mardi 17 octobre 2017

[Interviews] Antoine Bombrun



Bonjour à tous,
 
On se retrouve pour une nouvelle interview et c'est Antoine Bombrun, un auteur de L'Attelage, que nous retrouvons sur le blog.
 
 
 
 
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Bonjour Antoine et bienvenue sur Amabooksaddict,
 


1. Pour commencer, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Antoine Bombrun, père de deux enfants (Sibylle, trois ans et Augustin, dix-huit mois), professeur des écoles et Attelé à mes heures perdues. Avec tout ça sur les bras, croyez bien que je n’en perds pas, des heures, ou alors juste pour dormir !





2. Depuis quel âge écris-tu ? Qu’est-ce qui t’a poussé à écrire la première fois ?

Je n’écris régulièrement que depuis la fin lycée/début fac, avant je n’avais posé sur le papier que de menues choses sans importance. Un poème de quelques vers, sur les loups, que je récitais fièrement à ma mère étant enfant, ou bien des nouvelles. J’ai participé à un cours d’écriture, à la fac, mais je me trouvais très nul ; je n’arrivais pas à écrire dans le cadre restreint d’un sujet.
Un été, j’ai écrit mon premier roman, l’ancêtre des Traqueurs (que personne ne verra jamais !), mais sans en travailler le style. L’année scolaire, j’écrivais des contes. Puis, l’été suivant, j’ai commencé les Chroniques du vieux moulin, en m’appliquant cette fois à écrire au mieux (et que j’ai réécrit à plusieurs reprises).
Par la suite, je l’ai voulu faire lire ce roman que personne n’avait jamais feuilleté, et c’est ainsi que je suis arrivé sur Wattpad, où j’ai rencontré Maxime...





3. Pourquoi avoir choisi une publication via l’Attelage ?

Je n’ai rien contre les maisons d’édition, même si, avec l’âge et l’expérience, je suis de plus en plus souvent outré des horreurs qu’elles laissent passer ou osent publier. Combien de romans sortent chaque année sans l’avoir mérité, ou mériteraient un bien meilleur travail de la part de leur auteur ?!
Ce qui m’a vraiment intéressé, dans l’Attelage, c’est la collaboration entre auteurs. Le concept de meutes me parait extrêmement porteur, et c’est de lui que dépend, en grande partie, la qualité des productions de l’Attelage ! Chaque auteur a énormément progressé dans son style, depuis le début de notre aventure, et je trouve cela plus important que la "visibilité" qu’aurait pu m’offrir une maison d’édition, si j’y avais été accepté.





4. D’où viennent tes idées pour l’écriture ?

Je crois que certains thèmes viennent de moi-même, qu’ils permettent un travail psychologique sur mes pensées, sur mes peurs. Ceux-là je ne pourrai les éviter, ils tiendront lieu de fil rouge à toutes mes productions, même s’ils évolueront bien sûr avec moi, qu’ils grandiront au fur et à mesure que je grandirai.
Et puis d’autres thèmes proviennent d’œuvres extérieures. Par exemple, j’ai commencé à écrire les Chroniques du vieux moulin après avoir vu le début de Game of Thrones, tandis que les Traqueurs viennent indéniablement de ma lecture intensive de mangas lors de ma jeunesse, ainsi que de ma pratique du jeu de rôle. Les idées viennent donc de médias au sens large : livres, BD, films, images. Musique je ne crois pas, ou d’une moindre mesure.
Par contre, je ne peux répondre à cette question de mes inspirations sans parler de Jean-Philippe Jaworski et de Gagner la guerre. Si le style de cet auteur s’est encore amélioré depuis l’écriture de ce roman, le narrateur y est indéniablement une de mes idoles, et a profondément modifié ma manière d’écrire. Sa goguenardise, son ironie, son humour ont été pour moi un véritable modèle !





5. En quelques mots, peux-tu nous présenter tes romans ?

J’ai pour l’instant un roman achevé sur l’Attelage, et une saga en cours. Le premier (Les Traqueurs) parle de vengeance ; celle de trois compagnons qui poursuivent le nécromancien afin de le détruire. La particularité de ce roman tient à son mode de narration, qui est à la deuxième personne.

Le second (les Chroniques du vieux moulin) entre beaucoup plus profondément dans les psychologies des personnages. On n’est plus là dans la quête personnelle, mais plutôt dans l’intrigue politique et les relations familiales, et on y découvre comment la simple maladresse d’un homme peut bouleverser le destin d’un pays.

Dans les deux romans, et ceux qui viendront ensuite feront de même je pense, il est question de personnages inadaptés. Je n’ai pas de héros forts, beaux, ou bien dans leurs peaux. Chacun porte une grande part de mal-être, de maladresse qui le rend touchant à mes yeux, et lui apporte crédibilité et intérêt. 
Shiujih, dans les Traqueurs, est quelqu’un d’extrêmement renfermé, asocial au possible, qui enterre ses sentiments au plus profond de lui-même.
Si Daogan le guerrier, des Chroniques du vieux moulin, est au contraire grande gueule et plein d’une gouaille bon enfant, il tient son mal-être d’un handicap psychologique, d’où découle une relation conflictuelle avec son père.
Ainsi, je m’intéresse à l’ouverture au monde de mes personnages, à leur resocialisation, à leur guérison (sans forcément parler de happy end, car je parle là de leur cas personnel, et non celui de l’histoire elle-même).





6. As-tu d’autres projets à venir ?

Bien sûr ! Un court roman, un peu à l’image des Traqueurs, intitulé Corbeau blanc. S’il contiendra bien sûr un inadapté, il me tient surtout à cœur pour sa narration, avec laquelle je me bats férocement : après avoir travaillé sur la deuxième personne dans les Traqueurs, j’ai voulu explorer ici un roman avec plusieurs narrateurs. Chacun parle donc avec son propre point de vue, ses propres goûts et ses intérêts, mais aussi son propre style...





7. As-tu un rituel particulier avant - pendant - après l’écriture d’un roman ?

Je ne sais pas s’il s’agit d’un rituel, mais je ne parviens pas à me retenir de penser à ma prochaine histoire avant d’avoir terminé la précédente. Ainsi, je pensais à Corbeau blanc en écrivant les Traqueurs, et je pense déjà à ce que j’écrirai quand j’aurai achevé Corbeau blanc.
Pour ne pas me laisser (trop) dépasser, je me suis fixé une règle, c’est de ne pas travailler sur plus de deux projets en même temps. C’est déjà trop, mais je crois que je serai incapable de faire moins... Surtout si l’on prend en compte qu’il me reste plus de deux tomes à écrire pour les Chroniques du vieux moulin...




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L'interview touche à sa fin, merci encore Antoine pour ta participation et à très vite.
 
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Chronique
Les Traqueurs

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