jeudi 27 septembre 2018

[Chronique] Le théâtre des fleurs 2 - Isaku Natsume

Le théâtre des fleurs, tome 2 - Isaku Natsume










Titre: Le théâtre des fleurs
Autrice: Isaku Natsume
Éditions Taifu comics
Genre: manga, yaoi
Âge: tout public
2 tomes parus, série en cours



SERVICE PRESSE




Résumé:


Gensuke a enlacé Sôgorô en déclarant qu'il ne le laisserait à personne d'autre, et ce dernier ne peut s'empêcher d'y penser sans arrêt. Constatant qu'il n'arrive plus à jouer naturellement, Gensuke finit par lui demander d'arrêter de ressasser pour qu'ils puissent se concentrer sur les futures représentations. Sôgorô approuve et ils travaillent tous deux d'arrache-pied pour la pièce qui est un succès.

Gensuke
 réitère sa déclaration, mais pas du tout de la manière à laquelle s'attendait Sôgorô... La frustration change de camp.




Chronique d'Aurélie


Tout d’abord, un immense merci à Taifu comics pour l’envoi de ce service presse. J’étais tellement pressée de découvrir ce second opus ! Et aucune déception, ce deuxième tome était à la hauteur de mes attentes !

Parlons un peu de la couverture, d’abord. Mais avez-vous vu cette merveille ? Comme pour le tome 1, la couverture du tome 2 est un coup de cœur en soi, pour moi. Et les deux opus se marient très bien ensemble, avec leurs couleurs vives, et leur illustration artistique. Encore une fois, le dessin est splendide, il se marie tellement bien à l’univers du kabuki, je le trouve parfait ! On y retrouve, cette fois-ci, Gensuke, splendide dans son kimono bleu, et l’ombrelle qu’il porte apporte une vraie touche de poésie que j’ai beaucoup appréciée.

Comme dans le premier opus, les dessins de ce manga sont superbes. Les traits des personnages sont certes un peu spéciaux, mais je les apprécie énormément, et les décors, costumes et maquillages du monde du kabuki sont splendides et très bien retracés. Il y a une vraie approche artistique dans ce manga, sous tous niveaux.

L’histoire reprend où on l’avait laissée, avec un petit résumé, une fiche personnages, et un retour en arrière sur la dernière image, à savoir quand Gensuke prend Sô dans ses bras et lui dit « je ne te laisserai à personne d’autre ». On retrouve Sôgorô complètement déstabilisé et perturbé par cette déclaration et cette étreinte. D’abord choqué et se posant des tas de questions sur Gensuke, aux côtés duquel il va se sentir très embarrassé, les discussions suivantes vont lui permettre de retrouver un peu de sa stabilité, et de profiter plus que jamais de son rival et partenaire.

Tant et si bien que, peu à peu, Sô va réaliser que ses sentiments pour Gensuke dépassent la rivalité et l’amitié. Il se met à penser à des choses délirantes, à avoir sans cesse la perception de la présence de Gensuke, et à se sentir mal à l’aise face à ce qu’il considère comme un rendez-vous amoureux. Il en a envie, mais en même temps il est perdu, réticent, sans pouvoir s’empêcher de s’ouvrir à ces sentiments qui le poussent vers Gensuke.

Sôgorô est un personnage étonnant, parce que même s’il semble buté et peu communicatif, il va s’exprimer naturellement et simplement auprès de son meilleur ami, Hiroto, au sujet de ce qu’il a perçu comme une déclaration de la part de Gensuke, autant que de ses émotions et frustrations, déceptions, etc. Il l’affirme, autour de lui, l’amour entre hommes est quelque chose qui fait partie de son univers : « il y en a beaucoup parmi mes connaissances ».

S’il se pose des questions sur son attirance pour Gensuke, pour le coup, il ne la remet pas vraiment en cause ni ne se sent mal à l’aise à l’idée d’être attiré par un homme, pas plus que ça ne le choque que Gensuke puisse l’aimer de cette manière. Cette simplicité-là fait du bien au cœur, c’est agréable de voir que les interrogations de Sô sont plus de l’ordre de l’adolescence « normale » plutôt que de l’homosexualité. J’aime beaucoup quand les problématiques LGBT sont retracées dans un contexte « naturel » et spontané. C’est rafraichissant, et ça montre un bon exemple.

L’histoire n’en est pas simple pour autant. Sôgorô ne comprend pas Gensuke, et Gensuke s’exprime de manière brute de décoffrage, sans pousser au bout de sa propre démarche. Résultat : vive les quiproquos ! C’est un deuxième tome riche en rebondissements et en émotions, et tout aussi riche en scènes magnifiques de kabuki. C’est vraiment un aspect magique de ce manga, l’univers du kabuki. Il est très travaillé, développé jusqu’au point où nous avons droit à de très beaux passages sur les planches. Nos deux héros, grimés pour leurs rôles, sont superbes, particulièrement Sô, avec ses costumes, coiffures et maquillages féminins. La complicité et la simplicité qui prime sur scène contraste avec la complexité des sentiments adolescents de nos deux héros, et l’alchimie est parfaite.

Bref, vous l’avez compris, ce tome 2 est un nouveau coup de cœur pour moi. Et j’ai tellement besoin d’avoir la suite là, sur-le-champ, que je crois que je vais partir en dépression en attendant sa sortie ! <3



Points positifs : des dessins magnifiques, expressifs, mais surtout splendides dans l’évocation de l’univers du kabuki ; un thème (le kabuki) original et passionnant ; un axe travestissement tout aussi original, abordé de manière simple et logique ; une ébauche de romance toute douce et toute mignonne ; deux personnages opposés, rivaux, mais très attachants.

Points négatifs : pas trouvés




Note : 4,8/5


1 commentaire:

  1. J'aimerais beaucoup lire plus de mangas...et celui-ci à l'air vraiment pas mal!

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