samedi 18 août 2018

[Chronique] Le Pavillon des Chimères, Tome 1 - Rohan Lockhart

Littérature de l'Imaginaire

Saga : Le Pavillon des Chimères
Titre : Golden Chains
Tome : 1
Auteur : Rohan Lockhart
Editions : MxM Bookmark
Genres : Romance, MM, Fantasy
Pages : 267
Sortie : 14 Mai 2017
Prix : NumériquePapier





SERVICE PRESSE






Résumé : "Le Royaume du Feu, voit son roi mourir, de jour en jour…


Khin, second héritier de la couronne, est encore meurtri par la mort de son frère et se perd dans des plaisirs éphémères qui lui procurent un peu de réconfort. Il s’abîme dans sa cage dorée et ne trouve de véritable repos ni près de Kalei, son tendre ami, et encore moins auprès d’Aden, son futur époux qui veut l’enfermer dans un mariage sans amour.

Mais lorsque Shahram – à la recherche de son frère enlevé – passe les portes du palais, sa vie s'en trouve alors ébranlée. Bien plus qu’une nouvelle distraction, Khin trouvera en lui ce qu'aucun homme n’a jamais su lui donner et découvrira, derrière l’éclat de son regard, des sentiments qu’il n’aurait jamais cru éprouver.

Entre intrigues, trahisons et une guerre aux portes du palais, Khin devra se battre plus fort que jamais."





Avis : Pour commencer, un grand merci à Johanna et aux éditions MxM Bookmark pour ce service presse numérique.

Il y a des auteurs dont on achète les romans simplement parce qu'on est certain d'en aimer la lecture même quand on ne les a jamais lu. Sachez que ça m'arrive rarement mais c'est bien ce qui s'est passé avec Rohan Lockhart puisque j'ai quelques uns de ses romans dans ma PAL depuis un moment maintenant mais je n'ai jamais prit le temps de lire cet auteur avant aujourd'hui. Ne me demandez pas pourquoi, je n'en ai pas la moindre idée mais je le regrette énormément tant ce roman fut un coup de cœur.

Nous faisons la rencontre de Khin et de son cousin, Den, tout deux futurs héritiers du trône. Khin a perdu sa mère, sœur du roi, et son petit frère quelques années plus tôt ; il a été accueilli et élevé par le roi, le père de Den, comme son deuxième enfant. Depuis ce drame, Khin est brisé par la vie, seul Kalei, son ami, arrive à lui apporter un peu de réconfort quand il ne se perd pas dans les plaisirs de la chair. Depuis ce tragique instant, Khin ne ressent que tristesse, peine et colère au fil du temps qui passe, du moins jusqu'à l'arriver de Shahram qui va lui redonner un certain gout à la vie.

Dès le début, on sent que Den n'a pas l'étoffe d'un futur roi, Khin non plus à vrai dire mais il est quand même plus réfléchi que son cousin. Den a tellement peur de ne pas être à la hauteur de son père qu'il se met certaines barrières seul et n'ose pas voir plus loin. Il essaye de faire des concessions mais n'y arrive pas et préfère se cacher derrière des arguments qui ne sont pas forcément mauvais mais pas digne d'un futur roi.
C'est un personnage que j'ai apprécié ne pas aimer xD, c'est difficile à dire mais je changeais toujours d'avis à son sujet comme au sujet de Maïk, son meilleur ami et Enchanteur. J'ai adoré la relation qu'ils entretiennent mais j'ai trouvé qu'ils réfléchissaient beaucoup pour eux sans forcément se préoccuper du royaume et des personnes concernés.

A côté nous avons donc Khin, cet homme qui, quand son futur époux à le dos tourné, se perd dans de nombreux bras afin de combler sa peine. Pour le coup, j'ai tout de suite adoré ce protagoniste ; il montrait tellement d'émotions que j'ai vite craqué pour lui. Il entretien une relation particulière avec son ami Kalei et prend vraiment plaisir à être en sa compagnie.
Très vite, il rencontre Shahram et je dois dire que j'ai vite craqué pour ce personnage également ; très différent de la personne royale qu'est Khin, il a un certain charme que j'ai beaucoup apprécié.
Si Khin aime voir les hommes tombaient sous son charme, il est très surpris de voir que ça n'est pas le cas de Shahram ce qui l'attire énormément. Leur relation va évoluer et j'ai beaucoup aimé les suivre.

On pourrait croire qu'il y a beaucoup de protagonistes mais en fait, pas du tout puisque nous retrouvons toujours les mêmes. C'est une histoire de royauté donc autant vous dire qu'il y a de nombreuses intrigues, des trahisons et une guerre à venir ; bref, on ne s'ennui clairement pas dans cette histoire et c'est ce que j'ai beaucoup aimé.

J'ai très vite su que ce roman serait un coup de cœur tant j'en ai apprécié chaque mots. La plume de Rohan Lockhart est fluide et très addictive ; son univers est original, ses personnages sont touchants et attachants, et l'histoire est prenante et pleines de rebondissements.

Je vous recommande cette histoire les yeux fermés et je fonce acheter le tome deux de cette saga que j'aime déjà de tout cœur.

PS : Ma chronique ne rend clairement pas honneur à la qualité du récit et je m'en excuse fortement, j'ai beaucoup de mal à poser les mots sur un tel coup de cœur. Si j'y arrive dans les prochains jours, je ferais une petite mise à jour mais je ne promets rien.







jeudi 16 août 2018

[Chronique] A stray dog in the night - Aiko Nobara

A stray dog in the night, tomes 1 et 2 - Aiko Nobara









Titre: A stray dog in the night
Autrice: Aiko Nobara
Éditions IDP, collection Hana
Genre: manga, yaoi
Âge: 18+
2 tomes parus, série en cours




Résumé:


Lorsque Shintani surprend Kikuchi à voler de l’argent au casino où ils travaillent, il ne s’attend pas à ce que les choses dégénèrent autant. Incapable de le dénoncer, il finit lui aussi dans la liste des complices et doit affronter la vengeance de Sudô, la «femme» du propriétaire mafieux de l’établissement. Mais Sudô est étrangement magnanime à son égard ; en revanche, il réclame à Kikuchi une somme d’argent exorbitante. Shintani, qui a recueilli le garçon, est témoin de sa descente aux enfers : du vol à la prostitution, il sent bien que cette dette va lui être fatale. Shintani décide alors de négocier avec Sudô la liberté de Kikuchi. Mais saura-t-il payer le prix de sa compassion ?


Sombrez avec Shintani sous l’impitoyable joug de son supérieur, et trouvez le réconfort auprès d’un chien errant que la chance a abandonné…




Chronique d'Aurélie


À ma dernière commande sur le site de boys-love, j’ai complètement flashé sur les couvertures de ces deux premiers tomes, et, en lisant les résumés, je n’ai pas hésité un instant. Je savais que ce manga me plairait, et c’est le cas, plus que le cas, même : c’est un véritable coup de cœur que cette histoire. Je viens de fermer le tome 2, et je souffre déjà de devoir attendre un mois avant de pouvoir découvrir le tome 3. Je suis accro aux personnages, qui ont envahi mon esprit et refusent de le lâcher !

Je vais vous parler en même temps des deux premiers tomes, en tâchant malgré tout de ne pas spoiler l’histoire. Commençons par nous arrêter sur les couvertures. Celle du tome 1 m’a juste fait flasher. Elle est magnifique, et les trois personnages sont superbes. Kikuchi et Sudô sont deux parfaits androgynes à la beauté à la fois sensuelle et touchante, et si Shintani a, comme on l’imagine, le rôle de seme, on peut sentir rien qu’en le regardant qu’il est complètement dépassé par la relation qu’il entretient avec Kikuchi et Sudô. Les expressions sont à l’image des rôles de chacun dans ce premier tome : Shintani est blasé et ne sait pas comment réagir, Kikuchi est terrifié et désemparé, et Sudô semble dominer la situation, avec son air déluré et satisfait. Évidemment, rien n’est aussi simple, et tous les trois vont vite se retrouver dépassés par le monde cruel et sans pitié dans lequel ils vivent…

Malgré cette triple dynamique que l’on ressent dans cette couverture, l’illustration reste incroyablement sensuelle et sulfureuse. C’est le cas du manga tout entier, bien sûr. Même si ici, on parle majoritairement de relations sexuelles non consensuelles, attention, c’est très violent. D’ailleurs, la couverture du tome 2, illustrant Kikuchi attaché en laisse et forcé à ouvrir la bouche, nous donne le ton de cette histoire torturée et violente. Nous entrons ici dans le domaine de la mafia, des drogues, de la prostitution, du viol et de la manipulation. Et nous n’en ressortirons pas indemnes.

Les dessins sont magnifiques. Ils ont un côté un peu « brouillon » qui va très bien avec l’ambiance sombre et torturée du milieu dans lequel nos héros évoluent, mais les personnages sont vraiment superbes. La sensualité des personnages y est très bien décrite, les scènes érotiques sont splendides et très crues (dommage pour la censure, décidément que je déteste ces traits blancs qui barrent les sexes !). Les expressions sont très travaillées, et assez bouleversantes. Elles nous font plonger dans l’univers émotionnel des personnages, et nous permettent de les cerner un peu derrière leurs masques d’indifférence, de sarcasme, de défi ou de colère, nous attachant même à Sudô qui, pourtant, au départ, nous semble être un bel enfoiré.

C’est donc un manga très dur que nous avons là. Qu’on peut sans conteste classer dans la catégorie « malsain ». Mais au-delà de l’aspect sombre, pervers et torturé de l’histoire, ce qui m’a touchée, c’est la lutte de nos trois jeunes hommes pour tenter de trouver la lumière. Ils sont tous les trois perdus, chacun à sa manière et chacun pour des raisons différentes, particulièrement Sudô et Kikuchi, qui sont très profondément enfoncés dans le milieu yakuzas et semblent n’avoir aucune chance de s’en sortir.

Kikuchi, lui, est adorable. C’est un petit délinquant de 19 ans, qui a déjà été prostitué de force, de manière très extrême, et bosse dans un casino où en plus, il vole de l’argent pour le compte d’un autre homme. Malgré ce background peu élogieux, c’est un jeune homme adorable, super gentil et tout doux bien qu’un peu rebelle, très affectueux, qui n’a jamais connu que le rejet et la violence et fond complètement quand Shintani le prend en charge et le traite avec délicatesse, tendresse et respect. Il tombe instantanément amoureux de lui, et veut tout faire pour se montrer digne de lui.

Sauf que la situation est très compliquée, vu qu’il a une dette énorme à rembourser, il est obligé de subir de la prostitution extrême, dans le dos de Shintani qui l’héberge et tâche de veiller sur lui, pour tenter de rembourser ce qu’il doit (et qui ne reflète même pas la vérité de son petit larcin, lui comme Shintani se fait manipuler par les yakuzas). Gros coup de cœur pour ce personnage aussi superbe que profondément touchant, qu’on a envie de voir s’en sortir et obtenir sa liberté. Même si on a peur qu’il lui arrive plutôt malheur, surtout à partir du moment où, épris de Shintani et voulant le protéger, lui et sa petite sœur, il va tout faire pour qu’ils ne subissent pas les représailles et la folie des hommes qui le maltraitent et le manipulent…

Shintani, lui, se retrouve pris dans l’engrenage sans avoir vraiment rien fait de mal : témoin du larcin de Kikuchi, il accepte de ne pas le dénoncer pour le protéger, mais du coup, il est considéré comme complice et puni lui aussi. S’il s’en sort sans trop de casse, contrairement à Kikuchi, il va malgré tout plonger avec ce dernier quand il décide de le ramener chez lui et de le protéger. Très touché par Kikuchi, il éprouve autant de désir que de compassion pour lui, et sans doute pas mal de sentiments un peu troubles, et il souhaite le voir sortir du milieu, le voir s’illuminer et s’épanouir. Il va donc tenter d’amoindrir la dette de Kikuchi en proposant un deal à Sudô, le mignon du chef du gang qui a décidé de punir Kikuchi. Or, Sudô lui propose un contrat qui va l’obliger à vivre une deuxième vie dont il ne voulait pas… et à s’impliquer au cœur-même de la mafia.

Shintani est un personnage fort, volontaire, doux, rempli de bienveillance. Il se soucie de son entourage, et passe son temps à culpabiliser de ne pas pouvoir être assez présent pour sa petite sœur, de ne pas pouvoir faire assez pour Kikuchi, auquel il s’attache rapidement… Il tâche d’être fort, se sacrifiant pour le bien des gens qu’il aime, quitte à devoir faire des compromis qu’il n’avait jamais souhaités. Il a un côté un peu pervers plutôt refoulé, lié à son besoin de protéger son entourage : une façon de s’approprier les gens pour lesquels il éprouve de la pitié et le désir de les sortir d’affaire qui stimule par la même occasion sa libido. C’est un « sauveur ». J’aime beaucoup sa personnalité, à la fois très forgée, mais aussi très tendre, très posée. Il a beaucoup de doutes, et pourtant, face à l’adversité, il se montre ferme et aussi assuré qu’il le peut. Mais face à Sudô, il ne parvient pas à dissimuler ses propres faiblesses et désirs, ce qui l’embarrasse… et le place dans des situations où il ne peut s’empêcher d’éprouver de la compassion pour des gens qu’il devrait haïr.

Sudô, enfin, est le personnage le plus trouble des trois. Il possède un haut poste, le respect de la mafia, beaucoup de pouvoir, d’argent, et d’autorité. Son statut de mignon du chef du gang lui laisse énormément de latitude. Il a même, apparemment, le droit de s’envoyer en l’air avec d’autres hommes que son patron et amant. Plongé dans les tréfonds d’un monde pour lequel sa sensibilité n’est pas taillée, il a sombré dans la drogue de manière abusive, sans doute pour tenter de contrôler son propre désespoir. Au final, Sudô représente à la perfection le désarroi de la solitude dissimulée derrière un sourire et une attitude provocatrice.
Sudô est, au départ, un personnage énigmatique. Je ne sais pas pourquoi je dis au départ, au bout de deux tomes, il l’est toujours autant, sauf qu’on a pu percevoir le vrai « lui », et qu’on commence à le comprendre, même si on ne sait pas grand-chose de lui. C’est un homme très jeune, à la beauté androgyne, qui semble presque fragile, et l’est, au fond, véritablement. Il cache cette fragilité derrière un masque d’ironie, d’indifférence et de cruauté, mais en fait, il se sent très seul, et très désemparé. Il n’a pas de but dans la vie, il est perdu dans les méandres d’un système qui ne fait que l’enfoncer. Quand il décide de faire de Shintani son escort, on comprend très rapidement que, derrière ses sarcasmes, il a réellement besoin de chaleur humaine, et qu’il est amoureux de Shintani. Parce qu’il aime sa tendresse, sa bienveillance, la façon dont il est attentif au bien-être des gens qui l’entourent, même de lui qu’il devrait pourtant considérer comme son bourreau. Il le trouve beau, attirant, sexy, mais également, il s’attache à lui et lui livre peu à peu les secrets de son monde intérieur. C’est au final un personnage extrêmement touchant, qui m’a bouleversée. D’autant qu’au début, je le détestais foncièrement.

Là où j’en suis du manga, sincèrement, je ne vois pas d’issue positive pour ce triangle amoureux torturé et brisé. Aiko Nobara a tellement bien réussi à nous plonger dans les émotions perturbées de ces trois personnages cassés que je ne peux qu’espérer que Shintani sauvera à la fois Kikuchi ET Sudô, et les aimera tous les deux, parce qu’au fond, ils le méritent, ils méritent amour, tendresse et attention. Ils sont si fragiles, et pourtant, leurs petits cœurs brisés ont réussi à s’ouvrir au moins partiellement à Shintani, et cela pourrait être leur porte de sortie… à moins que ce soit un aller garanti en Enfer, pour ces deux jeunes hommes trop engloutis dans les méandres de la mafia ?

Un énorme coup de cœur pour ces deux premiers volumes d’une série dont j’attends la suite avec plus que de l’impatience. <3



Points positifs : des dessins magnifiques qui collent à l’ambiance sombres, avec des expressions très travaillées ; des personnages mystérieux, torturés, brisés et profondément attachants ; une histoire difficile, sombre, qui nous emmène dans les profondeurs d’un monde cruel et sans pitié ; de très belles scènes d’érotisme débridé ; un triangle amoureux magistralement mené.

Points négatifs : la censure dans les scènes érotiques !




Note : 4,9/5

[Chronique] Relentless, Tome 3 - Karen Lynch


Littérature de l'Imaginaire

Saga : Relentless
Titre : Rogue
Tome : 3
Auteur : Karen Lynch
Traducteur : Laure Valentin
Autoédition
Genres : Fantastique, Romance
Pages : 495
Sortie : 4 Juin 2018
Prix : NumériquePapier






SERVICE PRESSE






Résumé : Sara Grey en a assez de se cacher et d’avoir peur. Le Maître croit la terroriser, mais elle a repris les rênes de sa vie, et à présent, elle prend les choses en mains. Avec l’aide de ses amis, elle entreprend de retrouver la seule personne capable de répondre à ses questions au sujet de son passé et de les conduire jusqu’au Maître.

Au cours de son voyage, Sara doit affronter de nouveaux défis et de nombreux dangers. Elle apprend que, dans le monde, le bien et le mal ne sont pas aussi clairement définis qu’elle le croyait. Elle se fait de nouveaux amis, des alliés inattendus, et renoue avec des personnes de son passé. Tandis que ses pouvoirs continuent à évoluer et à prendre de l’ampleur, la fille hésitante se transforme en une jeune guerrière intrépide.

Mais à quel prix ? Combien Sara est-elle prête à sacrifier pour son besoin d’indépendance et sa quête de vérité ? Et sa force toute nouvelle sera-t-elle suffisante pour lui permettre de se sauver, elle et tous ceux qu’elle aime, quand elle se retrouvera enfin face à face avec son ennemi juré ? Rien n’aurait pu la préparer à ce qui s’annonce, et elle devra tout mettre en œuvre pour survivre au test ultime du courage et de l’amour.







Avis : Pour commencer, un grand merci à Karen Lynch et Laure Valentin pour l'envoi de ce troisième tome numérique.

Il faut savoir que dès que j'ai commencé cette saga, je suis tout de suite tombée amoureuse des protagonistes, de l'histoire, de l'ambiance et de la plume de l'autrice. Cette histoire m'a toujours fait penser à The Mortal Instruments et si, au début, je trouvais que c'était assez similaire, j'ai très vite changé d'avis au fur et à mesure de ma lecture du premier tome.

Nous retrouvons Sara, cette jeune femme que j'ai prit grand plaisir à suivre au fil des tomes tant elle est courageuse, intelligente, forte et pleine de vie. Contrairement à plusieurs héroïnes de sagas, tout ne lui tombe pas tout cuit dans la bouche, nous suivons ses nombreuses heures d'entrainements, sa découverte de nouveaux pouvoirs tous plus grands les uns que les autres, ses réussites comme ses échecs et c'est quelque chose que j'ai beaucoup aimé suivre.

Sara a un caractère bien trempé alors imaginez-vous deux secondes les étincelles qu'elle fait avec Nikolas quand ils ne sont pas du même avis ? Croyez-moi, il ne vaut mieux pas être au milieu, surtout que ça arrive souvent haha.

Sara a toujours apprit à se débrouiller toute seule et Nikolas est un très grand protecteur alors autant vous dire qu'après ce qui s'est passé à la fin du tome 2, le début de ce troisième tome n'est pas forcément joyeux entre les deux protagonistes. Aussi têtu l'un que l'autre (enfin non, Nikolas l'est clairement plus), ils n'arrêtent pas une minute mais on sent totalement l'amour qu'il se porte depuis le début.

J'ai adoré retrouver les amis et la famille de nos deux protagonistes ; à leur côté, j'ai ressenti beaucoup d'émotions comme la peur, la joie, la tristesse, la colère, la forte amitié, l'amour et j'en passe.

Pour tout vous dire, je ne sais pas trop quoi dire d'autre à part "lisez cette saga" et "c'est un sacré coup de cœur", ah, et aussi, "je suis raide dingue de Nikolas ET Sara" mais ça je pense que vous l'aviez compris haha.

Karen Lynch a un talent incroyable pour inventer des histoires et je suis très impatiente de lire la suite. Suite qui est, en fait, trois "hors-séries" puisque la série se termine avec ce troisième et dernier tome.

L'histoire de Sara et Nikolas est belle, prenante et totalement addictive ; Laure Valentin a, une fois encore, merveilleusement bien traduit le texte de l'autrice.

Trêve de blabla, foncez lire la saga Relentless et ne perdez pas de vue cette autrice car je suis certaine qu'elle nous écrira encore de bien belles histoires.






mercredi 15 août 2018

[Chronique] Le Tatouage - Collectif

Le Tatouage, recueil de nouvelles - Collectif





Titre: Le Tatouage
Auteur: collectif
Éditions MxM Bookmark, collection appel à textes
Genre: recueil de nouvelles, romance MM, contemporain/fantastique/horreur/post-apo



SERVICE PRESSE




Résumé:


5 auteurs de talent autour d’un même thème, 5 interprétations différentes du Tatouage.

Juste un point dans un motif, Célia Deiana. Dans ce monde alternatif les âmes soeurs portent le même tatouage.

The hypocrite's horror show, AurElisa Mathilde. 1958, Tenessee. Quand le surnaturel rencontre la réalité.

D'ancre à encre, Reru. Deux opposés, deux amis. De l'eau, de l'encre et de l'amour.

No futur, Soyilana. Il a été choisi. Il a maintenant 13 jours pour intégrer un groupe ou mourir.

Road Tripping, F.V. Estyer. Un road trip, deux inconnus et une semaine pour apprendre à se connaitre.



Chronique d'Aurélie


Tout d’abord, un immense merci à MxM Bookmark pour ce service presse magique et poétique qui fut un très bon moment de lecture.

Quand j’ai vu qu’un tel recueil allait sortir, évidemment je me suis réjouie et je me suis jetée dessus. Le thème est intéressant, original, même si l’on voit de plus en plus de héros tatoués, recentrer non pas une mais plusieurs histoires sur ce thème était vraiment une très belle idée.

Il n’est pas évident de chroniquer un recueil. Je me suis demandé si j’allais faire une chronique globale, ou détailler chaque texte. J’ai décidé d’opter pour la seconde possibilité et de vous parler un peu de chacun de ces récits qui constituent ce recueil.


D’ancre à encre, Reru

Nous démarrons ce recueil par un séjour agité à l’océan, sur la côte Atlantique, aux côtés de Stan et Julien. Deux amis d’enfance qui s’aiment de tout cœur, mais dont la façon de s’aimer diffère… au moins à première vue. Julien est amoureux de Stan, mais ne lui a jamais rien dit. Ça se sent dès le début du récit, même si ce n’est pas directement dit, on sent la tension qui règne dans l’esprit de Julien, même si aux côtés de Stan, tout est facile, doux et agréable. Et ça m’a tout de suite touchée.

Ces deux-là sont aussi différents que complémentaires. Duo improbable, ils s’entendent à merveille, se disputent parfois, comme tout le monde, mais toujours se réconcilient avec une évidente facilité. Stan est désinvolte, fêtard, excentrique, quand Julien, lui, est posé, un peu renfermé et très sérieux. Pourtant, ces différences, loin de les éloigner, les rapprochent. Ils se connaissent par cœur, s’apprécient malgré leurs défauts.

Le thème du tatouage, ici, intervient de plusieurs manières. Je vais vous laisser les découvrir, mais je tiens à dire j’ai adoré la révélation finale, tout autant que les multiples tatouages un peu idiots de Stan. D’ancre à encre a été un très bon moment de lecture, que j’ai vraiment savouré. Sur un fond de senteurs, de bruit, de fraicheur des Landes, c’était très beau.


The hypocrite’s horror show, AurElisa Mathilde

Un deuxième texte pour lequel j’ai un avis mitigé. En fait, j’ai adoré cette nouvelle, mais surtout dans sa deuxième partie. Le côté fantastique/horreur m’a à la fois surprise et déstabilisée, et je n’en suis pas fan, alors la première partie, très « horreur », j’ai eu un peu de mal. Par contre j’ai beaucoup aimé la manière dont l’autrice a su nous projeter quelques décennies en arrière dans une petite ville des US.

La deuxième partie, quant à elle, je l’ai trouvée extrêmement touchante. La fin m’a mis les larmes aux yeux. Une histoire d’amour avec un fantôme, ce n’est pas la première fois que j’en lis une (même si bon, le fantastique n’est pas trop mon truc), et c’est un peu bouleversant. Et c’est très bien amené, même si le fantôme peut sembler horriblement cruel et mauvais, on apprend à le connaitre et à comprendre ses motivations autant que sa solitude…

Le style de l’autrice est très bon, sa plume agréable et aiguisée, très visuelle (hélas pour la scène violente ;-) ). Le thème du tatouage est abordé de plusieurs manières, et très bien amené, avec originalité. Ça a été pour moi une lecture passionnante, même si je n’aime toujours pas l’horreur. ;-)


Juste un point dans un motif, Célia Deiana

Pour celui-ci aussi j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire. Comme c’est un format nouvelle, l’univers est à peine esquissé, ce qui ne m’a pas permis de bien tout comprendre dès le début. Cependant, la plume fluide et douce de Célia m’a tout de même transportée peu à peu dans cette romance qui part très mal, et qui est en demi-teinte.

 Alexandre cherche son âme sœur et se désespère de la trouver. Il se sent très seul, si seul. On ressent très fort sa mélancolie qui grandit, puis son trouble et ses émotions qui deviennent peu à peu chaotiques après son échec cuisant avec Tristan, un barman séduisant dont le bras est couvert de tatouage.

Je ne suis pas super fan de l’idée des âme-sœurs, mais je dois dire que la réflexion est ici joliment poussée et donne à méditer. L’histoire est touchante, elle aborde des thèmes parfois difficiles, comme la perte d’un être très cher. Sous le couvert du concept d’âme-sœur, c’est aussi une réflexion sur l’amour sincère et la solitude que l’on peut ressentir quand l’être aimé s’en va. C’est à la fois doux, violent et poétique. Un beau moment de lecture.


No future, Soyilana

Un démarrage sur les chapeaux de roue pour une histoire pétillante et dynamique. J’ai eu un peu de mal avec l’univers, au départ, je n’ai pas su tout de suite si on était dans notre monde ou dans un monde alternatif. Et puis j’ai compris la véritable identité de Sky, et là, j’avoue, ça a été le grand kiffe. Une romance avec une telle « créature » (je vous laisse la surprise de sa nature !), c’est fabuleux, et j’ai adoré cet aspect de l’histoire !

La plume de l’autrice est énergique et très belle. Elle donne un punch fou à une histoire déjà bien vivante et haletante.

Malgré tout, j’ai vraiment eu du mal avec l’ambiance et les personnages, du moins, pendant un bon moment. On va dire que j’étais assez mal à l’aise, ce que, à la fin de ma lecture, je comprends mieux comme une volonté de l’autrice de nous plonger dans un monde cruel, détruit, violent et brisé, assez malsain en fait dans sa déshumanisation. Du coup, j’accepte ce sentiment que j’ai traversé au cours de ma lecture et je pense relire cette nouvelle avec ce nouvel axe, maintenant que la fin est venue donner une nouvelle lumière à mes émotions.

Dans cet univers post-apocalyptique, les émotions et sentiments des personnages sont assez déstabilisants. Parfois « too much », je dois dire, le héros, Alcaïn, se montre parfois trop cruel ou trop indifférent à mes yeux, j’entends par là qu’en règle général, il a ce côté très humain, et juste par moments, il change complètement de personnalité. Alors, évidemment, c’est probable, d’une certaine manière, parce que qui ne deviendrait pas à moitié cinglé en vivant dans le monde dans lequel il vit ? Pas d’espoir, pas de futur, pas vraiment de passé, non plus, parce que les Hommes ont à peu près tout oublié, et sont obligés de se consacrer à leur survie. De fait, ils sont devenus principalement instinctifs, et donc souvent cruels et violents. Alcaïn n’échappe pas à ce sort, et ce même avec les gens qu’il « aime ». Et je mets des guillemets à ce verbe parce que dans cet univers de fin du monde, les sentiments n’existent plus vraiment et qu’Alcaïn n’a pas de mots pour les exprimer.

Sa relation avec Sky est à la fois touchante et troublante. Tout du long du récit, on se demande s’il tient à lui, s’il aime, ou s’il se sert juste de lui, autant en tant que protecteur que pour ne pas mourir de solitude. Quant à Sky, ses sentiments à lui sont très clairs, même s’il hésite à les exprimer. Et c’est assez bouleversant de suivre ses émotions, son amour pour Alcaïn, qu’il ne dissimule pas vraiment, mais n’ose pas non plus révéler, parce qu’il n’en a pas le droit, qu’il sait que leur destin sera fatal.

Dans cet univers, surgit soudain une étincelle d’espoir, une lueur d’humanité, avec l’interprétation du tatouage d’Alcaïn et le cheminement qu’il va accomplir, à la base pour rechercher son groupe, mais finalement, sa quête sera plus spirituelle et le mènera à se questionner à la fois sur le monde dans lequel il vit, ses propres motivations, et ses sentiments pour Sky. Une dynamique punk finalement très touchante, avec une conclusion qui m’a mis des frissons dans le dos. Une fin parfaite, même si j’aurais adoré savoir ce qui va se passer pour Alcaïn et pour Sky, et découvrir laquelle des deux phrases deviendra réelle : « No Future », ou bien « Punk is not dead » (traduisez par « l’espoir n’est pas mort ») ? Une très belle histoire, au final, même si j’ai eu du mal à rentrer dedans, simplement parce que je ne m’attendais pas du tout à explorer un tel univers à travers ce recueil…


Road Tripping, F.V. Estyer

L’écriture de F.V. Estyer, incisive, moderne et parfois crue, est toujours un plaisir pour moi. J’aime son style très direct, ses personnages humains et tellement masculins, dont les émotions un peu brut de décoffrage se laissent découvrir peu à peu. Des personnages qui sont très loin d’être des héros, mais qui savent nous toucher, quoi qu’il advienne.

Nous partons ici en road trip avec Matt, le héros (récit à la première personne du singulier) et Ash, qui n’était pas prévu dans le voyage et débarque au dernier moment, s’imposant dans ce périple que Matt souhaite accomplir pour sortir de la dépression qui le ronge depuis que son ex l’a quitté.

J’ai eu un peu de mal avec le personnage d’Ash, que je trouve très fanfaron et un poil orgueilleux. Il sait ce qu’il vaut, et il en joue. Cependant, une fois cette première impression passée, on découvre en lui un homme meurtri par la vie, qui a beaucoup souffert et qui cache les blessures du passé derrière son masque d’assurance… et ses tatouages. C’est aussi un personnage très solaire, malgré son arrogance, qui a tout le temps le sourire et, s’il est profondément agaçant, on apprend à l’apprécier au fil du voyage.

Quant au personnage de Matt, je l’ai trouvé touchant et juste. Il est d’abord charmé par la beauté d’Ash, mais peu à peu, son attirance physique devient plus profonde, se creuse alors qu’il découvre en son covoitureur un homme charmeur et souriant, mais aussi, un mystère épais qui l’intrigue au plus haut point. Il sent petit à petit l’homme blessé sous la carapace que s’est créée Ash, et cette sensibilité bien dissimulée ouvre son cœur à bien des sentiments troubles. Matt est un être assez pur, plutôt innocent (mais pas naïf pour autant), et il se laisse engloutir bien malgré lui dans ce qu’il ressent, de plus en plus fort, pour Ash. En un temps record, mais ce timing serré est très bien mené par l’autrice, à travers la description pas à pas de ce road trip qui va rapprocher nos deux jeunes hommes.

Une belle histoire touchante et juste, qui se lit d’une traite et que j’ai beaucoup aimée. Une découverte des états des USA aux côtés de deux personnages charismatiques, très loin d’être parfaits, mais qui peu à peu nous attachent à eux, alors qu’on se dirige vers la conclusion et que notre cœur se serre à l’idée qu’à la fin de ce road trip, nos deux héros devront se séparer, puisque c’est ce qui a toujours été prévu…



Points positifs : des histoires très différentes les unes des autres ; la thématique du tatouage est franchement chouette, et abordé de manières parfois inattendues ; un mélange de contemporain, fantastique et post-apo assez décapant, qui m’a surprise et séduite ; de très belles plumes pour ces 5 autrices talentueuses.

Points négatifs : j’ai parfois eu un peu de mal à entrer dans certains récits.




Note : 4,4/5


[Series Time] Top 10 des séries Humoristiques

Coucou,

On se retrouve aujourd'hui pour un nouveau rendez-vous qui parlera des séries TV. En effet, je suis quelqu'un qui en regarde énormément (mon compte TV Show Time le montre parfaitement) et c'est toujours un plaisir, pour moi, d'en parler avec d'autres passionnés.

Alors quand Jonathan, du blog The Book Lovers, m'a contacté en me disant "ça te dit un rendez-vous similaire au Top Ten Tuesday du mardi et du Throwback Thursday Livresque du jeudi qui parlerait de séries TV?" j'ai tout de suite dit oui. Il en a parlé avec Sofia, du blog Bookscritics, et voilà comment est né ce petit rendez-vous. 

Les règles sont simples, il suffit de répondre à la "question" avec vos propres réponses, en expliquant ou nos vos choix.

C'est un rendez-vous que nous mettons en place sur nos blogs respectifs les mercredis mais vous pouvez totalement le reprendre un autre jour. 


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Article de Jonathan - Article de Sofia



Si vous souhaitez reprendre ce rendez-vous, n'hésitez pas à déposer vos liens sous cet article, je les ajouterais au fur et à mesure.

Article de la semaine prochaine : Top 10 des séries qui vous ont le plus déçu et pourquoi ?