jeudi 6 juillet 2017

[Interviews] Sylvie Arditi


Hello,
 
On se retrouve aujourd'hui pour une nouvelle interview et c'est Sylvie Arditi qui nous rejoint sur le blog.
 
 
 
 
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Bonjour Sylvie et bienvenue sur Amabooksaddict,
 
 



1. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

J’habite cette terre. J’ai deux enfants. J’ai la chance de vivre de mon écriture, plutôt pour des travaux de commande que grâce à mes écrits personnels pour l’instant, mais j’y prends plaisir, c’est fun. Je suis aussi une professionnelle du son. Réalisatrice chez Novaspot du groupe Nova. 





2. Depuis quel âge écrivez-vous ? Qu'est-ce qui vous a poussé à écrire la première fois ?

J’ai toujours écrit, et même sûrement avant de savoir le faire physiquement. C’est un nécessité, de transformer les émotions qui me traversent ; être empêchée de le faire engendrerait un mal-être auquel je ne veux même pas penser. Ca peut prendre une autre forme comme le dessin, mais prioritairement, cette expression passe par l’écriture. 





3. Pouvez-vous nous parler de la publication de votre/vos écrit(s) ?

Mes première publications sont musicales, un concept album, Dr Tom ou la Liberté en Cavale, interprété par Vanessa Paradis, Alain Souchon, Thomas Dutronc, Arthur H…
Des chansons pour Féloche et Thomas Dutronc.
Plus récemment, mon recueil de nouvelles Bontés Violentes a vu le jour, en auto-édition.  car je voulais qu’il naisse, qu’il vive, sans attendre d’une tierce personne qu’elle le permette ou pas. Même si j’ai un immense respect pour le travail de l’éditeur et que j’espère rencontrer un jour celui ou celle avec qui une collaboration sera source d’épanouissement mutuel. 





4. D'où viennent vos idées pour l'écriture ?

C’est le croisement entre un point de vue que j’ai besoin de partager, en tout cas de comprendre via l’exploration écrite ; et de visites subliminales, par les rêves, ou par imprégnation d’oeuvres d’art qui m’entourent, de réminiscences, de fantasmes, qui viennent à moi comme pour « prendre le job », volontaires pour incarner mon propos. 





5. En quelques mots, pouvez-vous nous présenter votre/vos roman(s) ?

Ce que je présente-là est un recueil de nouvelles. Il parle de la bonté et de ses effets pervers. Je suis frappée par la récupération qui est faite du bien via des raccourcis. C’est un phénomène très répandu, qui se loge dans nos vies privées, que nous subissons ou faisons subir aux autres. Par exemple : faire un cadeau c’est « gentil », alors il faut accepter le cadeau et dire merci. Mais un cadeau peut ruiner la vie de quelqu’un, c’est le sujet de ma nouvelle Bluesy Dreams. C’est ne pas faire le cadeau qui aurait été généreux. Cela pose la question: au bien de qui travaille-t-on quand on « commet » un acte de bonté? De soi? de son égo? de sa culpabilité? Ou réellement de l’autre?





6. Avez-vous d'autres projets à venir ?

Oui! Le premier est un roman qui s’appèlera « Gestuelles pour la Soif ». Il traite de la nécessité absolue d’être heureux, la soif du bonheur en quelque sorte. Etancher sa propre soif peut impliquer d’assoiffer quelqu’un d’autre, c’est dans cet espace de déséquilibre que se situe le roman. 
A 38 ans, Anny commet la folie de fuir une vie mortifère pour se consacrer enfin à son art, la danse. Elle part le plus loin possible de l’homme auprès de qui elle dépérit depuis des années. Au Mali, elle trouve sa danse, de l’amour, elle reprend vie. Mais son mari resté en France se lamente de son départ. Il lui prend une soif terrible de la récupérer. 





7. Avez-vous un rituel particulier avant - pendant - après l'écriture d'un roman ?

Mon rituel, est d’écrire le plus souvent possible. Je me suis équipée de matériel léger pour pouvoir écrire dans le bus, le métro, à la moindre pause. J’ai besoin d’avoir toujours sur moi, un sac chargé de doc, journaux, livres, d’anciennes versions de mes textes et de stylos, aussi, je suis comme une mule, toujours (trop) chargée!





8. Pour finir, un dernier mot ?

Merci pour votre enthousiasme. De m’avoir accordé cet entretien auquel j’ai eu beaucoup de plaisir à répondre. Des personnes telles que vous, qui s’engagent, afin que des voix discrètes, à la marge, puissent être entendues, c’est beau et c’est précieux. 
Parmi les personnes précieuses au auteurs, je voudrais citer Anael Verdier, un coach d’écriture avec lequel j’ai appris énormément. J’écrivais beaucoup avant de le rencontrer, mais tout restait dans le tiroir, soit parce que je ne parvenais pas à terminer, soit parce que je n’osais pas exister. Ces problèmes sont réglés!





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L'interview touche à sa fin, merci Sylvie et à très vite.
 
Vous pouvez retrouver l'auteure sur Twitter et son Blog ; son livre sur Amazon.

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