Une histoire qui pour le moment ne comporte pas de romance principale. Je pense que cela va venir, mais à mes yeux ce n’est même pas tellement une nécessité, j’aime la relation amicale de Yuiji et Yamato (Yoshinaga).
Une histoire que je conseille aux ados sans hésitation, car elle parle d’acceptation, de soi et de l’autre. Yuiji découvre par inadvertance qu’un de ses camarades, Yamato, est gay. Celui-ci est amoureux du meilleur ami de Yuiji et, un jour, Yuiji va surprendre une conversation entre Yamato et une de ses amies, la seule qui sache la vérité à son sujet.
Yuiji se retrouve donc avec un secret qui ne lui appartient pas, et qu’il n’est pas censé savoir. En bon ado n’ayant jamais réfléchi à l’homosexualité et ayant été conditionné par la société, il ne sait pas comment réagir face à Yamato, ni même quoi penser de cette orientation sexuelle qu’il ne comprend pas bien, et qui le trouble beaucoup.
Malgré tout, et par un concours de circonstances, il va se rapprocher de Yamato et devenir son confident. Une amitié forte va naître peu à peu entre les deux garçons, au fur et à mesure que Yuiji s’ouvre à Yamato, et apprend à apprivoiser cette part inattendue de son nouvel ami.
Une histoire touchante, pas toujours douce et facile, où l’on aborde vraiment sans détour et sans masque la réalité des personnes LGBT+. On y voit à quel point il est parfois difficile d’être homosexuel et de l’assumer, on y suit plusieurs personnages gays, dont certains ont vécu pas mal d’épreuves. On va de questionnement en questionnement, à travers le regard de ces personnages, ainsi que de Yuiji qui se sent de plus en plus impliqué dans la vie de Yamato et va sympathiser avec d’autres personnes LGBT+.
Une très bonne série, un énorme coup de cœur pour ces deux opus. J’ai hâte d’avoir la suite entre les mains, en espérant que ça ne prenne pas encore deux ans. ;)




-Bloody Mary / Ballad Opera, série en 10 tomes / série en cours, 3 tomes parus (ce sont deux séries différentes) 



Genre : Shojo/Shonen-ai

Résumé de Bloody Mary : Mary, un vampire, veut mourir. Il mange de l'ail et se met au soleil mais rien n'y fait. Seul Ichiro, un jeune prêtre, pourrait le tuer mais il ignore son pouvoir et il est traqué par d'autres vampires. Mary propose à Ichiro de le protéger jusqu'à ce qu'il découvre comment lui donner la mort.

Résumé de Ballad Opera : Un ange et un démon ont une mission sur Terre. Cependant, ils tuent accidentellement un humain nommé HarutoHaruto, qui n'avait aucune raison de vivre, accepte la mort… mais pour une raison inexplicable, son âme ne peut pas aller au paradis et il devient une âme errante.
L'ange qui l'a tué culpabilise et demande donc à Haruto de devenir un shinigami et de l'aider. En échange il promet à Haruto de lui donner quelque chose qui changera sa vie et son avenir.

Mon avis : Deux séries différentes, mais reliées l’une à l’autre, et se déroulant dans le même univers. On y croise même les personnages de l’une dans l’autre.
J’ai flashé sur la couverture de Ballad Opera tome 1 sur une convention, et j’ai décidé de l’acheter. La lecture a été un coup de cœur, j’ai donc continué la série, et acheté les 10 tomes de Bloody Mary, que j’ai dévorés en 2 jours de temps.
Deux séries avec un fond très shonen-ai, du moins à mes yeux. En tout cas, on y fait régulièrement référence à des amours « différents », ou même une attirance pour des personnes du même sexe, à travers des personnages secondaires. Quant aux principaux, leur relation est très ambiguë, leur proximité porte à réfléchir.
Mais cela reste léger, rien n’est dit, et si la relation des personnages principaux est très importante dans ces deux séries, celles-ci ne sont pas centrées du tout sur la romance. C’est entre la « bromance » et la romance discrète, je dirais.

Dans Bloody Mary, série, donc, en 10 tomes (finie), on va suivre les tribulations de Mary, un vampire très puissant qui souhaite mourir mais n’y parvient pas, et qui semble avoir deux personnalités : l’une très douce, qui veut mourir et ne se souvient plus de son passé, et l’autre violente et cruelle, qui se terre un peu dans l’ombre mais effraie tout le monde. En face de lui, Maria (Ichiro), un jeune prêtre qui déteste les vampires, qui sont, de ce qu’il en sait, la cause de la mort de son père. S’il refuse d’abord l’idée d’aider Mary, puisqu’il est le seul qui pourrait tuer l’immortel, car il est l’héritier des Maria, il accepte finalement, puisqu’il s’agit, après tout, de mettre fin à la vie d’un de ces « monstres ». Malheureusement, il ne sait pas maitriser son pouvoir, et ne peut pas, pour l’instant, accéder au souhait de Mary. Évidemment, alors que l’histoire avance et qu’ils cherchent une solution pour réaliser leur dessein, Mary et Maria vont peu à peu lier connaissance… et devenir de plus en plus proches. Entre haine et attachement, ces deux-là vont nous mener de surprise en surprise, de joies en peines, de frissons en rires, le tout, bien sûr, avec beaucoup d’émotion.

Dans Ballad Opera, il s’agit d’un trio des plus surprenants. Un ange et un démon, amis depuis toujours, ont commis ensemble une terrible erreur et laissé des âmes défuntes s’échapper sur terre. Pour réparer leurs torts, ils doivent créer un shinigami, dieu de la mort, qui les aidera à récupérer les âmes. Cela commence fort, puisque sans le vouloir, ils tuent un jeune humain, Haruto… Ils vont alors passer un pacte avec lui, et Haruto acceptera de devenir leur shinigami. Haruto est un personnage pur, doux et adorable, qui n’est absolument pas taillé pour le rôle de shinigami mais va tenter d’accomplir sa tâche si difficile sans se laisser happer par la soif de mort inhérente à sa fonction. Pour le soutenir, l’épauler et veiller sur lui, l’ange et le démon, Shiro et Kuro seront toujours là, et prendront grand soin de lui. Encore une fois, la relation de ces trois-là a quelque chose d’ambigu, mais elle est surtout, pour l’instant, touchante. Entre la construction du trio Haruto-Shiro-Kuro, l’intrigue fantastique, et les retours sur le passé de la vie de Shiro et Kuro, sans compter les arrivées intempestives de démons et anges parfois hilarants, cette histoire est un vrai plaisir pour le cœur.

Deux mangas à ne pas manquer <3 


-Deadlock, 2 tomes parus, série en cours (en pause jusqu'à il y a peu) 



Genre : yaoi

Résumé : Adaptation de la série de romans du même nom.
Yûto, un ancien agent de la brigade des stups (BS), affirme ne pas avoir tué son collègue et avoir été emprisonné à tort. Pour être libéré, il devra identifier un terroriste qui opère depuis la prison. Cependant, Dick, son compagnon de cellule, lui déclare le jour de son arrivée dans la prison d'État de Schelger qu'il fait partie des cibles à abattre.

Mon avis : Le tome 1 est sorti en 2016 en France, la série est « en cours », mais la mangaka l’a arrêtée pendant des années et, de ce que j’en ai appris, s’y remet depuis peu. On espère donc que la suite finira par voir le jour prochainement, d’autant que le tome 2 finit d’une manière on ne peut plus frustrante (pour ne pas dire que j’ai hurlé de ne pas pouvoir lire la suite lol).
Une histoire qui se déroule dans une prison américaine, et qui se veut très réaliste. D’abord par la manière dont la vie en prison y est montrée, entre les gangs, les violences, les mafias et les gardiens pas toujours cleans, mais aussi parce qu’à travers certaines personnages, on en apprend davantage sur l’horreur des prisons américaines. Les informations distillées à travers ce manga sont vraies, et font peur, quand on voit l’augmentation du nombre d’emprisonnement et le renforcement des peines de prison alors que la criminalité n’a pas augmenté, tout ça parce que les prisons sont privatisées et qu’on cherche le bénéfice…
Dans cette histoire, on va suivre Yûto, un jeune Japonais ayant grandi aux US, qui se fait condamner pour une sombre histoire dont il n’est pas le coupable, mais la victime. On apprend bien vite qu’il s’est fait manipuler, et que le FBI le manipule encore en lui proposant un deal : retrouver Corbus, chef d’une mafia dangereuse, violente et très discrète, qui serait enfermé dans ce centre pénitencier, mais dont on ignore l’identité. Yûto va accepter, il n’a guère le choix s’il veut pouvoir sortir de prison avant que sa peine, de 15 ans, ne prenne fin.
En prison, il va rencontrer aussi bien des alliés que des ennemis. On y voit des personnages troubles mais somme toutes très humains, et d’autres qui sont des monstres, et donnent lieu à des scènes d’une violence inouïe. Ce n’est pas un manga très « graphique », les scènes de viol et de tabassage sont assez « effacées », mais tout ce qui n’est pas montré n’en est pas moins terriblement présent, violent, choquant. La fin du tome 2 m’a tout simplement horrifiée.
Un manga très brutal, mais très réaliste. Avec aussi beaucoup de côtés plus « légers » grâce à l’amitié de plusieurs détenus aux visages très humains, parfois même plus que sympathiques. Un gros coup de cœur que je vous conseille indubitablement <3 


-Coyote, 2 tomes parus (série en cours)




Genre : yaoi

Résumé : Coyote, alias Lili, est un loup-garou : c'est un secret qu'il cache soigneusement à tout le monde, y compris à Marlène, un beau pianiste de bar qui lui fait du charme. De peur que Marlène ne découvre la vérité sur lui, Coyote préfère prendre ses distances ; mais lors de sa toute première période de rut, Marlène le surprend par hasard avec les crocs et les griffes sortis, et le secret de Coyote se retrouve éventé... Pourtant, Marlène n'a pas l'air d'avoir peur de lui : il propose même à Coyote d'être son partenaire le temps que son état se calme, mais entre les meurtres récents dans la ville et les tensions qui grimpent entre les loups-garous et les humains, il serait dangereux pour Coyote d'entamer une relation avec quelqu'un comme Marlène... D'autant que celui-ci a ses propres secrets à cacher.

Mon avis : La première fois que j’ai lu ce manga (du moins, le tome 1, à sa sortie), je n’ai pas été marquée outre mesure par lui. Ou du moins, si, il m’a marquée, et je l’ai adoré, mais je ne l’avais pas considéré comme un coup de cœur.
Ce n’est qu’il y a peu, quelque temps avant la sortie du tome 2, que j’ai soudainement repensé à « Lili et Marlène », et eu envie de le relire. Peut-être étais-je dans un mauvais jour pour ma première lecture, ou alors ai-je manqué quelque chose, en tout cas cette seconde lecture a été une révélation. Ce qui est étrange, c’est que tout ce dont je m’en souvenais était l’aspect hyper poétique et « théâtral » de l’œuvre, que je n’avais pas su apprécier à sa juste valeur et qui pourtant s’était imprimé dans ma mémoire.
Ma seconde lecture a été un vrai coup de cœur, pour le tome 1 autant que pour le tome 2. J’aime l’ambiance très « West Side Story » de l’histoire, le contexte très années 30, la musicalité et la poésie de l’œuvre. Une intrigue de base somme toute très classique, deux personnes qui tombent amoureuses et réalisent qu’elles appartiennent à deux clans ennemis et sont censées s’entretuer. Mais une manière brillante de retracer cette trame, une atmosphère marquante, qui nous plonge complètement dans l’histoire, dans cette guerre de clans, dans la tourmente de la vie de Lili et Marlène.
Il s’agit, en prime, de bit-lit. Lili est un loup-garou, on le sait dès le départ. Si son clan est ennemi de celui de Marlène, c’est parce que ce dernier est constitué d’humains qui détestent les loups-garous. On va vite réaliser que les « méchants » ne sont pas ceux que l’on traite de monstres et qui, en vérité, aspirent à vivre une vie tranquille, sans remous, en s’intégrant à la société des humains. Ceux-ci ne sont pas au courant de leur existence, qui tient plus de la légende urbaine, mais évidemment, l’idée même des loups-garous fait peur.

Une belle plongée dans un conte tragique et sensuel, aux côtés de deux hommes qui se vouent une passion immense, qui pourrait bien se changer en haine s’ils ne trouvent pas les moyens de se parler, et de s’écouter…


-Given, 5 tomes parus (série en cours) 


Genre : Shonen-ai/yaoi

Résumé : Uenoyama est un lycéen féru de guitare et de basket. Seulement, la passion qui l'animait semble s'être éteinte pour laisser place à un quotidien morne, rythmé par de simples siestes. Un jour, il tombe sur Mafuyu, qui s'est endormi à l'un de ses endroits favoris, une superbe guitare Gibson serrée contre lui. Ce dernier le supplie alors de la réparer et de lui apprendre à en jouer. Si Uenoyama refuse catégoriquement au début, il finit par l'aider et va même jusqu'à l'intégrer dans son groupe. Il découvre derrière la candeur de Mafuyu un talent incroyable et bouleversant. Malheureusement, ce dernier est également hanté par un lourd traumatisme qui l'empêche de s'exprimer pleinement.

Mon avis : Je ne sais même pas pourquoi il n’est pas dans mes coups de cœur 2018. Ou plutôt si, c’est logique en fait vu que le tome 2 est sorti en 2017, et le tome 3 en 2019… Et comme j’ai lu la série à sa sortie en France, ça tombe sous le sens. Mais tout de même. Ce manga, très shonen-ai (aucune scène de sexe explicite, vraiment tout public), est une véritable réussite, et un immense coup de cœur.
Un manga qui nous parle de musique, mais pas seulement. Le thème de la musique est central, puisque nous allons suivre ici les pas de 5 musiciens, dont 4 qui forment un groupe (Given, anciennement Seasons), ainsi que de plusieurs autres personnages secondaires pour la plupart dans le milieu de la musique. Au début, l’histoire est surtout centrée sur Uenoyama et Mafuyu, deux lycéens pas tout à fait comme les autres. Le premier est un surdoué de la guitare, il joue dans un groupe nommé Seasons, avec deux autres jeunes hommes, un bassiste, Haruki, et un batteur, Akihiko. Peu à peu, ces deux-là prendront aussi leur importance pour devenir des personnages principaux à part entière, mais les deux premiers tomes sont surtout centrés sur le duo Uenoyama-Mafuyu… Un duo qui dépote.
Uenoyama tombe amoureux de la voix de Mafuyu, qui est exceptionnelle et le bouleverse au-delà des mots. Très instable au niveau émotionnel, le garçon va intégrer Mafuyu dans son groupe et le pousser à chanter, tout en lui apprenant la guitare. Peu à peu, assez rapidement, en fait, il s’éprend de lui de plus en plus fort, de manière de plus en plus incontrôlable.
Et alors qu’il se rapproche de Mafuyu, il va découvrir que celui-ci cache un terrible secret derrière son apparente sérénité.
Un manga qui aborde l’adolescence à la perfection, mais aussi des thématiques très difficiles : notamment celle du suicide, qui est évoqué avec beaucoup de justesse et m’a fait beaucoup pleurer à la fin du tome 2. Mais aussi des questionnements plus « classiques », comme ceux d’Uenoyama, qui tombe amoureux d’un garçon pour la première fois de sa vie (alors que Mafuyu, lui, est gay).
On se centre également peu à peu sur trois autres personnages, dont les deux autres membres du groupe, Haruki et Akihiko. Mais comment parler d’Akihiko sans parler du personnage qui m’a, pour ma part, le plus touchée ? Ugetsu, un autre surdoué de la musique, violoniste virtuose, qui vit tout trop intensément. Ses émotions sont à la hauteur de son don, son cœur est partagé entre sa passion pour la musique, et son immense amour torturé pour Akihiko. Leur histoire à tous les deux est poignante et difficile, et elle va bien sûr entrainer Haruki, amoureux depuis longtemps d’Akihiko, dans bien des troubles. Un triangle complexe et touchant, pour ma part j’adore le duo Ugetsu-Akihiko, même si clairement, ensemble, ils se détruisent plus qu’autre chose.
J’aime aussi beaucoup le rapport à la musique qu’il y a dans cette œuvre à travers les relations des différents protagonistes. Chacun a sa manière de jouer, chacun a ses raisons de le faire, de comprendre et d’aimer la musique. Un vecteur à émotion, un catalyseur autant qu’une manière de canaliser…
Une très belle histoire, qui a été adaptée cette année en anime, anime que je vous conseille car il est très bien réalisé, et très poignant également <3 Vivement le tome 6, que j’ai hâte de voir paraitre….




-Good morning, little briar rose, série en 6 tomes. 



Genre : shojo

Résumé : Tetsu est un lycéen de 16 ans qui vient de trouver un petit boulot comme homme à tout faire dans une grande et belle demeure possédant un splendide jardin. Un jour, alors qu'il s'assoupit dans la roseraie, Tetsu rencontre Shizu, la jeune fille recluse en ces lieux. Innocente et un peu étrange, elle semble coupée du monde et entourée par un mystère...

Mon avis : Superbe manga, très original, touchant, poétique et juste. Un fond de fantastique, puisque Shizu est possédée par des esprits qui cohabitent avec elle (dans son corps). Ça n’en reste pas moins léger, le principal du récit étant ancré dans notre monde.
J’ai beaucoup aimé le thème de ce manga, et la manière dont il est mené. On s’y attache à tous les personnages, y compris les quatre hôtes de Shizu, et Shizu elle-même. Pourtant, ils évoluent tous dans le même corps (celui de Shizu). Le défi était de taille, de parvenir à marquer les différences entre ces cinq personnages très différents sous la même apparence, et ce défi a été relevé haut la main. Au fil du récit, on apprend à mieux connaitre tous ces esprits qui « hantent » Shizu, et à les reconnaitre quand ils prennent le contrôle du corps de Shizu.
Tetsu va avoir une relation particulière avec chacun d’eux, apprendre à les connaitre et à les aimer. Au départ, la première personne sur laquelle il tombe n’est même pas Shizu, mais Haru, un homme d’une trentaine d’années, bien que Tetsu ne le sache pas tout de suite. Ce qui fait qu’il s’éprend du jeune homme, avant que celui-ci ne lui explique qui il est en vrai. C’était drôle et plutôt touchant ^^
Un manga vraiment très doux et merveilleux, très juste, aussi, qui va nous mener à apprivoiser Shizu, qui a toujours été rejetée par sa propre famille à cause de sa « maladie », mais aussi à en apprendre davantage sur les vies de ces hommes, femmes et enfants morts qui partagent le corps de Shizu avec elle. Une très belle leçon d’amour et d’acceptation. La fin m’a beaucoup émue, elle se veut belle, et heureuse, mais ce bonheur que va découvrir Shizu ne va pas se faire sans des sacrifices qui font mal au cœur… <3





-Under Grand Hotel, série en 2 tomes. 




Genre : yaoi

Résumé : Sen, japonais vivant aux États-Unis, est envoyé en prison à vie pour le meurtre du mari de sa maitresse.
Dans cette prison de niveau 3, surnommée ironiquement par les détenus "Under Grand Hotel", Sen apprend qu'un des détenus est considéré comme le boss : il s'agit de Swordfish. Violent, dealer de drogue, n'hésitant pas à faire assassiner quiconque s'oppose à lui, il sera son futur codétenu.
Après quelques soucis, Sen va chercher la protection de Swordfish, mais devra, en contrepartie, le payer de son corps.

Mon avis : Un manga dont les couvertures ne paient pas de mine et ne donnent pas franchement envie, mais qui est pourtant d’une qualité hallucinante. Le format est spécial, mais hyper dense, avec deux tomes épais dont on ne peut se détacher avant d’en avoir lu les derniers mots.
Une histoire qui se passe dans une prison, cela signifie forcément qu’il va y avoir beaucoup de violence, et de scènes de non-consentement. Et c’est le cas, mais c’est très bien mené, cela montre vraiment la réalité des prisons pour hommes aux US.
La romance entre les deux héros (Sen et Swordfish) est elle aussi très violente, brutale, torturée et sans pitié, mais elle est prenante, on accroche vite avec Sen, et on apprivoise petit à petit Swordfish et son amour caché sous ses fanfaronnades et sa sauvagerie. Derrière sa cruauté sans pitié, il va tout faire pour protéger son amant.
C’est une histoire réaliste, avec une romance très brut de décoffrage, qui va donner lieu à des viols, mais aussi à des tromperies, pas toujours mal perçues par l’un ou l’autre des deux héros. C’est ce réalisme, ce côté cru et ancré dans notre monde, qui m’a sans doute le plus plu.
Un manga dense, qui marque au fer rouge, qui secoue beaucoup. Une lecture inoubliable.




ATTENTION ! Les trois mangas suivants font partie de mes coups de cœur 2019 mais ne sont pas sortis en français. Je vous en parle malgré tout, en espérant qu’ils sortent un jour prochain chez nous… Je vous dis aussi dans quelle langue les trouver, si vous lisez l’allemand ou l’anglais, vous pourrez vous les procurer et les dévorer comme moi… <3 


-Kuroneko, Kratz mich! , 8 tomes parus en français (série en cours, ici je vous parle du tome 9, sorti uniquement en japonais et en allemand) 




Genre : yaoi

Résumé : Je n’ai pas trouvé le résumé en français de ce tome, je vous mets donc le résumé du tome 3 de la série (« La Tourmente »), qui est le seul autre tome parlant de Yûjin et son majordome, Ei (Takamizawa).
Une unique et furtive nuit d'amour à l'insu de tous... Il pensait, à tort, que ces souvenirs lui suffiraient pour tout oublier... Yûjin est un fils de bonne famille anglaise, mais aussi un félin au sang noble de léopard. Après son unique expérience avec Takamizawa, son majordome, il est obligé de se marier et d'avoir un enfant. Quelque temps plus tard, il poursuit sa vie après son divorce comme si rien ne s'était passé, malheureusement ses sentiments pour Takamizawa sont remis en question lorsque ce dernier lui annonce qu'il va lui aussi se marier...

Mon avis : La série de Kuroneko comporte plusieurs tomes et sous séries « indépendantes » mais se suivant. Cet épisode n’est pas encore sorti en français, je l’ai lu en allemand. Il s’agit d’une suite pour les personnages de Yûjin (le frère aîné de Keiichi) et Ei, son majordome, que j’espère voir débarquer en France un de ces jours. Je l’ai trouvé par hasard en fouillant sur Amazon, il n’est sorti qu’en allemand (et en japonais), mais comme je peux lire l’allemand, eh bien j’ai sauté dessus ^^
J’adore la série des Kuroneko dans son ensemble. Tous les tomes m’ont plu, je la suis depuis des années maintenant, et c’est toujours un plaisir de retrouver les personnages. Ce tome-ci est un peu particulier, puisque, comme je l’ai dit, il n’est pas centré sur mes chouchous (Shingo et Keiichi), mais sur Yûjin et Ei. Cependant, ces deux-là sont aussi touchants dans leur histoire beaucoup plus tragique, mais tout aussi brûlante et touchante.
Ce manga est très érotique (toute la série), l’érotisme prend même une grande partie de chaque tome, cependant l’histoire est captivante et la romance vraiment magnifique. J’adore le duo Shingo-Keiichi, et au début, j’avais un peu plus de mal avec Yûjin, mais on ne peut pas, je crois, ne pas être touché par son histoire, son amour « impossible » pour Ei. Yûjin est le fils aîné de la famille Kagami, et il se doit, en bon héritier, d’assurer la descendance de sa famille. Dans La Tourmente, on apprend qu’il avait renoncé à Ei pour accomplir son devoir, et épouser une femme, dont il a eu un enfant : le petit Rio, que j’aime d’amouuuuur ! Bref, j’adore Rio, et j’espère que la mangaka écrira une suite avec l’enfant devenu adolescent, un jour prochain ! ^^
Ce tome m’a beaucoup touchée, et je suis très contente d’avoir pu le lire. Il revient sur la relation complexe de Yûjin et Ei et leur amour à la fois balbutiant et gravé dans le marbre. Ei est très dominateur, avec Yûjin, les rôles sont inversés entre la vie de tous les jours, où il est son majordome, et leurs moments d’intimité, où il prend le dessus sur la relation. J’aime beaucoup sa personnalité, tout comme j’apprécie de voir Yûjin mettre de côté son orgueil et son « devoir » pour se laisser aller entre les bras de son amant, quitte à se laisser dominer par sa fougue et sa possessivité…

Un très bon nouvel opus pour cette série que, si vous ne l’avez pas encore découverte, je vous invite à lire. Si vous aimez l’érotisme et les histoires d’amour touchantes, drôles, un peu compliquées, tendres et brûlantes, n’hésitez pas. Pour moi, ça reste une de mes séries de mangas favorites <3 


-No. 6, série en 9 tomes. Japonais et anglais.



Genre : Shojo/Shonen-ai

Résumé : Ce manga est l'adaptation du roman No. 6
Lors de la 3ème Guerre Mondiale, la majorité de la surface habitable disparue ainsi qu'une grande partie de la population mondiale. Les humains ayant survécu instaurèrent alors le traité de Babylone, bannissant l'armement militaire et créant une entité indépendante pour gouverner sur les six régions restantes. La population de chaque région se doit également de porter un bracelet électronique comme identification et surtout, pour être surveillé par le gouvernement.
Shion est un jeune garçon de 12 ans au QI si élevé qu'il est promu par l'État pour faire partie du Programme Spécial. Grâce à son intelligence, Shion peut ainsi vivre aisément avec sa mère à Chronos, le quartier luxueux de No. 6, la sixième région habitable restante. La nuit de son anniversaire, un typhon se prépare à frapper la région et Shion ne peut s'empêcher d'admirer le temps détraqué à son balcon. Il rencontre alors un jeune garçon du même âge que lui blessé au bras, dont il se dépêche de prendre soin. Mais lorsqu'il reçoit un message du bureau de sécurité sur son bracelet électronique, Shion apprend que le garçon est un criminel qui s'est échappé lors de son transfert au camp correctionnel. Toutefois, pour il ne sait quelle raison, Shion ne peut pas le dénoncer et décide de s'occuper de lui. Le fugitif lui avoue alors s'appeler Nezumi, ce qui signifie "rat", et contrairement aux dires du bureau de sécurité, il ne s'est pas échappé lors de son transfert au camp correctionnel !

Mon avis : Un manga qui, pour sa part, est sorti en anglais, mais également en anime (donc disponible en anime avec des sous-titres français). L’anime est donc une bonne manière de découvrir cette série de mangas en 9 tomes, si vous ne lisez pas l’anglais. Sinon, je vous la conseille plutôt en manga, si j’ai beaucoup aimé l’anime, je l’ai trouvé un peu trop « adapté » et moins bon que le manga qui, pour sa part, est un gros coup de cœur.
En fait, à la base, on m’avait conseillé l’anime. Cependant, en cherchant ce dernier, j’ai trouvé le manga, et décidé de plutôt me le procurer. J’ai généralement plus de temps pour lire des mangas que pour regarder les animes, et j’avais très envie de découvrir cette série.
Il s’agit ici d’une dystopie futuriste, se déroulant dans un monde où la magie n’est pas vraiment présente, mais pas tout à fait absente non plus. Disons qu’il se produit par moments des évènements surnaturels, mais dans l’ensemble c’est presque totalement centré sur du réalisme futuriste.
Shion vit à No. 6, une cité qui se dit idéaliste. Les habitants de cette ville sont tellement conditionnés qu’ils ne vivent plus du tout dans la réalité. Shion est différent, et ses actions vont le mener à devenir un rebelle recherché par la milice de la cité, qui va devoir fuir pour émigrer de l’autre côté du grand mur et découvrir le « vrai » monde : des milliers, dizaines ou centaines de milliers d’exclus qui vivent dans la pauvreté et l’insécurité la plus totale, loin du confort de No. 6, et pourtant juste sous ses murs.
Jeune adolescent, ses pas l’avaient mené à faire la connaissance d’un fugitif « dangereux », nommé Nezumi (Rat dans la version anglaise). Il lui a sauvé la vie, à l’époque, et Nezumi fera de même alors que la milice de No. 6 tentera de l’emprisonner.
Dès le départ, la relation entre Shion et Nezumi est très particulière. Quelque chose les lie et les pousse l’un vers l’autre, alors qu’ils proviennent de deux mondes très différents, pour ne pas dire opposés. Nezumi a connu tous les malheurs possibles et imaginables, il sait à quel point No. 6 est un monstre, il est rempli de haine et de colère, mais il a aussi les pieds sur terre, et il est plus attentionné qu’il ne le montre au premier abord. Quant à Shion, il est idéaliste, optimiste, naïf, gentil, et même si, pour un citoyen de No. 6, il a connu de grands troubles, il a toujours tout possédé. Une famille, des amis, la sécurité, le confort…
De cette opposition, mais aussi de cette attirance, va naitre une amitié qui n’en a jamais été vraiment une, au fond, je crois. Dès le départ, ce qui les lie est difficile à définir, plus trouble, plus fort que de l’amitié. Pas à pas, les deux garçons vont réaliser qu’ils s’aiment profondément, et ce malgré tout ce qui les sépare.
On reste dans du shonen-ai très soft, il est même catégorisé shojo et non yaoi, on va y assister à de rares baisers pudiques, tout à fait explicites mais qui n’en restent pas moins discrets. Les mots d’amour y sont eux aussi discrets, au moins ceux de Nezumi, avare de mots et difficilement capable de poser des paroles sur ses sentiments, néanmoins leur relation est très claire.
Si leur romance est bien présente, elle n’est pas du tout le seul axe du manga, bien au contraire. Évidemment, on s’attache à eux et on veut qu’ils puissent s’aimer librement, cependant l’intrigue est très importante et développée. L’univers est sombre, dangereux, violent, il prend aux tripes. Ce n’est pas un manga doux, au contraire, il est assez bouleversant, et certaines scènes sont terribles à voir, et à lire.
La conclusion est à la fois douce et amère, elle est parfaite et en même temps, terriblement frustrante… Triste et heureuse.
Une très, très belle série à découvrir si vous le pouvez <3


-Obsessed with a naked monster / Azami, 1 tome paru (série en cours) / spin-off bonus one-shot. 




Genre : yaoi

Résumé : (ce n’est pas un vrai résumé, le manga n’étant pas sorti en France à l’heure actuelle). Ce manga est la suite de l'histoire de Shuuna et Hayashida du manga Renai-rubi no Tadashii Furikata (The proper way to write love).
Jusqu'à maintenant, il y a toujours eu des filles mignonnes qui riaient à mes côtés. Mais maintenant, dormant à côté de moi, il y a un homme lubrique, plein de défauts et sentant le tabac. Mais il est le plus mignon de tous…

Mon avis : Un autre manga pas sorti en français, mais en allemand, et que j’attendais avec impatience. Je réalise ma chance de savoir lire l’allemand, hein ;)
Il s’agit de la suite de « The proper way to write love ». On y retrouve Shuuna et Hayashida, qui évoluent dans leur relation. On le sait, Shuuna est parti dans un autre département pour son travail, et voilà donc nos deux amoureux un peu cassés obligés de faire fonctionner une relation à distance. Dans ce premier tome de cette nouvelle série, on va suivre leurs allers-retours à travers le pays pour pouvoir passer du temps ensemble, leur séparation physique, aussi, et les questionnements, peurs et manques qu’elle va engendrer. Un premier tome très émouvant, où l’on voit Hayashida prendre plus confiance en lui, et s’ouvrir davantage à Shuuna, et à son incommensurable amour pour lui.
La suite promet d’ores et déjà, puisque Shuuna va être amené à rencontrer une ombre du passé d’Hayashida (que l’on sait avoir déménagé dans la même ville dans the proper way, il me semble bien). Des fantômes risquent d’émerger et de rouvrir des plaies mal cicatrisées… J’ai très hâte de voir la suite sortir.


Azami est un bonus qui a été livré avec Obsessed with a naked monster. C’est un manga court, format « nouvelle », si je puis dire, qui raconte l’histoire de Kan (Hayashida) et de Yumi, son ex (héros de Love whisperer, dans lequel on voit aussi Hayashida, mais du « mauvais côté »). Ce manga court est bouleversant et vraiment très dur. Il nous montre le harcèlement qu’a subi Kan dans le passé, alors qu’il travaillait dans une entreprise dont le patron lui a fait subir mille tourments. On appréhende mieux Kan, et on découvre pas à pas comment il est entré dans une relation de maltraitance avec Yumi. Terrible histoire que celle-ci, qui m’a beaucoup bouleversée :’( 









-Le secret de l'ange, série en 4 tomes


Genre : shojo


Résumé : Lorsqu'elle était enfant, Asahi fréquentait la petite école de dessin de son quartier. Mademoiselle Yûki, professeure qui en assurait les leçons, fut assassinée dans d'étranges circonstances. Son camarade, surnommé « l'Ange », fut alors accusé du meurtre. Mais Asahi, aujourd'hui devenue lycéenne, n'a jamais accepté les conclusions de l'enquête. Aussi quand un jour, en se rendant sur la tombe de son ancienne enseignante, elle rencontre Itsuki, le petit frère de cette dernière, ils décident ensemble de lever le voile sur les mystères qui entourent encore ce décès. Mais leurs intentions ne sont peut-être pas tout à fait les mêmes...

Mon avis : un manga shojo un peu thriller, qui nous emmène dans une enquête officieuse aux côtés d’Asahi et d’Itsuki, qui veulent découvrir qui a assassiné Mademoiselle Yûki et pourquoi. Le premier suspect est « l’Ange », mais si tout était simple, ce serait trop facile… Quatre tomes trépidants, à la fois doux et violents, des révélations surprenantes et choquantes, pour une intrigue très bien menée. Les relations entre les différents protagonistes sont troubles, intenses et belles, y compris dans tout ce qu’elles vont impliquer de trahisons, d’incompréhensions et de déchirures. Un très beau manga que j’ai envie de relire rien qu’en en parlant ;) <3 



-Life, one-shot


Genre : yaoi

Résumé : La première rencontre entre Nishi et Itou s'est faite après les cours, lorsque, marchant sur les lignes peintes au sol, ils se bloquent l'un l'autre. Ils ne peuvent pas poser leurs pieds autre part que sur la ligne, si Nishi tombe, c'est la noyade assurée auprès des requins. Pour Itou, la chute sur des piques de glace serait mortelle. Ils trouvent au final la bonne solution, Nishi place un pied entre les jambes d'Itou, et valse vers l'autre côté. Chacun est sain et sauf, ils peuvent poursuivent leur chemin ! Mais leurs aventures ne sont pas finies, depuis ce jour, à la fin de l'école ils se rencontrent à nouveau, Nishi valse de l'autre côté puis se quittent. Jusqu'au jour où quelques mots sont échangés...

Mon avis : Un manga un peu magique, qui a pour fil conducteur le « fil de la vie », représenté ici par les lignes blanches peintes au sol dans la rue. Une rencontre inattendue, deux adolescents qui vont se croiser durant des années, jusqu’à dépendre l’un de l’autre et ne plus pouvoir se passer l’un de l’autre. Un récit qui va nous guider à travers les différentes étapes de la vie de Nishi et Itou, de l’adolescence à un âge plus qu’avancé. Deux héros très différents, l’un qui rêve et continue de suivre cette ligne qui représente l’idéal, leurs espoirs, la lumière qu’ils voudraient atteindre, et l’autre qui doute et finira par tomber… Pourra-t-il attraper une main tendue et regagner la ligne un jour, pour continuer son chemin avec celui qui est sans conteste son âme-sœur ? Un manga doux et tendre, mais aussi bouleversant, qui m’a fait sourire autant que pleurer. Une très belle découverte <3




-Bless you, 4 tomes parus, série en cours

Genre : shojo

Résumé : Yashiro, jeune lycéen, vient de déclarer son amour à son meilleur pote !! Il savait que c'était peine perdue, et que son ami hétéro ne pourrait que le repousser. Suite à cela, sous le coup de l'émotion, il s'enfuit sans faire attention et... se fait renverser par un camion ?! Un dieu, plutôt taquin, décide d'exaucer son souhait le plus cher, et de rendre son amour possible : il lui permet de revenir en ce bas monde sous les traits d'une jeune lycéenne ! Yashiro, dans son corps d'adolescente, va tout mettre en œuvre pour séduire celui qu'il aime... Mais comment faire pour se comporter comme une jeune fille, quand toute sa vie, on s'est senti comme un garçon ?

Mon avis : Voilà un manga original, qui m’a accrochée dès le tout début, et dont j’adore le thème ! D’aucuns diront que ce manga n’évoque pas la transidentité, mais d’une certaine manière, j’ai trouvé qu’il questionnait sur ce sujet. En effet, Yashiro, qui vient de se déclarer à son meilleur ami, meurt dans un accident, mais est « sauvé » par un dieu qui lui propose de l’aider en le « ramenant à la vie » sous la forme qu’il souhaiterait. Yashiro décide de revenir sous forme d’une fille qui correspond parfaitement aux critères de son ami, afin d’avoir une chance de le séduire enfin.
Là où cela questionne sur le genre, c’est que si Yashiro a hérité du corps d’une fille, Kagura, il n’en reste pas moins complètement un garçon à l’intérieur. Il pense à lui comme un garçon, agit et parle comme un garçon, se sent étrange et pas vraiment à sa place dans ce corps de l’autre sexe, qui n’est pas le sien. Pour moi les questions étaient bien menées, avec humour mais une forme de profondeur, mais aussi de manière tout à fait respectueuse. Une autre façon de percevoir à quel point il peut être difficile de ne pas se sentir en adéquation avec le genre de son propre corps… et d’agir comme la société l’exige.
Un manga peuplé d’humour, mais aussi de tendresse et de douceur. Surprenant, drôle et touchant. Et aussi bien sûr très LGBT+, sans parler du sujet que je viens d’évoquer, il y a aussi l’amour que Yashiro éprouve pour son meilleur ami, et aussi un personnage féminin qui va tomber amoureuse de Kagura (Yashiro fille).
Une belle réussite. J’attends avec impatience le cinquième et dernier tome.




-Duellistes, Knight of flowers, 4 tomes parus

Genre : shojo

Résumé : Depuis des générations, les membres du clan Kurono sont au service du consortium Ôtori. Et en tant que premier chevalier, Ran se doit d'en protéger la dernière héritière : la belle et mystérieuse Sei. Mais la tâche n'est pas aisée pour Ran, car au sein de l'académie Saint-Logres, d'autres lycéens sont prêts à tout pour prendre sa place ! Entre duels et manigances, Ran devra faire preuve de courage pour conserver son titre... tout en protégeant son secret le plus intime...

Mon avis : Un manga dont le titre m’a fait flasher. Je ne m’attendais pas pour autant au contenu de cette histoire. Ran possède bien des secrets, que je ne vais pas spoiler, mais il n’est pas ce que semblent les apparences. Mystères, intrigues, combats, amitiés et amours vont former un tableau éblouissant qui fait tourner la tête. Les personnages sont tous attachants, j’adore particulièrement Ran et Ibara, mais Sei ne laisse pas non plus indifférent, cette jeune femme très calme et très intelligente est également très touchante. Je la soupçonne d’être amoureuse de Rei, mais je n’ai aucune preuve ;)
Une belle histoire palpitante qui tient en haleine. Je suis un peu surprise que le prochain tome soit déjà le dernier, mais j’ai hâte de le lire !



-My Rumspringa, one-shot.


Genre : yaoi

Résumé : Amérique, dans les années 80
Après avoir renoncé à son rêve de danser sur les planches de Broadway, Oz s'installe dans une petite ville où il devient barman et gigolo. Quand Théo, un jeune Amish en plein Rumspringa, se présente au bar, Oz le prend pour un de ses clients et l'emmène dans sa chambre. S'il se rend rapidement compte de sa méprise, l'ex-danseur ne peut toutefois se résoudre à abandonner le jeune garçon, totalement perdu dans un monde qui lui est inconnu. À force de passer du temps ensemble les deux jeunes hommes se rapprochent et Oz est très vite touché par le caractère naïf et innocent de son nouvel ami...

Mon avis : un manga historique, doux et un peu tragique, avec deux thématiques croisées que j’ai adorées. D’un côté, la danse, avec le personnage d’Oz, qui est un personnage magnifique. De l’autre le monde des Amish, avec Théo, qui fait son Rumspringa. Le Rumpspringa est ce moment de la vie des jeunes Amish où ils s’émancipent et découvrent le monde, où ils ont le droit de tout tester, sans tenir compte de leurs habituels interdits. Un moyen d’avoir goûté au monde avant de choisir la vie relativement ascétique de leur communauté.
Un autre point que j’ai adoré, dans ce manga, c’est qu’il se déroule aux États-Unis dans les années 80. C’est finalement assez rare, les mangas qui ne se passent pas au Japon, et j’ai beaucoup aimé l’ambiance. En plus j’aime les historiques, et celui-ci est très bien mené.
L’histoire d’amour d’Oz et Théo est très touchante, et dramatique. On sait que Théo va devoir rentrer chez lui, il n’a guère d’autre choix. En fait, les Amish ont le droit de quitter leur communauté, mais dans ce cas c’est « pour toujours ». Littéralement. Ils n’ont plus le droit de revenir, ni de rentrer en relation avec leur famille, leurs proches, etc. Je vous laisse imaginer que quel que soit le choix de Théo, il sera déchirant :’( 




Et voici la fin de cet article, j'ai eu de nombreuses autres très belles lectures en 2019, dont pas mal d'autres coups de cœur, ça a été une belle année très riche en découvertes ! Avec plus de 400 mangas lus cette année, on peut le dire, j’ai eu de quoi dénicher bien des perles, hélas je ne peux pas parler de toutes… Même si j’en ai chroniqué pas mal au cours de l’année, et que vous pouvez retrouver mes articles sur le blog.
Et vous quels ont été vos plus gros coups de cœur manga en 2019 ?