jeudi 12 janvier 2017

[Interviews] Paul Clément



Bonjour à tous,
 
On se retrouve aujourd'hui avec l'interview de Paul Clément.  
 
 
 
 
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Bonjour Paul et merci beaucoup pour ta participation à cette nouvelle rubrique.






1. Pour commencer, pourrais-tu te présenter en quelques mots ?

Bien sûr, Homme, Auteur, Zombies, Horreur. Oh pardon, j'ai jamais été très bon avec les énoncés, alors s'il fallait plutôt faire des phrases pour répondre, je dirais surtout que je m'appelle Paul Clément et que, de mes bientôt 25 ans, je suis l'auteur de Les Décharnés, un roman touchant à ma passion pour la culture zombie, et d'un thriller horrifique qui s'intitule Creuse la Mort. Actuellement, j'habite dans le grand Ch'nord, mais je suis un expatrié de Provence, d'où la localisation de l'intrigue de mon premier roman dans ma région d'origine. Oui, je suis un crétin des Alpes (de Haute Provence).





2. Quand et comment est venue cette envie d'écrire ?

Je ne pense pas qu'il y ait vraiment eu de quand et de comment. J'ai la chance d'avoir une famille de lecteurs donc j'ai commencé à lire très jeune. Et pour moi, l'un ne va pas sans l'autre, donc dès le collège j'ai commencé à écrire par-ci par-là. J'avais même commencé un premier roman (enfin c'est ce que j'imaginais), mais ça n'a jamais été très loin. On va dire que cette envie s'est accrue au lycée lorsque j'ai commencé à participer à des forums de RP sur internet. En revanche, l'écriture de mon premier roman tient plus du hasard puisqu'à la base, j'avais écrit le début de l'histoire sans penser en tirer un roman ; c'était juste pour le plaisir de commencer une histoire. Maintenant, j'essaie de le faire de manière bien plus professionnelle puisque j'y dédie une activité d'auto-entrepreneur.





3. Qu'est ce que tu aimes exactement dans l'univers du zombie ? Qu'elle est ton premier souvenir marquant (livre, film, série) dans ce domaine ?

Ce que j'aime avant tout c'est sa richesse, car on peut faire un peu ce que l'on veut avec cette figure. En rire, s'en horrifier, en faire un vecteur d'analyse de l'être humain, la placer au cœur d'un drame humain et sentimental etc. Une autre chose que j'admire chez elle est sa capacité à s'adapter à son temps. Le zombie a toujours su évoluer pour toucher le public de son époque en se faisant l'écho de peurs changeantes au fil des décennies. Aujourd'hui, il est plus que jamais une représentation de la futilité de nos existences, l'avatar de cette apocalypse à venir que nous vendent quotidiennement les médias et leurs discours alarmistes (réchauffement climatique, guerre nucléaire...).
 
Mon premier souvenir marquant est probablement la découverte de Zombie (Dawn of the Dead) de Romero que j'ai vu au lycée. Ça commence à être un vieux film (1978), mais ses qualités et notamment le fait que ce film ne soit pas qu'une exposition de massacres débiles de zombies, m'ont vraiment permis de mettre le pied à l'étrier de cette culture dont j'ai aujourd'hui la chance de pouvoir me targuer d'être un spécialiste.







4. En quelques mots, peux-tu nous parler de tes romans ?

Pour Les Décharnés, c'est assez simple : il s'agit de ma contribution à une culture que j'adore, un survival zombie assez classique dans une Provence post-apocalyptique qui, comme nombre d’œuvres zombies, est avant tout là pour parler de l'Homme, de nous. Un des grands thèmes, mais il y en a d'autres comme le sublime, est la rédemption et l'acceptation de soit, tout cela au travers du prisme composé par mon anti-héros, un agriculteur asocial, et une petite fille qu'il décide de sauver contre toute attente. Les Décharnés est le récit de leurs aventures dans un monde rendu violent et pas uniquement à cause des cadavres ambulants qui y errent.
 
Creuse la Mort est davantage ma tentative d'aller lorgner (creuser ?) du côté des thrillers horrifiques à la Stephen King. C'est donc à la fois un roman d'horreur psychologique, de surnaturel et d'action, qu'un thriller. Le pitch est simple : un matin, un homme découvre une fosse dans son jardin. Il se rend alors rapidement compte que quoi qu'il fasse, une nouvelle fosse y est creusée chaque matin. En enquêtant, il ne se doute pas qu'il est en train d'avancer sur des terres plus sombres et dangereuses, pour lui et pour les autres, qu'il ne l'aurait imaginé.






5. D'autres projets à venir ?

J'espère boucler l'écriture de mon troisième roman début 2017 et pouvoir rapidement venir à bout des corrections. Ce sera une saga différente de ce que j'ai pu faire jusque-là, davantage Young Adult et moins tournée vers l'horreur (du moins une horreur différente), qui sera d'abord diffusée en épisodes numériques. Elle s'intitule Les Orphelins de Windrasor.
 
J'ai aussi comme projet de proposer des versions audio de certaines de mes nouvelles et de continuer à répondre à des appels à textes car déjà deux de mes nouvelles ont été retenues pour être éditées, alors c'est une bonne occasion d'être lu par de nouvelles personnes.






6. As-tu un rituel particulier avant, pendant ou après l'écriture d'un roman ?

Avant et après, non. Pendant, on peut dire que oui, car j'ai besoin de musique pour me plonger dans mon univers. J'ai écrit Les Décharnés en écoutant presque exclusivement la bande-originale du Voyage de Chihiro. Il me suffisait d'entendre les premières notes de piano de Cet été-là pour tomber immédiatement dans des dispositions d'écriture. Joe Hisaishi est vraiment un compositeur dont la musique transporte et inspire.





7. As-tu un ou plusieurs conseil(s) à donner pour de futurs auteurs ?

Je n'aime pas trop me mettre dans la peau de tous ces donneurs de conseils/leçons que l'on peut trouver partout, mais qui n'ont pas réellement la légitimité de le faire. Personnellement, je considère que quand on ne maîtrise pas totalement un sujet, il vaut mieux se taire. Donc je vais rester dans des banalités car je n'ai aucunement la prétention d'être un auteur à même de donner des conseils intéressants. Je dirais simplement qu'il faut croire en soi, ne rien lâcher et surtout ne pas lésiner sur les corrections, surtout en auto-édition pour ne pas contribuer à la mauvaise image dont les auto-édités souffrent parfois.





8. Pour finir, un dernier mot ?

Oui ! J'espère simplement que beaucoup de personnes continueront à découvrir mon univers et qu'elles viendront m'en parler (c'est ce que j'apprécie le plus dans l'auto-édition, ce contact direct, sans barrières, entre l'auteur et le lecteur), mais également que mes lecteurs continueront à me suivre dans mon aventure des Orphelins de Windrasor, même si le genre de lecture sera assez différent. Encore merci pour ces questions ! À bientôt !





Bonus. Serais-tu entouré de zombies, par hasard ? - Je plaisante, bien entendu - Sérieusement, en lisant Les Décharnés (très très bon roman d'ailleurs donc si vous ne l'avez pas encore lu, je ne sais franchement pas ce que vous attendez pour le faire), j'ai vraiment eu l'impression que ces zombies existaient, ils avaient l'air si réel sur cette couche de papier et j'ai trouvé ça merveilleux!

Je ne sais pas si mon amie et mon chat prendraient très bien cette question ! Mais je vais les rassurer : je ne suis, pour le moment, entouré de zombies que dans ma tête ! Il faut dire qu'en baignant quotidiennement depuis si longtemps dans cette culture, c'est forcément une figure qui a une place forte dans mon imaginaire. Alors, si j'ai vraiment réussi à retransmettre cette vivacité de leur présence dans le roman, j'en suis vraiment heureux !




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C'est donc la fin de l'interview, je te remercie une fois encore, Paul et à très bientôt.
 
Vous pouvez retrouver retrouver l'auteur sur Facebook, Twitter, son Blog ; ces écrits sur Amazon.
 
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