vendredi 3 novembre 2017

[Chronique] Virtual Room - Rohan Lockhart

Virtual Room, stage 001 - Rohan Lockhart






Titre: Virtual Room, stage 001 (tome 1)
Auteure: Rohan Lockhart
Éditions MxM Bookmark
Genre: romance M/M, contemporain
Série en cours



SERVICE PRESSE


Résumé:


Virtual Room est un réseau social accessible en réalité virtuelle, grâce à des capteurs sensoriels. Kyeler fait partie des millions d’utilisateurs qui chaque jour, se connectent afin d’oublier leur quotidien.

Parmi toutes les applications de Virtual Room, l'une d'elles se démarque : Quasar Online, un jeu dont la popularité n’est plus à prouver.
Sous l’apparence de son Avatar, Kyeler fait équipe avec d’autres joueurs dans l'espoir d'améliorer son classement et ainsi migrer vers un serveur plus évolué.
Mais quand une mise à jour censée améliorer l’équilibre du jeu entraîne de nombreux bugs et incidents au sein de Quasar Online, tout est remis en question.
Face au silence de la maison-mère, Kyeler devra lui-même découvrir ce qui semble être une terrible faille de sécurité, allant même jusqu’à fragiliser la sûreté des utilisateurs.
Heureusement Kyeler pourra compter sur les alliés que vous lui choisirez : parce que le destin n’est jamais tout tracé et qu’il existe une multitude de possibilités...
Virtual Room est un roman interactif où le scénario évolue en fonction des choix faits en cours de lecture.


Biographie de l'auteur:




Rohan Lockhart, anciennement connu sous le pseudo 6san est l’auteur de la série Gmo-Project, un récit Boy’s Love publié sur internet en 2011. Il rêvait de pouvoir partager ses histoires sous la forme d’un webcomic et finit par se lancer dans l’écriture, faute de pouvoir dessiner. Illustré régulièrement par des artistes, ce qui devait rester une fiction en ligne finit par être publié en roman à la demande de ses lecteurs.

C’est une étape importante dans la vie de l’auteur qui sortira par la suite un deuxième tome pour finalement donner vie à tout un univers autour du projet « GMO ». La licence s’exportera aux USA via Yaoi Revolution. Aujourd’hui la saga compte, de nombreux volumes. Sans compter les nombreux bonus qu’il offre régulièrement à ses lecteurs grâce à de nombreuses collaborations artistiques comme en témoigne les doujinshis. Et Rohan Lockhart n’est pas prêt de s’arrêter là et compte bien explorer d’avantage l’univers qu’il s’est créé. 




Chronique d'Aurélie


Tout d’abord un grand merci à MxM Bookmark pour ce service presse qui fut une vraie belle découverte.

Cela faisait un moment que je voulais découvrir la plume de Rohan. J’en avais beaucoup entendu parler, et j’avais très envie de me lancer dans l’aventure, mais pas encore eu l’opportunité de le faire.

Le concept même de ce livre, en prime, m’a énormément parlé. Un livre interactif, où l’on peut accomplir ses propres choix et, ce faisant, modifier une partie de l’histoire… J’ai fait des « livres dont vous êtes le héros » toute mon adolescence, et c’est un axe de lecture que je trouve passionnant. Faire évoluer le scénario, pouvoir, en quelque sorte, donner son avis sur ce qu’on a envie de voir le héros accomplir… c’est vraiment fun. Et particulièrement addictif.

J’ai eu un peu de mal à entrer dans le premier chapitre, qui est très dense, car, bien que romancé, il nous explique en long, en large et en travers l’univers dans lequel on va naviguer. Et cet univers est bien vaste et complexe, puisqu’il s’agit d’un jeu vidéo. Dans ce roman, nous allons osciller entre réalité et monde virtuel en intégrant la Virtual [room], un jeu révolutionnaire qui plonge le gameur complètement dans une réalité virtuelle. Je précise qu’on est dans un futur indéterminé, qu’on perçoit dès le début du livre. Il y a de nombreuses réflexions sur les « anciens » réseaux sociaux, très justes et censées, en prime, et sur ce nouvel univers qu’est Virtual [room]. Ce n’est pas un simple jeu. C’est un réseau social, une autre vie, que se créent les utilisateurs, avec plus ou moins de constance et de passion.

Pour en revenir à ce début, le concept de la Virtual [room] est plutôt compliqué, vu qu’à l’intérieur de ce qui est une sorte de vie parallèle, on peut y accéder à d’autres plateformes, et notamment, Quasar Online, une application qui permet de se mettre en situation de combat, en solitaire ou par équipe, et qui est devenu un véritable sport international.

Donc, au départ, on découvre de nombreux termes spécifiques à l’univers des jeux vidéos, qui sont bien sûr annotés. Ceux qui comprennent l’anglais auront l’avantage de n’avoir pas besoin, la plupart du temps, d’aller voir les notes qui s’égrainent au fil du roman, et surtout au départ. Pour ma part, ayant 4 gameurs à la maison, je suis habituée à ce vocabulaire qui, je l’avoue, au début m’a fait rouler des yeux (parce que quand vos enfants vous parlent de skin, de maps, de loot et d’autres jovialités toute la journée et que vous décrochez du quotidien pour lire, vous vous dites que vous êtes poursuivis jusque dans votre refuge lol !).

Mais l’ambiance, grâce à ces termes, est si bien posée qu’on a l’impression d’y être. Telle une joueuse, je me suis retrouvée à commenter à haute voix, sous les yeux de mon mari qui se demandait si je n’étais pas en train de devenir folle. Ça ne m’arrive pas souvent de parler et de m’exclamer quand je lis, je dois l’avouer…

Une fois ce premier chapitre passé, je suis tombée dans l’histoire comme si j’avais réellement intégré la Virtual [room] avec notre héros, Kyeler. On comprend assez rapidement pourquoi il a du mal à décrocher de son « jeu », parce que clairement, nous aussi. Je n’avais qu’une envie : ne pas poser ce livre et le lire d’une traite. C’était intense, addictif, complètement dément, à quel point j’avais la sensation, pour la première fois de ma vie, d’être à la place de mon mari gameur et de « jouer », d’éprouver, de vivre toutes ces émotions que connaissent les utilisateurs de jeux vidéos. La partie de Quasar Online m’a juste complètement projetée dedans. Le décor est parfaitement posé, les répliques fusent, si réelles, malgré les pseudos des différents participants. On vibre avec eux, on sent son souffle se couper avec eux, on a envie de rouler au sol pour éviter les assauts avec eux… Waw. J’étais à fond. Complètement.

Et puis on perd le fil des heures, on est absorbé dans l’histoire, on fait des choix, en prime, ce qui nous permet de nous fondre complètement dans la Virtual [room], non seulement aux côtés de Kyeler, mais même, presque à sa place. Comme un gameur, on détermine ce qu’on souhaite accomplir : à qui on souhaite parler, si on veut discuter, poser une question, se déconnecter. On prend nos propres décisions et on doit assumer les conséquences qui en découlent.

J’ai beaucoup accroché avec le personnage de Kyeler, sa sensibilité, ses réflexions, il est très complet et attachant. Et comme on le suit aussi un peu dans son quotidien, on a l’impression de bien le connaitre. Même si clairement, j’ai préféré les passages dans Virtual [room] à ceux dans la « vraie » vie.

Le personnage qui m’a le plus plu, c’est Mira. L’intelligence artificielle (IA) capable de répondant, d’autonomie, et presque… de ressentir. Presque, ou complètement ? Une IA peut-elle éprouver des émotions, des désirs, des sentiments ? Non, c’est impossible. Mais quand un étrange virus se répand dans Virtual [room] et que des évènements mystérieux se produisent à la chaine, on ne peut que se demander avec Kyeler où s’arrête le virtuel et où commence la réalité.

J’ai suivi le chemin de Jae, n’ayant pas découvert Leif (cela dépend des choix qu’on accomplit), et Arion m’ayant un peu agacée à se distancer de Kyeler. Mais je serais curieuse de refaire l’histoire pour avoir un autre angle de vue. Sauf que j’ai d’abord envie d’avoir accompli toute l’aventure, avant cela, et c’est pas demain la veille, parce qu’il parait que l’auteur nous laisse espérer un grand nombre de volumes !

Dans ce premier tome, il y a peu de romance et de sexe, mais ce n’est pas vraiment un manque. L’histoire est tellement prenante qu’on s’en passe très bien, même si je suis curieuse de voir comment vont évoluer les relations entre notre héros et ses amis…

Rohan sait nous surprendre et nous proposer une histoire remplie de remous et d’imprévus. Et nous accrocher complètement à son univers, à sa plume très déliée et pourtant très moderne. Quand je suis arrivée à la fin, je suis restée choquée un moment, parce que non, quoi, NON ! s’arrêter en plein milieu comme ça devrait être illégal !!

Je n’ai donc plus qu’une envie : découvrir la suite… en espérant qu’elle sorte très vite ! ;-)

En conclusion, Virtual Room est un vrai incontournable, pour moi, un vériable coup de cœur. Certes, pour les néophytes, le démarrage demandera de s’accrocher un poil, mais ça vaut vraiment le coup, et je le conseille sans hésitation à tout le monde, y compris ceux qui n’ont jamais touché un jeu vidéo de leur vie. C’est un roman qui saura vous charmer et vous conquérir par son dynamisme, son intrigue qui vous maintient en haleine tout du long, et vous fera friser l’arrêt cardiaque à la fin…




Points positifs : une plume fluide, dynamique et moderne ; une histoire et un univers addictifs ; un héros attachant et des personnages en devenir qui promettent énormément !

Points négatifs : un démarrage un peu « trop » dense en informations et termes inconnus.



Note : 4,8/5


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