dimanche 28 octobre 2018

[Chronique] Yondaime Ôyamato Tatsuyuki - Scarlet Beriko

Yondaime Ôyamato Tatsuyuki - Scarlet Beriko










Titre: Yondaime Ôyamato Tatsuyuki
Autrice: Scarlet Beriko
Éditions Taifu comics
Genre: manga, yaoi
Âge: 18+
One-shot, spin-off de Minori no te



SERVICE PRESSE





Résumé:


Le clan des Ôyamato est le plus important de toute la région du Kanto. À la suite d’une déception amoureuse, le quatrième descendant de la famille, Tatsuyuki, passe ses journées à se lamenter sur son sort. Son homme de main décide donc de l’envoyer à Fukuoka en tant que responsable d’un des groupes du clan pour lui permettre de gagner un peu d’expérience dans le milieu. Cependant, déprimé et ne parvenant pas à trouver la motivation nécessaire, il finit par boire plus que de raison et s’endort au beau milieu d’un parc public dès sa première nuit… C’est alors qu’il se fait enlever par un mystérieux garçon… 

Spin-off de « Minori no te » !




Chronique d'Aurélie


Tout d’abord un grand merci à Taifu comics pour ce beau partenariat et pour leur continuelle gentillesse et disponibilité.

Un nouveau Scarlet Beriko, c’était un incontournable ! En plus il s’agit d’un spin-off de Minori no te, donc plaisir garanti par avance !

La couverture est géniale. Complètement déjantée, colorée, accrocheuse, et magnifique dans son dessin. J’aime les traits de Scarlet Beriko, même si parfois elle est très inégale comme c’est le cas dans ce manga-ci, comme nous allons le voir. Mais cette couverture est une belle réussite, on y retrouve le côté « yakuza », la violence, le côté tordu qui fait tout le charme des œuvres de cette mangaka talentueuse, tout comme une complicité touchante entre les deux personnages. En plus, vraiment, cette illustration est splendide, waw, les personnages sont beaux et hyper sexy !!

Reparlons des dessins à l’intérieur de ce manga. Je suis assez mitigée, comme par l’ensemble du manga en fait, même si ce fut une très bonne lecture. Pourquoi mitigée par les illustrations ? Parce que certaines, la plupart, en fait, sont de vrais bijoux, j’adore vraiment les traits de ses personnages, qui sont magnifiques. Particulièrement Nozomi, splendide dans sa beauté androgyne. Les scènes d’amour sont également très belles, à la fois très hot et remplies de tendresse et de complicité. Comme d’habitude petit regret sur les traits blancs qui censurent les sexes, mais ça reste discret.

Avec tout ce que je dis de positif sur ces dessins, en quoi suis-je mitigée, me demanderez-vous ? Eh bien, un certain nombre de dessins sont très moyens, voire franchement moches. Comme si la mangaka avait dû se dépêcher de boucler le manga et n’avait pas pris grand soin à certaines illustrations. À un tel point qu’il est parfois impossible ou presque de reconnaitre les personnages et que, de magnifiques, ils deviennent hideux. Je pense particulièrement à Tatsuyuki, si beau quand il est bien dessiné, si moche sur certaines scènes. En plus il a de drôles d’oreilles, parfois on se demande si c’est un humain ou une créature bizarre. 😉

Bon, ces dessins n’ont pas suffi à me gâcher mon amour pour les fabuleux traits de crayon de Scarlet Beriko et la beauté de nos deux héros, que j’ai trouvée à la fois touchante et attachante. C’est dommage que la qualité soit inégale, mais ne vous y arrêtez pas, les beaux passages valent de l’or, vraiment ! <3

Parlons à présent de l’histoire en elle-même. Je dois avouer que là aussi je me sens déstabilisée. Clairement, ce manga a été un très bon moment de lecture, que j’ai beaucoup apprécié. Cependant, je dois dire que je suis mitigée concernant le scénario et les réactions des personnages.

Bon, on le sait, avec Scarlet Beriko, les personnages sont toujours plutôt pervers et torturés, ça on retrouve bel et bien ce côté-là avec le beau Nozomi qui, sous son apparence d’ange, cache à la fois un passé sombre et difficile, mais également une lubricité sans limite. Il est fou de Tatsuyuki, et si l’histoire est un peu rapide entre eux, leur romance n’en reste pas moins touchante et attachante.

Cependant, beaucoup d’éléments autour de la romance m’ont parus présents uniquement pour faire de la matière à l’ouvrage et précipiter les évènements. Le personnage de Rogi notamment m’a l’air un peu tombé là comme un cheveu sur la soupe, son histoire est trop floue pour qu’elle ait de réel intérêt, et sa méchanceté/pas vraiment méchanceté le rend assez rébarbatif. Il aurait pu être mieux conduit, cela aurait donné une vraie valeur à ce qu’il fait subir à Tatsuyuki, sauf que non, ce passage-là n’a pas pris avec moi, je l’ai trouvé bâclé et amené là pour qu’il y ait des épreuves pour nos deux héros. Et ses justifications, eh bien, je ne les ai même pas vraiment comprises, en fait. Tout comme ses réactions hyper contradictoires.

Par contre j’adore sa fille Reika, qui à mes yeux a été un vrai plus à l’histoire, même si elle n’a pas d’intérêt majeur, sa présence est très agréable, drôle et touchante.

La réaction de Tatsuyuki face aux sévices qu’il subit m’a laissée assez désarmée, pour dire vrai. C’est complètement irréaliste, même s’il se protège des émotions négatives et de la souffrance endurée, son détachement et la manière dont il propose à Nozomi de jouer avec ce qu’il a subi comme si ce n’était rien et que ça avait été super cool ce qu’il avait vécu est vraiment « too much ». Et la façon dont Nozomi semble plus excité par ces sévices qu’il n’en est bouleversé aussi. C’est dommage, ça rajoute aux côtés négatifs de l’œuvre.

Cependant, la complicité, l’amour naissant, de plus en plus puissant, et l’affection que se portent Nozomi et Tatsuyuki est un vrai gros plus de cette histoire, et c’est ce qui fait que j’ai vraiment aimé ce manga. Leur romance est forte, et vraiment touchante. Malgré le background très bâclé et relativement mal utilisé je trouve, ces deux personnages rayonnent, et ont une véritable présence, qu’ils soient séparés ou ensemble.

Autre élément très positif de l’histoire, le passé de Nozomi. Les passages qui l’évoquent ou le mettent en lumière m’ont bouleversée et vraiment accrochée, et c’est un gros gros plus de l’histoire, je trouve.

Deux éléments donc qui rattrapent très largement l’intrigue trop rapide et les personnages secondaires mal menés. Et qui font que cette lecture m’a au final beaucoup émue. La fin notamment, est tellement belle, lumineuse, touchante tout en ayant cette pointe de perversion typique des univers de Scarlet Beriko, m’a vraiment plu et donné le sourire. J’adore les deux personnages principaux, et je suis contente de voir qu’ils ont réussi à surmonter les épreuves et aller de l’avant ! Contente aussi de découvrir l’histoire de Tatsuyuki, qu’en effet on apercevait avec une pointe d’humour dans Minori no te, et qui m’avait intriguée ^^

Une très bonne lecture, donc, malgré des points négatifs assez nombreux et importants. Un agréable et émouvant moment passé avec Tatsuyuki et Nozomi.




Points positifs : des personnages touchants et s’attachants ; une relation amoureuse complice, douce et passionnée ; des scènes érotiques magnifiques ; des dessins splendides.

Points négatifs : un scénario bâclé ; une partie des dessins également ; le personnage de Rogi est trop flou et pas du tout accrocheur, ni en tant que méchant, ni en tant que protagoniste.





Note : 4/5



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire