dimanche 8 janvier 2017

[Interviews] Elsa Gallahan




Bonjour à tous,
 
On se retrouve aujourd'hui avec l'interview d'Elsa Gallahan, l'auteure d' A l'Ombre de Ton Ame et de mon gros coup de cœur : La Nymphe et Le Dragon.
 
 
 
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Bonjour Elsa et merci d'avoir prit de ton temps pour répondre à mes questions.






1. Pour commencer, pourrais-tu te présenter en quelques mots ?

Elsa Gallahan, 39 ans, auteure débutante qui a publié son premier roman en auto-édition en janvier 2016, A L’Ombre De Ton Âme. On dit souvent de moi que je suis quelqu’un d’entière et avec un peu de recul et avançant en âge, je pense que c’est vrai. Cela peut me rendre dans certaines situations un peu tranchante donc je travaille à expérimenter la voix du milieu. Je n’aime pas les combats donc je ne lutte contre rien mais embrasse les causes qui me tiennent à cœur.  Et j’aime que rien ne me soit vital à part dormir, boire et manger, cela évite des attentes inutiles et des déceptions mais là aussi rien n’est encore acquis et j’y travaille. Sinon en tant qu’être incarné, ce qui me définirait le mieux est le terme de « Princesse Geekette en quête de spiritualité ». Cela regroupe pas mal de mes passe-temps, de mes centres d’intérêt et représente un certain état d’esprit qui me correspond bien.





2. A quel âge et comment est arrivée cette envie d'écrire ?

L’écriture, cela a commencé pendant son apprentissage. Gauchère écrivant en miroir, j’ai dû apprendre à écrire dans le sens conventionnellement admis en recopiant des pages de mes livres de contes. Et cela me plaisait. Ensuite, mon goût pour la lecture m’a naturellement conduit à l’adolescence à commencer à écrire mes propres histoires après avoir recopié celles des autres. Et j’aimais ça aussi beaucoup. Alors, après bien des péripéties de la vie, j’ai enfin concrétisé ce rêve en janvier dernier. Comme quoi il ne faut jamais désespéré.





3. Pourquoi choisir l'autoédition ?

L’auto-édition est devenue un choix naturel après m’être renseignée sur comment faire parvenir aux maisons d’édition un manuscrit et surtout comment le faire sortir du lot par une présentation complète et assez documentée. Je n’étais clairement pas prête à décortiquer mon livre et j’ai du mal avec la mise en avant. Je me promotionne avec les moyens du bord mais sans me forcer. Et là j’avais l’impression qu’il fallait que je me force à vendre mon affaire et ce n’est pas moi. Je préfère  un « Je propose, vous disposez » à un « Regardez bien comme c’est tout beau ! ». J’avais l’impression que c’était un peu ça et ça, je ne sais pas faire. Au jour d’aujourd’hui, j’y réfléchis un peu plus mais rien n’est acté. Il faut que je trouve un bon compromis entre ces deux extrêmes.





4. Pourrais-tu nous parler de ton écrit ?

A L’Ombre De Ton Âme est un roman hybride au carrefour entre trois genres, la Romance, le Fantastique et le Suspense sachant que le Fantastique est traité à la façon du Suspense. Les indices sont semés à droite et à gauche plus ou moins discrètement tout au long du récit avant de révéler en plein jour la véritable nature du Fantastique. Rajoutez à cela une pointe de Spiritualité et de Sensualité et vous obtenez l’histoire d’Alannah qui tombe sous le charme d’un interne en médecine, qui doit en plus soigner un cancer et enfin faire face à une ou des personnes qui la harcèlent. Reste à savoir où tout cela va la mener.





5. D'autres projets à venir ?

Oui ! Plein de projets en tête ! Les deux principaux qui sont dans les tuyaux étant une Romance Historique dans la sortie est prévue au premier semestre 2017 et un petit livre de Spiritualité. Mais globalement, j’ai une dizaine de projets dans la tête qui n’attendent que moi pour germer.





6. Qu'est ce qui t'inspire quand tu écris ? As tu un rituel particulier avant-pendant-après l'écrit ?

Je trouve mon inspiration bizarre. Pour faire simple, j’ai l’impression qu’elle passe à travers moi. J’ai pour habitude de dire que je n’invente pas une histoire mais que ce sont bien les personnages qui viennent me raconter la leur. Sinon A L’Ombre de Ton Âme est inspiré en partie de ma vie, c’est indéniable. Mais ma vie n’a été au final qu’un outil au service des protagonistes de l’histoire. Un second manuscrit a été clairement inspiré par un autre livre et par ma mère. Une sorte d’hommage en fait. Sinon pour certaines histoires, cela fait juste « jboum » là-dedans. Et pour d’autres encore à venir, je les ai rêvées !

Et sinon, franchement, pas de rituel particulier. Juste l’envie qui me guide et le silence pour qui je puisse bien entendre ce que les personnages ont à me raconter. Parfois, ils le font même juste avant que je m’endorme quand par exemple, j’écris quelque chose sur un personnage et que je ne sais pas où il veut en venir, il vient me le susurrer au creux de l’oreille dans le calme absolu de la nuit.





7. Aurais-tu un ou plusieurs conseil(s) à donner pour de futurs écrivains ?

Après ces quelques mois d’expérience dans l’univers de l’auto-édition, j’ai adhéré à une sainte trinité qui se compose de trois mots : Patience, Indulgence, Humilité.

Patience dans le sens où le temps joue pour vous. Si vous souhaitez écrire un livre, soyez patient, n’hésitez pas à laisser reposer votre écrit, et à le lire et le relire, à le retravailler autant de fois que nécessaire. Le lecteur a droit au meilleur de vous-même surtout si vous souhaitez le faire payer pour vous lire. Et vous vous devez aussi le meilleur. Donc soignez le fond comme la forme. Et si vous avez des carences, trouvez les aides extérieures nécessaires. L’auto-édition est un vaste réseau d’auteurs et de lecteurs solidaires qui n’hésitent pas à s’entraider les uns les autres. Et comme vous n’avez pas de délai de publication, vous choisissez votre date de sortie, cela vous donne tout le temps nécessaire pour trouver les ressources, peaufiner votre écrit et donner ce meilleur.

Mais cet objectif de donner le meilleur ne signifie pas vous empêcher d’être indulgent envers vous-même. Vous avez le sentiment d’avoir donné le meilleur et là, flûte, flûte : le retour qui vous parle et surtout sanctionne la forme. C’est souvent-là où cela pêche et à raison. Car oui, l’écriture d’un roman est plus compliquée qu’il n’y paraît de par la complexité de la langue française. Donc, en parlant pour moi et je l’ai vu chez d’autres auteurs débutants, avant d’écrire son premier roman, on croit souvent qu’on sait écrire français et après l’avoir écrit, publié et reçu les premiers retours, là, on s’aperçoit de deux choses :

– Un, on ne sait pas écrire français. Il y a plein de petites nuances qui peuvent nous échapper. Ex : Être près de/ Être prêt à. Il y a aussi des expressions qui sont admises dans le langage courant oral mais qui sont absolument fausses d’après les règles de la langue française Et à l’écrit, cela ne passe pas. Je ne vous parlerai pas de la typographie, de la ponctuation, de la concordance des temps, etc...

– Deux, on ne voit pas une bonne partie de ses fautes (Pour l’anecdote, à titre personnel, je suis la reine de la coquille et de la dyslexie du clavier !) ! On lit ce qu’on croit qu’on a écrit et plus ce qui est vraiment écrit. Divers solutions existent pour palier à ce souci comme les bêta-lecteurs, les correcteurs professionnels ou les logiciels de correction pro (Le Robert Correcteur, Antidote… Ces derniers aident à dégrossir mais un œil humain est toujours nécessaire.).

Mais tout cela doit servir d’expérience pour apprendre et progresser car rare sont ceux qui ont couru avant d’avoir appris à marcher. L’écriture, c’est pareil. C’est un long apprentissage mais par l’indulgence envers nous-même, on doit se donner le temps de cet apprentissage et non pas se condamner à la première embuche du genre et même si des gens eux vous condamnent fermement. C’est leur affaire, pas la vôtre. J’entends aussi ces retours mais personnellement, je suis pour une approche plus pédagogique et indulgente aussi. Quand un enfant apprend à marcher, si à chaque fois qu’il trébuche ses parents lui fiche des baffes, je ne suis pas très sûr qu’il ait envie de persévérer. On a l’envie d’avancer à coup d’indulgence et d’encouragement !

Et cela nous amène au troisième point.

L’humilité. C’est une question de respect envers soi-même et les autres. Envers soi-même parce que cela nous permet de garder en tête qu’il existe toujours une marge de progression, plutôt que de rester sur une position illusoire qu’on est le plus beau et le plus fort et qu’on sait déjà tout. Et envers les autres, car c’est le meilleur moyen d’accueillir leurs critiques de manière plus respectueuse et ouverte. Et sans doute, au milieu de toutes ces critiques, même les plus dures à entendre (Oui, même ceux qui condamnent fermement et même si cela me révolte. Enfin, plus pour les autres que moi-même.), parfois se cachent de beaux cadeaux qui nous permettent eux aussi de progresser.





8. Pour finir, un dernier mot ?

Bien sûr Am, je ne peux pas faire autrement que de te remercier pour cette interview ! Je te remercie aussi pour ton soutien infaillible envers l’auto-édition que tu portes avec enthousiasme et pour le soutien aussi que tu m’apportes. Et toujours, merci à toutes les personnes qui me soutiennent depuis le début de mon aventure littéraire. Vous continuez encore même dans les moments où je suis moins présente. Sachez que cela me touche beaucoup et recevez-en toute ma gratitude.





9. Bonus : J'ai A-DO-RE ton nouveau roman, il y a moyen d'en apprendre plus dessus ?

Ha, ha ! Coquine ! Ce roman Fantasy intitulé La Nymphe Et Le Dragon, Tome 1 – L’Indomptée et L’Indomptable est comme je le disais un peu plus haut, un hommage à ma mère. Il est inspiré de l’un de ses romans préférés, Le Loup et La Colombe de Kathleen Woodiwiss, auteure de Romances Historiques qui avait révolutionné le genre à son époque en y mettant une sexualité un peu plus explicite et un peu subversive aussi. J’ai transposé son univers dans celui de mon livre y racontant une histoire qui m’est propre mais en empruntant certaines parties de son squelette comme une temporalité des lieux (château-ville-château), des schémas relationnels entre certains personnages, un contexte historique remis au goût d’un style plus Fantasy, etc… Là où l’héroïne de Kathleen Woodiwiss devient esclave de deux seigneurs ennemi successif dans son manoir, « mon » Eileah, jeune femme de 19 ans, décide de rester au château de son oncle en se déguisant en garçon d’écurie pour continuer à veiller sur ses gens malgré une invasion ennemie.

Je n'arrivais pas à trouver une solution pour éditer ce livre sans porter atteinte à des droits d'auteur du fait qu'il était clairement inspiré d'une autre œuvre. Et ce jusqu'en décembre dernier. Grâce à Atramenta et sous certaines conditions comme déclarer clairement la filiation de mon livre et le fait que je n'en tirerai aucun profit commercial. J'ai pu enfin faire ce cadeau de Noël aux lecteurs puisqu'il est sorti le 25 Décembre. Il est disponible en téléchargement gratuit et uniquement en numérique aux trois formats principaux à savoir ePub, Kindle et PDF sur Atramenta. Et j'en suis très heureuse car il me tenait vraiment à cœur de le publier! A noter qu'un tome 2, qui sera lui une histoire totalement originale dans l'univers Fantasy que j'ai créé, verra le jour.

Le lien vers La Nymphe et Le Dragon, Tome 1 : http://www.atramenta.net/lire/la-nymphe-et-le-dragon-tome-1--lindomptee-et-lindomptable/63093

 




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Voilà, c'est donc la fin de l'interview, Elsa, merci encore pour ta participation et à bientôt.
 
Vous pouvez retrouver l'auteure sur Twitter, Blog, Facebook ; son roman sur Amazon.
 
 
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