samedi 19 août 2017

[Interviews] Julien Valat





Bonjour à tous,
 
On se retrouve aujourd'hui pour une nouvelle interview et c'est Julien Valat qui nous rejoint sur le blog.
 
 
 
 
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Bonjour Julien et bienvenue sur Amabooksaddict,





1. Pour commencer, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Alors d’abord, je suis franco-canadien. Je suis né et j’ai grandi à Montpellier, fait mes études d’ingénieur à Lyon et travaillé deux ans en banlieue parisienne avant de faire les papiers pour immigrer au Canada, de remplir deux valises et de m’envoler chez nos cousins québécois ! Le Québec fut une évidence dès lors que j’y ai posé les pieds lors d’un échange étudiant en 2007. L’ouverture d’esprit de cette société, sa culture et son identité, m’ont fait sentir plus chez moi à Montréal que n’importe où ailleurs. C’est ici que j’ai vraiment pris conscience que je pouvais être moi-même, et surtout que je pouvais être ce que je voulais ! Ça m’a donné l’énergie de me mettre à écrire sérieusement. 





2. Depuis quel âge écris-tu? Qu'est-ce qui t'a poussé à écrire la première fois ?

Honnêtement, je ne me souviens pas depuis quand j’écris tellement ça remonte à loin. Quand j’étais gamin, j’utilisais le traitement de texte de notre vieux Mac et je sauvais mes écrits sur une disquette (ça donne une idée de l’époque à laquelle ça remonte !). Je pense que j’ai toujours été un rêveur, et qu’écrire me permettait de mettre des mots sur ces rêves !





3. Pourquoi publier en autoédition ? 

Pour la liberté essentiellement.

Pour mes deux premiers romans, je n’ai même pas fait la démarche d’aller voir des éditeurs. Je ne dis pas qu’être édité par une maison d’édition ne pourrait pas être une option, mais étant blogueur, je vois l’autoédition comme une suite logique. Je suis libre d’écrire ce que je veux, d’aborder les thèmes que je souhaite, sans me soucier de savoir si je vais plaire à telle ou telle maison d’édition. En fait, j’avais envie d’être lu et critiqué directement par les lecteurs, sans filtre, sans intermédiaire. Peut-être à tort ? Mes écrits ne sont certainement pas parfaits. Mais par exemple, il n’y a rien de plus agréable et épanouissant que de se faire critiquer par des blogueurs littéraires qui lisent plusieurs dizaines de livres par an pour le plaisir : pas pour le travail, pas pour vendre des livres. Pour le plaisir ! 





4. D'où viennent tes idées pour l'écriture ? 

Je dirais que c’est un mix de mon imagination, de l’actualité, et évidemment de mes expériences et de mes rencontres. 

Quand il s’agit de fictions, je vais écrire ce que j’aimerais lire et/ou voir au cinéma. Car en tant que grand fan de cinéma, j’ai l’impression que je créée et visualise un film dans ma tête, puis je mets les mots dessus ensuite !





5. En quelques mots, peux-tu nous présenter tes romans ? 
 
Avec mes deux premiers romans, «Vagabonds», j’avais vraiment envie de développer une histoire et des personnages qui seraient ancrés dans la réalité, mais avec cette touche de science-fiction qui viendrait changer la donne. Je voulais aussi remettre en cause ce principe stupide de «normalité». Être normal. Je pense arriver à mettre en avant dans mes romans que l’idée même est aberrante. Ce sont nos ressemblances ET nos différences qui nous construisent, qui nous permettent de développer nos cultures et qui ont toujours assurés les grandes évolutions de nos sociétés. Mais la «normalité», fou est celui qui essaie d’en donner une définition !





6. As-tu d'autres projets à venir ? 

Évidemment ! Maintenant que j’ai créé un univers, j’aimerais continuer à l’explorer. Avec d’autres histoires, d’autres personnages peut-être. Et éventuellement retrouver ceux des deux premiers romans. Puis j’ai d’autres idées aussi, des notes que je prends par-ci par-là, de nouveaux thèmes, de nouvelles histoires que j’aimerais développer. La plupart ne verront certainement pas le jour ! Nous verrons bien !



 

7. As-tu un rituel particulier avant - pendant - après l'écriture d'un roman ? 

Pas vraiment de rituel pour l’instant, peut-être que ça viendra avec les années ! J’aime utiliser les temps «inutiles» pour me perdre dans mon imagination : les moments où je suis dans le métro par exemple. Plutôt que de jouer à Candy Crush, c’est parfait pour déconnecter et laisser aller mon imagination ! Je me pose des questions du genre «qu’est ce que ferait mon personnage dans cette situation», puis je l’imagine évoluer… Tant que je ne suis pas satisfait de ce que j'imagine, je n’écris rien, mais lorsque je me mets à écrire, c’est d’abord très rapide, avec des phrases un peu dans tous les sens, des idées, des mots, etc. Ce n’est qu’après que je mets tout ça dans l’ordre pour rédiger quelque chose qui se tient !





8. Pour finir, un dernier mot ? 

Merci ! Ce sera mon dernier mot. 
Comme je le disais plus tôt, j’ai un respect immense pour les blogueurs qui ont une passion et la partagent.
Avoir pris le temps de lire et critiquer mes romans, alors que tu en lis tellement, est une chance. Alors encore merci !





Question bonus : Ta plume étant magnifique, aurais-tu quelques conseils à apporter à de jeunes auteurs ? 
 
Merci pour le compliment ! Par contre, je me considère encore comme un jeune auteur, alors difficile de donner des véritables conseils d’écriture…
 
Je dirais que le plus important, c’est de ne pas se donner trop de limites, d’oser rêver et de développer son propre style plutôt que d’essayer de s’inspirer des autres !





 
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L'interview touche à sa fin, un grand merci à Julien Valat pour sa participation et à très vite.
 
Vous pouvez retrouver l'auteur sur Twitter, Facebook, Instagram et le Blog ; ses romans sont disponibles sur Amazon.
 
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