mardi 12 juin 2018

[Chronique] Bodysuit Fetish - Uni Yamasaki

Bodysuit Fetish - Uni Yamasaki







Titre: Bodysuit Fetish
Auteur: Uni Yamasaki
Éditions IDP Hana collection
Genre: manga, yaoi
Âge: 18+
One-shot




Résumé:


« Je suis fétichiste des vêtements, puis-je te tripoter dans ta combinaison moulante ? »

Cette proposition alléchante vient du beau Tôma, pour qui Kuroe a accepté d’être modèle. Ce qui devait être un simple échange de bons procédés entre deux étudiants en design, respectivement de mode et de jeux vidéo, se transforme tout à coup en une situation embarrassante à laquelle Kuroe devrait vouloir se soustraire. Mais qui ne craquerait pas face au charme hypnotique de Tôma, avec ses expressions adorables, sa sincérité alarmante et son côté trop passionné ? Car si Kuroe est aussi peu réticent, c’est parce que Tôma lui rappelle sa propre obsession…



Chronique d'Aurélie


Encore une fois, la couverture de ce manga m’a fortement interpellée, et en lisant le titre et le résumé, je n’ai pas su résister. J’avais vu des avis positifs, et j’ai eu envie de me laisser tenter par un thème qui m’intéresse et qui, je me le disais, pouvait donner lieu à une très bonne histoire.

Et j’ai été complétement déstabilisée par cette histoire ! Je m’attendais à quelque chose d’assez malsain et sombre, et en fait pas du tout ! La couverture, ceci dit, annonce la couleur : quand on se penche dessus cinq minutes, on s’aperçoit que, malgré la présence de la combinaison très sensuelle qui annonce le côté fétichisme, l’illustration a un côté très doux, très tendre et très lumineux. On peut facilement y percevoir deux adolescents qui se retrouvent embarqués dans une drôle d’histoire et apprennent à s’aimer… d’une bien étrange manière.

Les dessins de ce manga sont de toute beauté. C’est une des principales raisons de mon choix, même si je m’attendais vraiment à découvrir un manga qui me plairait. La qualité des dessins, pour moi, est toujours un gros plus. Et ici, ils sont juste splendides, les personnages sont magnifiques, leurs visages hyper expressifs, et les costumes sont très bien faits. C’est à proprement parler des illustrations sexys. Sans compter les scènes érotiques qui peuplent l’histoire, qui sont superbes, et en même temps, hyper originales pour le côté « cosplay » et fétichisme.

Ce manga est, en fait, un gros coup de cœur. Parce qu’il a à la fois ce petit côté pervers que j’aime beaucoup, mais aussi une très belle qualité d’émotions, sentiments et réflexions, sans compter que l’humour est omniprésent et contrebalance l’anxiété et la gravité des personnages par moments. Il reste léger, pétillant et hyper sensuel, tout en creusant dans les tréfonds des secrets les plus inavouables que peuvent posséder certaines personnes.

J’ai énormément flashé sur le personnage de Tôma. Il est magnifique, d’abord. Et puis son fétichisme le rend terriblement sexy. Il est capable d’arborer un air absolument pervers puis de se faire d’un seul coup adorable et trop mignon. Comment résister à un tel charisme, comment résister à sa douce insistance, son intérêt malsain, son sourire angélique et rayonnant ou ses beaux yeux remplis d’étoiles et de lubricité ? Clairement, le lecteur est incapable d’y résister plus que Kuroe ! Et comme lui, on se prend au jeu, on en attend plus, toujours plus, de ce duo improbable qui s’apprivoise en niant à la fois leur propre attirance, et la « gravité » de leurs échanges. Parce qu’après tout, Kuroe est habillé, n’est-ce pas ? Donc… ça compte pas !

Évidemment, Kuroe oscille entre son besoin de se persuader qu’en effet, il n’a, au fond, rien à se reprocher, et la réalité : il se fait toucher, caresser, lécher, embrasser par Tôma, et le pire c’est qu’il aime ça ! Qu’il en redemande, qu’il pousse lui aussi plus loin, en proposant des échanges de caresses à travers la légèreté de cette combinaison si fine que les sensations en sont presque identiques à un vrai corps nu… Et en même temps, il préfère encore repousser toute forme de responsabilité et faire comme si c’était Tôma qui poussait trop. Sauf que pour ce genre de jeux, il faut être deux, et que Kuroe est clairement beaucoup trop consentant… et qu’en aucun cas il ne stoppe la machine en s’imposant et en refusant de revoir Tôma. Soi-disant parce que s’il arrête tout, Tôma ne confectionnera pas les costumes de cosplay qu’il a designés. Mais… sérieusement, Kuroe, tu sais que c’est juste une excuse ?

J’ai été très interpellée par le fétichisme de Tôma et ses répercussions sur sa vie. Son excitation et son fantasme concernant les combinaisons (qui a une cause, que je vous laisse découvrir !) lui permettent de canaliser son imagination et de développer sa créativité. Je trouve ça très crédible et bien trouvé, et cela m’a aidée à le comprendre et à me sentir plus proche de lui. La créativité a parfois ses raisons que la raison ne connait pas…

Et puis au fond, au-delà du côté qu’on peut si on le souhaite définir comme pervers de la relation qui s’installe entre ces deux jeunes hommes, la romance qui se met en place par la même occasion est très douce et très touchante. J’ai vraiment adoré ces deux personnages, leur façon d’interagir, leurs sentiments naissants. Leurs questionnements, parfois aveuglés par une mauvaise foi certaine, leur fascination mutuelle, qui les pousse l’un vers l’autre, également. Entre Kuroe et Tôma, c’est très explosif, et pourtant très tendre, aussi. C’est léger, drôle, également. Et s’installe spontanément une certaine complicité, parfois balbutiante, mais qui les rapproche énormément. Ils ont plus d'un point en commun et, au fond, se comprennent plus qu’ils n’osent se l’avouer…

Une très très belle histoire d’amour, entre tendresse, humour, gravité et érotisme, qui m’a complètement conquise. C’est pour moi un gros coup de cœur que ce manga que j’ai déjà envie de relire, rien qu’à en faire la chronique ! <3



Points positifs : des dessins magnifiques et des visages très expressifs et adorables ; des personnages drôles, un peu tordus mais très touchants ; une romance à la fois douce et pétillante ; de l’érotisme débridé.

Points négatifs : pas trouvés.





Note : 4,8/5


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