mardi 27 mars 2018

[Interviews] Joseph Kochmann



Bonjour à tous,

On se retrouve aujourd'hui pour une nouvelle interview et c'est Joseph Kochmann que nous accueillons sur le blog.






*****



Bonjour Joseph et bienvenue sur Amabooksaddict,





Pour commencer, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Alors, lançons-nous ! Je suis Joseph Kochmann, franco-américain né en région parisienne. J’ai fait des études pour devenir réalisateur de films avant de me rendre compte que j’étais plus à l’aise tout seul devant une feuille pour raconter des histoires. J’ai rencontré ma femme sur Paris en 2011 et ai déménagé aux USA l’année d’après pour me marier. (Elle est américaine.) Je travaille également dans la traduction et la correction de sous-titres de films et séries dans une boîte hollywoodienne.





Depuis quel âge écrivez-vous ? Quel a été votre premier roman terminé ?


Je ne sais pas si on peut compter les rédactions que je faisais à l’école… J’avais des bonnes notes, mais c’est sûrement un peu ridicule de le souligner. Disons que j’ai débuté l’écriture à 19 ans. J’étais au beau milieu d’une dépression et je ressentais le besoin de m’exprimer.
J’ai donc ouvert Word et écrit, sans trop réfléchir, un paragraphe qui commençait par « Antoine avait faim » suivi d’une histoire d’un cow-boy muet aux cheveux rouges qui tuaient des mutants. J’ai ensuite écrit la phrase « Le garçon roux marchait tranquillement dans les couloirs du lycée » et je n’y ai plus touché pendant plusieurs mois.
J’ai, entre-temps, réfléchi à tout ce qui pourrait donner du sens à cette histoire et, après avoir suivi des cours d’écriture, ai décidé d’en faire un livre. Ainsi est né Mute, mon premier livre, paru aux éditions Boz’dodor.






Pouvez-vous nous parler de la publication de vos roman ?


En toute honnêteté, ce fut long pour moi de trouver un éditeur. C’est un milieu où il est difficile de percer et on m’a toujours dit que j’écrivais des histoires étranges. J’ai dû passer par pas mal de phases de réécriture et de remises en question.
J’ai enfin pu signer avec Boz’dodor en 2016 pour une sortie en 2017. Ce fut une véritable joie pour moi que de pouvoir présenter mon petit cow-boy rouge au grand jour.

(Mise à jour du 27 août 2018 : Ce roman est ressorti en autoédition)




D'où viennent vos idées pour l'écriture ?


Question compliquée… C’est sûrement un peu cliché de le dire, mais je ressens souvent le besoin d’écrire. Je pense qu’on écrit tous pour communiquer des choses qu’on ne parvient pas à dire à l’oral. Comme je le disais plus haut, je souffre de dépression et énormément de thématiques me touchent et/ou me choquent. Mes idées me sont donc plus « infligées », si je puis dire. Je vis des choses qui me travaillent tant que j’ai besoin d’en parler.
Sinon, j’avoue être un très grand joueur de jeux vidéo, notamment de Visual Novels (des romans complexes avec des images et du son, souvent venus du Japon), et je regarde pas mal de films.
Ce que j’adore faire est m’inspirer d’œuvres complètement différentes et les mélanger tout en y ajoutant mon point de vue. De ce fait, ça crée quelque chose de bizarre, mais intéressant. Le boulot, après, est de lui donner une véritable cohérence, chose qui m’amuse beaucoup.
Si je devais citer des sources d’inspirations, en vrac, je dirais Stephen King, Terry Pratchett, Jonathan Coe et, dans le milieu du jeu vidéo, Tim Schafer, Ron Gilbert, Shu Takumi et Kazutaka Kodaka, tous d’excellents scénaristes.






En quelques mots, pouvez-vous présenter votre roman ?


Mute est donc mon premier livre sorti. Il raconte l’histoire d’un cow-boy muet aux cheveux rouges perdu dans le désert et de quatre adolescents qui vont se rendre compte que leur proviseur torture et tue ses élèves.
C’est une histoire qui me tient beaucoup à cœur. J’avais envie de raconter une grande aventure avec de nombreux rebondissements qui parle d’adolescence en souffrance, d’amour non réciproque et de mort. Beaucoup de thèmes très joyeux, ha ha.
Comme je le disais plus haut, j’étais surtout inspiré à l’époque par les livres de Stephen King et, dans un style totalement différent, Terry Pratchett. L’un développait des relations profondes et l’autre parvenait à faire de réelles critiques de société à travers l’humour.
J’ai aussi toujours beaucoup aimé le rythme des œuvres japonaises, films, jeux ou mangas, et c’est pour ça que Mute a un rythme un peu similaire.






Avez-vous d'autres proj
ets à venir ?

Mute a mis tant de temps à trouver une maison que j’ai pu, entre-temps, terminer Blind, une préquelle à ce premier livre. Ce roman pourra être lu sans avoir terminé le précédent, même s’il y aura de nombreux clins d’œil. Il raconte l’histoire de Johan, un adolescent vivant au cœur d’Orshen, une ville où la neige ne s’arrête jamais. Un soir, il se réveille dans un tribunal étrange dirigé par un monstrueux aveugle à la peau brûlée qui lui ordonnera de résoudre les meurtres qui ont lieu en ville.
C’est un mélange de court drama, de mystère et de fantastique.
Blind sortira sûrement cette année ou en début d’année prochaine aux éditions Boz’dodor.
Sinon, je termine Deaf qui mettra fin à la Trilogie des Singes de la Bêtise. Ce sera le roman le plus violent, critique et personnel des trois. Je ne peux encore rien dire à part que l’un des thèmes que je développe est celui de la politique.






Avez-vous un rituel particulier avant - pendant - après l'écriture d'un roman ?


Je me sens un peu bête de dire ça… J’adore courir dans la rue en écoutant de la musique. Celle-ci m’aide à imaginer des scènes dans mes livres. Il m’arrive même de parler tout haut en courant en criant des « boom », « paf », « ouïlle » en imaginant mes personnages en action. Les passants me regardent comme si j’étais cinglé.





Une dernière chose à nous dire ?


C’est vraiment difficile de parler de soi comme ça sans se sentir profondément prétentieux. C’est en tout cas une vraie chance de le faire et, de ce fait, merci beaucoup à Ama pour cette interview et également pour avoir lu et chroniquer Mute. J’espère que cette petite aventure plaira à d’autres lectrices et lecteurs et j’ai hâte de vous retrouver pour Blind et Deaf.




*****

L'interview touche à sa fin, merci Joseph pour votre participation et à très vite.

Vous pouvez le retrouver sur Twitter ; son roman est disponible sur Amazon et sur la Maison d'Editions.

Chronique



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire