jeudi 30 août 2018

[Chronique] Ne me quitte pas - Hagi

Ne me quitte pas - Hagi








Titre: Ne me quitte pas
Autrices: Hagi
Éditions Taifu comics
Genre: manga, yaoi
Âge: tout public
One-shot



SERVICE PRESSE




Résumé:


Tajima ne voit jamais personne pleurer, les seuls souvenirs qu'il a d'un tel spectacle remontent à l'enfance. Alors, quelle surprise quand il aperçoit un des élèves de son lycée, Koga, sangloter dans la cour... Leur rencontre fait suite à un malheureux concours de cironstances : le chat de Tajima serait responsable de la mort du poisson rouge de Koga. En tentant de le lui avouer, il va finalement découvrir la vérité cachée derrière ses larmes. Un secret qui va les rapprocher.



Chronique d'Aurélie


Tout d’abord un grand merci à Taifu comics pour ce beau partenariat et pour leur continuelle gentillesse et disponibilité.

La couverture de ce manga m’a tout de suite énormément attirée. J’en aime la douceur, les couleurs, ce mélange de mélancolie et de tendresse qui s’en dégage. L’eau qui coule et le poisson mort nous rappellent la tristesse de Koga, la fatalité de son amour impossible, autant que la caresse qu’il prodigue à Tajima, la délicatesse de leur échange affectueux, et les poissons qui « s’envolent » (ou nagent ?) de l’autre côté de la fenêtre, induisent la possibilité d’un nouvel espoir. J’aime énormément la poésie qui s’échappe de cette illustration, autant que la finesse du dessin, ces traits doux et mignons, promesse d’une histoire touchante.

Touchant, c’est vraiment le mot qui caractérise ce manga. Les dessins, simples mais efficaces et beaux, nous attachent immédiatement à l’univers autant qu’aux personnages. La douceur est un maître mot pour cette romance qui m’a émue et que j’ai achevée avec le sourire.

Ne me quitte pas est un manga un peu magique, je trouve. L’histoire n’est pas forcément originale ni transcendantale, mais elle m’a accrochée et fait vibrer tout du long. Le personnage de Koga, un peu mystérieux mais dont on découvre tout de suite la sensibilité à travers les larmes qu’il verse pour son poisson rouge tué par un chat (celui de Tajima), m’a beaucoup parlé. J’ai immédiatement apprécié Koga, son inexpressivité qui dissimule bien mal ses émotions, ses regards pénétrants, ses rares sourires troublants et son manque de loquacité. Koga est un de ces personnages hypersensibles qui camoufle tant bien que mal ses sentiments, se montre taciturne et parfois désagréable pour qu’on ne perçoive pas sa timidité.

Mais ce qui rend Koga renfermé par-dessus tout, c’est qu’il n’ose pas dévoiler son homosexualité. D’autant que ce n’est pas de n’importe qui qu’il est amoureux, au début de l’histoire (je vous laisse le découvrir !), et qu’il sait que ses sentiments devraient être considérés comme « honteux ». Mais qu’y peut-il s’il ressent ce qu’il ressent ?

Face à Tajima, pourtant, il s’ouvre doucement. Il se sent en confiance avec lui, il l’inclue dans son univers, se confie à lui. Et comme Tajima, au lieu de le fuir, se rapproche de lui, il va peu à peu se rapprocher de lui et lui ouvrir également son cœur.

Tajima, lui, est la gentillesse et la bienveillance incarnées. Il se préoccupe de Koga, même si au départ, il a un peu peur que son chat, coupable de la mort de son poisson, ne subisse les foudres du jeune homme qui est capable de passer des larmes à un visage sombre et (faussement) cruel, et menace de le dépecer s’il lui met la main dessus. Évidemment, Koga se moque de Tajima, mais Tajima, y croyant dur comme fer, va tenter de protéger son chat tout en se rapprochant de ce jeune homme qui l’intrigue et, peu à peu, le fascine.

Il n’a pas la moindre forme de réaction négative quand Koga lui avoue qu’il est gay. Il ne s’éloigne pas de lui, au contraire. Petit à petit, il se rapproche de lui, au fur et à mesure qu’il cerne son monde intérieur et qu’il l’apprécie de plus en plus. S’il ne comprend pas tout de suite ce qui l’attire chez Koga, il n’en est pas moins incapable de détourner ses pensées de lui et fait tout pour le voir, passer du temps avec lui, le découvrir pas à pas, un peu plus chaque jour. Le frère de Koga ainsi que la fiancée de celui-ci lui ayant dit qu’il pouvait venir quand il voulait, Tajima se met à passer pas mal de temps chez Koga, et leur relation s’affine en douceur.

Ce que j’ai trouvé magique dans ce manga, c’est la douceur qui en émane, à un point tel que les sentiments de Koga et Tajima s’installent peu à peu sans troubles et sans réels heurts. Il n’y a pas de remise en question, juste deux personnes qui, en apprenant à se connaitre, apprennent aussi à s’accepter et à accepter leurs sentiments l’un pour l’autre. Tajima est très spontané, et si évidemment parfois il se sent troublé par ce qu’il ressent (et notamment par ses pulsions charnelles, pour dire vrai !), il ne doute pas, et avance main dans la main avec Koga pour définir ensemble leur relation, ce qu’ils désirent, et ce qui leur importe. Et comme ce qui leur importe par-dessus tout, au final, c’est d’être ensemble, la romance avance de manière fluide et délicate, entre tendresse et complicité. Et ça, j’ai trouvé ça vraiment très beau, et touchant. C’est ce qui m’a fait sourire, particulièrement à la fin, quand tout finit de devenir lumineux et évident. Et que leurs sentiments se posent finalement avec finesse et douceur. Ça m’a fait énormément de bien au cœur.

Un coup de cœur douceur pour cette belle histoire d’amour émouvante et magique. Une histoire tout public, sans érotisme, que je pense que mon aîné va adorer ^^ Un pur feel-good que je compte relire très vite avec plaisir !


Points positifs : de très jolis dessins ; une romance toute douce et posée ; des personnages touchants et attachants ; un beau mélange de mélancolie, de tendresse, et de complicité.

Points négatifs : pas trouvés.




Note : 4,7/5


1 commentaire:

  1. Oh je ne connaissais pas mais ta chronique me donne envie de le découvrir ! :D

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