samedi 1 décembre 2018

[Interviews] Steve Laflamme


Bonjour à tous,



Avec les cours, je n’ai pas vraiment eu le temps de m’en occuper avant mais on se retrouve enfin pour une nouvelle interview et c’est Steve Laflamme que nous accueillons sur le blog.




Bonjour Steve et bienvenue sur Amabooksaddict,



1. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?



Je suis québécois, auteur d'un thriller intitulé Le Chercheur d'âme et d'un autre qui sera publié prochainement. J'enseigne la littérature dans un collège, dans la ville de Québec, à des étudiant.e.s de 17 à 20 ans.





2. Depuis quel âges écrivez-vous ? Quel a été votre premier roman terminé ?



J'ai commencé à écrire de manière disciplinée à l'âge de 30 ans environ, même si j'ai fait des études en littérature auparavant. Mon premier roman, non publié, était un roman fantastique. Je considère aujourd'hui qu'il m'a servi de «camp d'entraînement», de formation solide pour les romans que j'allais écrire ensuite.





3. Pouvez-vous nous parler de la publication de votre/vos roman(s) ? (Si vous êtes publier en édition classique *maison d'éditions* ; si vous êtes indépendant c'est : pourquoi publier en autoédition ?)



Je suis publié aux Éditions de l'Homme, le plus gros éditeur à compte d'éditeur au Québec. Je crois encore au modèle d'édition «traditionnel», selon lequel un comité agit comme filtre initial et approuve suffisamment votre oeuvre pour qu'elle soit ensuite publiée par un éditeur qui assume tous les frais afférents à la publication.





4. D'où viennent vos idées pour l'écriture ?



De mon imaginaire débridé et du quotidien, mais aussi des nombreuses lectures que je fais pour me documenter. En littérature policière, il est important de tenir compte de ce qui s'est fait avant notre apparition, mais aussi de respecter une certaine vraisemblance. Je dirais aussi que mes idées sont fortement inspirées par mes frustrations diverses : la littérature policière sert souvent à s'indigner, à purger une violence intérieure.





5. En quelques mots, pouvez-vous présenter votre/vos roman(s) ?



Le Chercheur d'âme raconte une traque au tueur en série (le roman porte d'ailleurs le surnom du meurtrier, qu'on appelle ainsi parce qu'il défigure ses victimes, «à la recherche de leur âme», présument la police et les médias). C'est un roman dont l'arrière-plan est l'univers de la lutte professionnelle (que les Européens appellent le catch), sans que cet univers soit pour autant envahissant dans le roman. Le roman m'a ainsi servi de prétexte, de cheval de Troie, afin de faire entrer le lecteur dans l'univers de cette discipline controversée et souvent risible, qui montre au spectateur ce qu'elle veut bien lui montrer, et qui recèle pourtant des histoires d'horreur, sur les plan psychologique et physique.

Le Chercheur d'âme s'est mérité de nombreuses critiques élogieuses, tant dans les médias traditionnels que sur des blogues (québécois et européens), et il a été finaliste pour le Prix du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean, en septembre 2017.






6. Avez-vous d'autres projets à venir ?



Mon deuxième roman est actuellement en lecture chez l'éditeur. Il met en scène le même enquêteur que dans Le Chercheur d'âme, soit Xavier Martel, un homme tourmenté à qui il aurait fallu bien peu de choses pour qu'il bascule du mauvais côté de la clôture... En janvier 2019 paraîtra aussi, sur Amazon et Kobo, une anthologie de six nouvelles noires dont une sera la mienne. L'ouvrage s'intitulera Projet 666 et est écrit conjointement avec les écrivain.e.s Éric Quesnel, Loana Hoarau, Amélie De Lima, François Avisse et Louis-Maxime Lockwell (trois Québécois, trois Européen.ne.s). Il sera préfacé par Angélina Delcroix.





7. Avez-vous un rituel particulier avant - pendant - après l'écriture d'un roman ?



Pas spécialement. J'aime faire en sorte d'être dans une bulle, avec le moins de lumière possible. J'écris sans musique (question de concentration), la plupart du temps accompagné d'un breuvage réconfortant - du café, une bière, un scotch... mais pas tous en même temps!





8. Une dernière chose à nous dire ?



Il est difficile de se procurer mon roman, si vous êtes européen.ne, mais ce n'est pas impossible. Si vous lisez en numérique, c'est très facile. Si vous lisez papier, il faut commander au Québec ou faire venir le livre à la Librairie du Québec à Paris. J'espère encore qu'un éditeur européen finira par s'intéresser à mon Chercheur d'âme pour en acheter les droits de publication outre-Atlantique, question de faciliter son accès en Europe, car il y a bel et bien une demande là-bas.




Merci pour votre participation Steve et à très vite.



Vous pouvez la retrouver sur Twitter et Facebook.

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